31 août 2008
26- Des...faillir
Sadex ne disait plus rien, il l'observait les yeux écarquillés alors qu'elle commençait à onduler en se caressant avec le gode brillant. Saint-Clar notait chaque changement dans son corps, la façon dont le plaisir venait la saisir, ce plaisir masochiste et implacable qui prenait petit à petit possession de son corps. Il avait été curieux de voir quels seraient les résultats de la situation sur ses sens ; il n'était pas déçu, il fallait bien l'admettre. Il se trompait rarement sur ses pensionnaires mais Sofia dépassait ses espérances.
"Quelle petite chienne tu fais mon esclave, quelle jolie petite salope."
Elle ne put retenir un gémissement qui lui parut être le fruit d'une autre. Le sexe qui entrait et sortait d'elle coulissait sans mal et le gel n'y était plus pour rien à présent . Elle sentit son mantra se dissoudre doucement... elle n'avait plus de raison de se répéter qu'elle n'était qu'un objet. Elle était un objet offert aux vices de la personne qui la dégoûtait le plus et qui pourtant faisait naître cette humidité qui recouvrait le gode.
"Tourne-toi salope, allonge-toi sur le dos et présente-moi ta chatte grande ouverte. Ouvre-la à deux mains que je la vois bien."
Elle obéit, posant le gode à ses cotés et, les cuisses largement ouvertes, elle exposa son sexe, en tirant des deux mains sur ses lèvres, pour s'offrir au regard de Sadex. Il se lécha les lèvres, admirant le coquillage rosé et luisant qui s'ouvrait devant lui.
"Bien salope, tu es trempée. Reprends le gode et branle-toi avec. Et regarde comme tu me fais bander."
Elle s'exécuta, tentant de juguler l'onde de chaleur qui emplissait son ventre en sentant le gode s'enfoncer sans peine en elle et le trouble que lui apportait la vision de Sadex qui caressait son large chibre couturé et tendu, monstrueux. Son ventre se contracta dans un spasme violent, son esprit forma une pensée ignoble... elle voulait ce monstre en elle ! Son corps tressaillit d'horreur.
Elle fixa le sexe dressé, sans ciller, comme hypnotisée, les pupilles dilatées par le plaisir qu'elle laissait croître en elle, jouissant d'être cette offrande de chairs, orifices appelant la pénétration, engloutissant le métal jusqu'à la douleur et s'en délectant. Ses chairs palpitaient du désir d'être prises, violentées. Elle devait lutter contre l'envie d'appeler Sadex, des mots vulgaires se bousculaient dans son esprit
"Viens, viens me la mettre, défonce-moi ordure et qu'on en finisse!"
Mais elle les contenait farouchement et ne mettait que plus de sauvagerie à se pénétrer et à se faire frémir sous les yeux des deux hommes. Son coeur battait lourdement, vrillant ses tempes d'une douleur lancinante, dans le plaisir violent et nauséeux auquel elle se soumettait.
Sadex eut un sourire mauvais.
"Tu aimes ça petite salope ?"
Elle leva les yeux, les planta dans les siens, sans pour autant cesser de faire aller et venir le gode en elle. Elle sentit une dernière bouffée de révolte envahir son être, refusant d'être cette chose soumise, cet être de chair qui appelait le sexe de cet homme infâme en elle, qui quémandait ces mains cruelles sur ses organes sensibles. Elle tourna la tête vers Saint-Clar qui la fixait attentivement et elle vit la lueur qui l'habitait, un mélange d'intérêt et de fierté tout à la fois. Alors elle sentit vaciller ses barrières et se retournant vers Sadex haleta.
"Oui Maître, j'aime ça ! Prenez-moi, je suis votre salope, faites de moi ce que vous voudrez, je suis... votre chienne."
Sadex s'inclina un peu vers elle.
"Et tu as envie de ma queue chienne ?"
Elle haleta plus fort, enfonçant le membre d'acier en elle.
"Oui Maître, je veux... votre queue pour.... me baiser, pour me défoncer... et vos mains pour me plier."
Il recula sur le fauteuil.
"A quatre pattes salope, garde le gode en toi et approche ».
Elle se mit avec difficulté à quatre pattes, avançant, le corps tremblant, jusqu'à se trouver entre les cuisses de Sadex. Il attrapa sa nuque et courba sa tête vers ses testicules. 
"Lèche-les bien et continue à te branler comme ça, je t'interdis de jouir pour l'instant..."
Elle s'appliqua à caresser du bout de la langue les testicules de l'homme, pourléchant le sac lourd qu'il lui tendait. Elle continuait à faire aller et venir le gode en elle, se pliant aux ordres qui lui disaient quand ralentir ou accélérer, qui, l'empêchant de jouir, la maintenait sans cesse dans un état proche de l'orgasme. Il se saisit de son visage, le relevant en le marquant de la pression de ses doigts et frotta son sexe contre sa joue.
"Alors petite chienne, tu es a moi. Supplie-moi de te faire les pires saloperies, allez, demande à ton Maître de te traiter comme tu mérites, dis-lui ce que ta chatte de salope attend de tous ses voeux."
Immédiatement et sans plus hésiter, d'une voix hachée par le plaisir, elle répondit :
"Oui Maître, je suis... votre salope.... Je vous en ...supplie, baisez-moi, défoncez-moi, marquez mon corps de votre présence,.... que je sois votre chose"
Et elle reprit avidement les testicules entre ses lèvres, les lapant en longs coups de langues gourmands, les agaçant de petits mordillements savamment distiller. Dans son ventre l'impatience du plaisir la tourmentait et la certitude d'une victoire, tant sur elle-même que sur Sadex, ne faisait que décupler sa capacité à céder à toutes les voluptés les plus sombres fussent-elles. Cette noirceur même attisait en elle un feu qu'elle n'avait que rarement expérimenté et qui la poussait à poursuivre le jeu en s'y impliquant toujours plus.
Sadex gémit doucement sous les caresses habiles de la jeune femme, caressant son membre alors qu'elle étouffait ses gémissements en collant sa bouche contre ses testicules.
Saint-Clar s'était assis derrière son bureau, les mains croisées, assistant stupéfait à la scène. Devant ses yeux Sofia se laissait complètement aller, offrant ses gémissements et sa soumission à cet homme. Il percevait cependant l'essence de son plaisir, la dualité de la situation qui combattait en elle - à la fois le dégoût de cet homme et le plaisir qu'elle tirait de ce dégoût. Mais il ne se doutait pas qu'elle était déjà capable d'aller aussi loin. Petit à petit ses entraves se brisaient et l'humiliation qu'elle subissait attisait encore son plaisir, l'amenant au point de non retour.
Sadex saisit les cheveux de Sofia, remontant la tête de la jeune femme sans douceur.
"Ouvre la bouche salope, sors ta langue."
Elle obéit les yeux fixés sur le sexe monstrueux dardé à quelques centimètres de ses lèvres.
"Tu la veux dans ta gorge chienne ? Regarde-moi et réponds. »
Elle leva un peu les yeux sur le regard de Sadex. On pouvait en cet instant précis y lire la démence. Elle tressaillit, sentit son ventre se nouer et pulser, entre panique et plaisir, autour du sexe d'acier qu'elle faisait aller et venir mollement dans son intimité. Elle se rendit à l'évidence qu'elle voulait ce sexe, cette folie, maintenant, plus que tout, et cette certitude, qui lui donnait la nausée, attisait encore le feu de son désir.
Elle conserva son regard planté dans le sien, en y effaçant toute trace de rage ou de répulsion. Ce fut un regard limpide, brillant de plaisir, voilé d'une curieuse douceur presque incongrue que Sadex saisit et la voix de Sofia s'éleva, éraillée par un souffle oppressé
"Oui Maître, je la veux en moi, dans ma bouche, dans mon sexe, dans mes reins, partout en moi. Je vous veux !"
Elle se redressa, plantée sur le chibre de métal en énonçant sa terrible affirmation et pourtant tout son corps tremblait. Jamais elle n'avait été autant tiraillée par des sentiments si contradictoires et surtout si attirée par le désir d'être prise et humiliée. Un bref instant, elle pensa qu'elle devrait fuir... se fuir... elle demeura droite, figée dans l'ignominie de son offrande
Il saisit sa nuque fermement et abaissa sa tête vers son sexe tendu. Elle ouvrit la bouche, offrant sa langue pour accueillir le sexe dressé. Il s'enfonça en elle d'un longue poussée, forçant sa gorge, s'y plongeant avec un soupir de satisfaction. Il sentit la langue jouer sur sa hampe alors qu'elle emplissait la bouche. Sofia accueillait le membre comme un cadeau., bien qu'il ne lui laissât aucun choix ; elle sentait la main ferme, implacable, sur sa nuque lui ôter tout échappatoire. La hampe écartelait sa bouche, forçait sa mâchoire, envahissait sa gorge et l'étouffait alors qu'elle avançait, l'emplissant sans coups férir. Elle sentit son nez toucher le ventre de Sadex. Il continua à la maintenir parfaitement immobile sur son chibre, faisant durer son supplice. La colonne l'étouffait, provoquait des hauts le coeur insupportable mais il ne la lâchait pas, continuait de la forcer, envahissant sa bouche sans pitié. Il commença à la pilonner sans lui laisser reprendre son souffle. Elle hoqueta, cherchant l'air désespéremment, sentit son corps défaillir et se dérober. Un voile noir parcourut sa conscience... et elle se sentit jouir. Le plaisir la surprit, intense, brutal, alors que le sexe de Sadex enfoncé en elle la menait à l'évanouissement. Il sentit son corps vibrer et perçut le gémissement qu'elle étouffait sur son membre. Il tira sur sa nuque en arrière, retirant son sexe de sa bouche, soulevant brusquement son visage vers lui.
"Tu as joui sans autorisation salope.. tu mérites d'être punie n'est-ce pas ?"
27 août 2008
25- Mise à l'épreuve
Elle finit par s'endormir, bercée par les bras de Tab, qui toujours la caressait doucement. Son sommeil fut profond et sans rêve. La séance avait été épuisante et son corps endolori se détendait enfin dans le sommeil. Lorsqu'elle fut assoupie Tab constata que Vlad aussi dormait, appuyé contre le mur de sa cellule. Elle coupa l'écran à l'aide de la télécommande et éteignit les lumières, s'endormant contre le corps de la jeune femme.
Sofia somnolait encore lorsque les premiers rayons du soleil, traversant les persiennes, éclairèrent d'une lumière ondoyante les murs pastels. Elle sentit une chaleur se propager dans son corps, se répandre dans son sang. Elle l'attribua en premier lieu au jour qui perçait dans la pièce mais se rendit rapidement compte qu'il ne s'agissait pas de cela. Elle était allongée sur le dos, les cuisses entrouvertes et, confortablement installée dans cette moiteur, le visage enfoui dans son delta, Tab l'embrassait délicatement et d'une langue habile redessinait les contours de son sexe.
Elle l'éveillait par le feu d'un désir tout neuf, aussi délicieusement surprenant qu'un baiser de soleil après un bain en eaux profondes et, les paupières encore alourdies de sommeil, Sofia s'étira comme une chatte en gémissant, conservant pourtant son corps à l'entière disposition du plaisir matutinal. Elle poussa un soupir et se souleva doucement, s'ébrouant pour s'arracher à la volupté qui gagnait sur ses défenses, et posant une main tendrement sur l'épaule de Tab, elle murmura :
"Suis-je encore punie ou bien suis-je récompensée ?" 
Et elle sourit à Tab qui relevait son visage pour la dévisager.
« Ni punie, ni récompensée ma belle, je veux juste te mettre en condition. Tu dois subir une nouvelle épreuve aujourd'hui et je ne veux pas que tu sois dans de mauvaises dispositions pour l'affronter."
Sofia se rembrunit, la fixant avec intensité, attendant la suite de l'énoncé de sa journée.
"J'ai deux nouvelles pour toi en fait, une bonne et une mauvaise. La bonne c'est que Sadex va prendre le large pendant quelques temps ; visiblement Monsieur lui a trouvé une cachette d'où il ne pourra plus nous nuire. La mauvaise c'est qu'avant de partir il veut constater ton évolution en tant que soumise. Et il va bien falloir lui présenter quelque chose pour ne pas éveiller ses soupçons."
Sofia se raidit à cette idée, le ventre noué d'appréhension tandis que Tab reprenait.
"Monsieur a organisé une rencontre dans son bureau, il va falloir que tu endosses un rôle ma belle, que tu fasses preuve de soumission devant celui qui pense que cette école est en train de te briser."
Tab se redressa, assise sur le lit, regardant Sofia d'un air désolé.
Sofia baissa la tête, pâle et tendue. Son menton tremblait légèrement et elle crispait ses poings de façon convulsive. Tab se demanda si la petite n'allait pas craquer. Peut-être l'avait-on surestimée et toutes ses épreuves, loin de l'avoir renforcée, l'avaient-elles trop déstabilisée ? Alors qu'elle s'apprêtait à lui tendre une main secourable, voulant lui offrir une caresse plus tendre que sensuelle, Sofia se dégagea, déliant brusquement ses jambes et d'une adroite bascule se retrouva debout près du lit, droite et déterminée. Fixant Tab, les yeux farouches, elle demanda posément :
"Dois-je revêtir une tenue particulière pour cet entretien ?"
Elle semblait avoir repris un parfait contrôle d'elle même, seule sa pâleur dénonçait encore son état d'anxiété. Et comme Tab semblait hésiter un instant de trop, Sofia la rassura :
"ça va aller Tab ! Je ne peux pas vous faire croire que ce sera simple,... ça ne l'est pas ! Mais je saurai me conformer à ce qu'on attend de moi... et je suis patiente... Cette ordure paiera un jour où l'autre et je serai toujours debout le jour où cela arrivera, alors je peux bien ramper aujourd'hui !"
Tab la fixa avec attention et lui adressa un doux sourire.
"Patience vaut mieux que force et rage."
La grande brune se releva, se dirigeant vers le placard qu'elle se mit en devoir de fouiller.
"Pendant que je cherche ce qui convient dans ce fouillis, va te doucher et apprête-toi : maquillage soigné et tout ce qui s'ensuit."
Sofia se dirigea vers la salle de bain comme un automate et, se douchant longuement, elle tenta de faire le vide dans son esprit. Quittant le cocon d'eau chaude, elle se maquilla avec soin, se parfumant et se coiffant longuement. C'est vêtue d'un peignoir qu'elle rejoignit Tab. Celle-ci la détailla.
"Tu iras remettre un peu de rouge sur les lèvres pour les faire ressortir. Voici pour toi, je vais t'aider."
D'abord elle lui passa une paire de bas noirs, qu'elle enfila avec délicatesse, lui tendit un corset de la même teinte qu'elle mit en place avec une extrême douceur, serrant les lanières peu à peu, soulignant sa taille au mieux. Sofia eut le souffle coupé pendant quelques secondes, le temps de s'habituer à respirer sans heurt sous la contrainte nouvelle. Tab finit par glisser un string noir sur ses cuisses avant de l'aider à mettre des escarpins vernis à hauts talons.
"Tiens, enfile encore ces gants noirs, ça rajoutera une note sophistiquée à l'ensemble."
Sofia se regarda dans la glace. Le corset, remontant haut, couvrait ses seins et serrait sa taille étroitement, lui dessinant une silhouette tout à fait surprenante. Tab s'approcha d'elle, tenant un collier de cuir qu'elle passa à son cou avec douceur.
"Voilà, je ne cadenasse pas le verrou du collier, un seul homme au monde pourra le faire et nous le savons toutes les deux. A présent tu es prête... et tu es superbe."
La laissant apprivoiser son image, Tab enfila rapidement une combinaison de latex moulante et noua ses cheveux en un chignon serré. Se saisissant d'une laisse d'acier, elle la fixa à l'anneau du collier et, tirant Sofia derrière elle, ouvrit la porte de la chambre.
"Allons-y ma petite chienne, on nous attend."
Raide sur ses talons, Sofia inspira brièvement, trop contrainte par le corset pour chercher l'apaisement dans un long souffle abdominal, et cligna des yeux, comme pour effacer de sa mémoire l'étonnant reflet qu'elle avait surpris dans le miroir. Puis elle suivit Tab, à petits pas prudents, son sang cognant dans ses tempes. Elle s'efforçait de ne penser à rien, de ne surtout rien anticiper et se laissait guider, à peine consciente des couloirs traversés, des regards furtifs des quelques surveillantes ou élèves sur elle. Elle était seule dans sa bulle de crainte et de courage, de détermination et d'angoisse, seule dans la sensation de vertige inéluctable contre lequel elle luttait de toutes ses forces. Ses mains étaient glacées malgré les gants, pourtant elle sentait la sueur dégouliner dans son dos.
Elles arrivèrent dans une des pièces attenante au bureau de Monsieur ; c'était une sorte de salon plongé dans une semi pénombre et orné de gravures érotiques que Saint-Clar utilisait pour des entretiens très privés. Assis sur un fauteuil, Sadex la détaillait les sourcils froncés. Monsieur de Saint-Clar se tenait debout près de la vitre et la regarda approcher le visage impassible. Alors que Tab prenait son bras pour la conduire dans la pièce, elle souffla à son oreille :
"Comme je te l'ai appris hier soir ma douce, joue ton rôle."
Puis elles avancèrent dans la pièce. Tab, saisissant la laisse, la déposa dans les mains de Sofia :
"Va présenter tes hommages à ton maître."
Et la poussant un peu, d'une tape sur les fesses, elle la fit avancer vers Sadex qui la fixait toujours, les yeux sombres.
Elle ferma lentement les yeux et inclina un peu la tête, lentement, très lentement. Devant elle, elle tenait, posée en travers de ses paumes levées, la laisse comme une offrande. Elle demeura ainsi sans bouger. Un instant. Une éternité. Le temps d'installer un grand vide blanc dans son cerveau. Elle entendit vaguement toussoter. "ON" s'impatientait. Alors doucement, elle se laissa glisser à genoux, resta encore figée dans cette position, à genoux sur ses jambes demi pliées, la tête penchée, les yeux fermées. Sa poitrine compressée montait et descendait rapidement, chair d'ambre palpitante soulignée de noir. Et devant elle, ses mains tendues, glacée dans les gants noirs, barrées par le métal de la laisse. Puis, sans précipitation, entrouvrant la bouche, tendant la langue avant de refermer ses mâchoires sur le contact froid du métal, elle plaça la laisse entre ses lèvres. Prenant tout son temps, enfin, elle se positionna à quatre pattes et tête baissée vint lentement, comme un animal craintif, jusqu'aux pieds de Sadex, sur lesquels elle colla son visage dans une caresse puis sa bouche, avec douceur, pour y lâcher la laisse, avant de darder sa langue et d'en nettoyer avec application les chaussures au cuir rutilant sur lesquelles reposaient le métal.
Sadex était on ne peut plus étonné du comportement de Sofia et agréablement surpris de ses dispositions à son égard. Il sentait la langue appliquée lustrer sa chaussure et, à travers le cuir fin de ses mocassins, agacer délicieusement ses orteils. Vraiment il ne s'attendait pas à de tels résultats. Dans son esprit, il imaginait plutôt la récupérer totalement pantelante, droguée ou abrutie par les coups. Mais elle semblait tout à fait éveillée, parfaitement consciente et se conformait parfaitement à son oeuvre.
"C'est miraculeux, ce que vos bons offices peuvent produire mon cher Saint-Clar. Je ne la reconnais plus."
Il avança un peu son buste et tendit la main pour flatter la croupe de Sofia qui portait encore les marques du fouet reçu la veille.
"Je vois que vous avez des arguments frappants."
Il se redressa, rayonnant de satisfaction, tandis que la bouche de Sofia passait à présent à sa deuxième chaussure, lui délivrant le même traitement de faveur.
Saint-Clar fixait Tab qui avait la bouche crispée dans un rictus mauvais.
Il connaissait cette expression, la brune amazone était sur le point de perdre sa réserve. D'un geste de la main, une supplique dans le regard, il lui fit discrètement signe de se retirer. Ils ne pouvaient risquer un esclandre, pas en ce moment. Tab le gratifia d'un regard furibond. Fixant un instant Sofia, ses épaules semblèrent s'affaisser et elle quitta discrètement le bureau sans se retourner. A peine dehors, son masque tomba et une grimace de fureur déforma les traits gracieux de son visage. Elle partit dans le couloir à grandes enjambées. Au passage, elle attrapa un des hommes de maison, lui faisant comprendre de la suivre. Il eut un sourire.
"On va ...... ?"
Elle le coupa tout de suite.
"Ne rêve pas mignon, on va a la salle de sports ! J'ai besoin d'un partenaire pour m'entraîner à la boxe Thaï."
Alors qu'il la suivait en déglutissant dans les couloirs, Sadex s'appuyait mollement sur le dossier de son fauteuil.
"C'est que c'est bien agréable une esclave de cet acabit mon cher Saint-Clar. Sofia, regarde... j'ai une surprise pour toi."
Alors que la jeune femme relevait la tête, il défit son pantalon de toile et, avec précaution, en sortit son membre. Sofia retint avec peine son mouvement de recul. Elle recevait en plein face la vision d'un sexe violacé, couturé de cicatrices. Visiblement il avait subi un certain nombre d'interventions chirurgicales pour retrouver forme « humaine ». Lentement, et avec une certaine fierté,il exhibait son membre reconstitué, verge étrange où couraient les cicatrices, mais dont les dimensions étaient toujours aussi impressionnantes en longueur et en épaisseur - le seul qu'elle ait jamais vu capable de rivaliser avec celui de Vlad.
"Oui tu vois, petite chienne, il a fallu pas mal de temps pour le remettre en état... et depuis ce pénible incident au pensionnat, il n'a plus servi. Mais à présent, il est de nouveau en fonction et je t'en ai réservé la primeur ma belle esclave. C'est un beau cadeau que te fait ton Maître n'est-ce pas ?"
Elle se forçait péniblement à la passivité, respirant calmement, contrôlant la tension de ses épaules, les traits de son visage - esquissant même un sourire - et jusqu'à l'expression de son regard qu'elle fit admirative après avoir cillé des paupières deux ou trois fois comme pour acquiescer. Elle lui confirma d'une voix douce
"Oui Maître et je vous en remercie" 
Et, se tendant un peu sur ses jambes pliées, elle posa sa bouche sur le gland pour un suave baiser. Ses lèvres en épousèrent la forme lentement et y demeurèrent un moment tandis qu'elle fermait les yeux. Puis elle le caressa du plat de la langue avant de le relâcher et de se remettre en position, tête basse, cambrée et à genoux, attendant les ordres, les désirs de celui qu'elle acceptait pour maître. Elle jugulait toute pensée négative, réfrénait toute émotion, se répétant inlassablement
"Rien, il n'y a rien, je ne suis qu'un jouet dans un jeu de rien. Rien, il n'y a rien..."
Et cet étrange mantra parvenait à la conserver dans un état de calme quasi hypnotique d'où émergeait la sensation d'un plaisir diffus, à jouer ainsi cette créature servile.
Sadex l'observa quelques instant et, tout sourire, se tourna vers Saint-Clar.
"Vraiment mon cher, je dois vous féliciter, c'est une réussite !"
S'adressant à Sofia, il ordonna :
"Lève-toi et montre-moi bien tes fesses que je vois quel traitement elles ont subi."
Avec lenteur Sofia se releva et pivota sur ses talons pour lui présenter son dos parfaitement cambré, bras croisés au dessus de sa tête.
"Quel cul, c'est un ravissement. Allez retire ton string doucement, mais ne plie pas les jambes, je veux voir si tu es souple."
Lentement, se répétant inlassablement son mantra, Sofia glissa ses doigts sous l'élastique de son string et le fit descendre le long de ses jambes à peine serrées et droites. Au fur et à mesure qu'elle s'abaissait ainsi, elle offrait ses reins cambrés à Sadex qui pouvait à loisir la détailler. Lorsque son string fut arrivé à ses pied, il lui ordonna de s'immobiliser en se tenant les chevilles et de demeurer ainsi. Pliée en deux, les jambes tendues dans cette position pénible, insupportable avec la contrainte du corset, elle se figea, offerte de la manière la plus impudique. Sadex se caressait le menton de la main en l'observant.
"Vraiment quelle délicieuse putain vous m'avez fait mon cher."
Il se releva et s'approcha d'elle, sa main flattant sa croupe un instant avant de se glisser dans son entrecuisse.
"Mais c'est qu'elle est humide cette petite chienne."
Des doigts fureteurs s'enfoncèrent dans son intimité, des doigts qui ignoraient que cette humidité était le résultat des caresses de Tab et d'un doigt de gel que celle-ci y avait posé par précaution. Sadex était aveuglé par sa victoire et, ne se rendant compte de rien, s'attribuait l'état de Sofia.
"Je savais bien que finalement tu y viendrais, que cela te plairait. Je t'ai même amené un souvenir. »
Il délaissa son intimité pour attraper son imperméable d'où il extirpa sa verge d'acier.
"Je l'ai gardée pour toi ma belle. Tu ne peux pas l'avoir oubliée"
La prenant bien en main, il en caressa son intimité, avant de la pousser doucement dans son ventre, de l'enfoncer en elle au plus loin. Elle frémit de dégoût. Il y lut le plaisir.
"Voilà... comme ça ! Cela doit te rappeler de bons souvenirs, n'est ce pas ? Quand tu haletais comme une chienne alors que je te baisais. Serre ton ventre autour et qu'elle ne tombe pas."
Puis la délaissant, le sexe froid planté dans son ventre, il retourna sur son fauteuil.
"Ça te plaît ça petite garce, allez... avoue tout à ton Maître."
Concentrant sa rage et sa honte sur son périnée pour le serrer autour du phallus honni et résistant à l'envie de l'expulser, Sofia ne bougeait pas d'un pouce. Les muscles de ses jambes pourtant tressaillaient, son esprit en révolte envoyant des messages contradictoires dans tout son corps. Mais elle se contrôlait toujours. Elle respira, lentement, très lentement avant de répondre d'une voix un peu rauque :
"Oui Maître, oui cela me plaît de ... vous appartenir ainsi"
Dans sa tête tournait toujours la petite phrase à laquelle elle se raccrochait désespérément. Mais elle commençait à se dire que cette fragile palissade mentale ne tiendrait pas longtemps. Elle pensa à Vlad. Elle releva un peu le menton, se cambra plus encore, eut un demi sourire et, cette fois, elle affirma d'une voix plus claire et infiniment douce :
"Cela me plaît, oui !"
Et disant ces mots, elle pensa combien il lui plaisait de devenir esclave, de jouer ce jeu, de duper cette ordure, de lui laisser croire qu'il était maître d'un jeu qui lui échappait et que, pour cette raison, elle se sentait capable d'aller n'importe où.
Sadex eut un nouveau sourire de satisfaction et, doucement, fit aller et venir sa main sur son membre à demi dressé qu'il avait conservé hors de son pantalon.
Saint Clar observait la scène avec attention et son visage restait totalement impassible. Debout contre la vitre du petit boudoir, il étudiait Sofia qui passait une épreuve supplémentaire. Il se dit qu'elle avait déjà bien changé en peu de temps et qu'elle avait encore de nombreuses réserves qui lui permettraient sûrement de dépasser tous les obstacles, y compris ceux dont elle n'avait pas encore conscience.
"C'est bien ma jolie, tu es très bien dressée à présent. Ça me plaît."
Sadex immobilisa sa main sur son sexe qui durcissait à vue d'oeil et se força à reprendre contenance. Les yeux luisants, il fixait la croupe tendue de Sofia, son intimité dilatée par la verge de métal. Il savourait ses efforts pour se conformer à ses désirs. Ses jambes tremblaient un peu et son souffle était coupé par le terrible corset qui la serrait comme un étau.
"Redresse-toi un peu esclave et attrape la verge en passant ta main entre tes cuisses."
Sofia obéit, sentant immédiatement ses muscles se détendre alors que le corset cessait de l'étouffer. Elle se tenait toujours cambrée, retenant d'une main le gode
"Écarte un peu les cuisses et reste cambrée. Bien ! Maintenant branle-toi avec mon sexe ma petite salope. Je veux le voir bien entrer et sortir de ta chatte, doucement. Sors-le à chaque fois et entre-le de nouveau jusqu'au fond, mais lentement. Allez, ouvre encore un peu tes cuisses petite pute. Montre-nous cette jolie chatte."
Comme un animal parfaitement dressé, Sofia exécuta les gestes demandés, avec une application qui frisait la perfection. Dans l'état de concentration extrême où elle était, elle se sentait presque détachée de son corps et pouvait pratiquement "se voir" faire. Elle percevait parfaitement l'obscénité de sa pose, l'indécence de ses gestes, la docilité de ses chairs à répondre aux sollicitations érotique, le plaisir immonde qu'elle en retirait.
Quelque part, tout au fond d'elle, un part de conscience vitriolée lui soufflait combien il y avait de perversion à s'offrir ainsi devant l'homme qu'elle haïssait le plus au monde et devant celui qui la déstabilisait au moins tout autant, et cette évidence amplifiait dans son ventre l'onde tumultueuse du plaisir masochiste. Elle se mordit les lèvres pour retenir le premier gémissement qui montait dans sa gorge.
24 août 2008
24. Jusqu'au bout...
A nouveau ses muscles se contractèrent douloureusement et elle se plia aux ordres de Tab avec une totale soumission. A aucun moment, sans doute parce que Vlad était là, si proche par l'image, il ne lui venait à l'idée de refuser, de se refuser. Elle darda la langue, visage crispé, les muscles brûlants et tirant douloureusement dans l'effort qu'elle faisait pour lécher les jambières avec application, avec douceur, sans à coup, comme si elle caressait les pieds nus, cherchant l'empreinte des orteils sous la fine paroi de cuir. Malgré la douleur, elle prenait du plaisir à laisser le goût du cuir envahir ses papilles, à cette quête de la chair sous la peau animale, à ces méticuleuses caresses linguales, à cette position animale si humiliante. Elle se donnait totalement à sa tâche et son dos se couvrait d'une fine pellicule de transpiration, tant ses efforts et le désir la torturaient.
La cravache s'abattit sur ses fesses avec force, la faisant sursauter et cesser là son mouvement. Elle releva légèrement la tête en gémissant.
"Continue ce que tu faisais petite chienne, ne t'arrête pas."
Et Sofia rabaissa son visage alors que la cravache reprenait son oeuvre, martelant son postérieur en une cadence rapide et bien rythmée. Les claquements secs se succédaient de façon impitoyables, hypnotiques. Tab maniait la cravache avec un plaisir nouveau, sentant la langue appliquée oeuvrer sur ses bottes et faire naître son désir. Elle cessa cependant et, soulevant le menton de Sofia en y appliquant le bout de la cravache, l'invita fermement à se relever.
"Remets-toi en position, et redresse ton dos, cambre tes reins, tends ta poitrine en avant. Allons !"
Le plat de la cravache commença à caresser ses tétons dressés, ses seins gonflés.
"C'est que ça t'excite, ils sont tout durs...tant mieux ils n'en sont que plus sensibles."
La cravache se mit à gifler doucement le bout de ses seins, les faisant tressauter. Avec application, Tab faisait danser la cravache en mouvement latéraux de va et vient. Sofia gémit doucement sous la morsure du cuir qui s'acharnait sur ses seins, le ventre aussi brûlant que la pointe des ses seins. Tab sourit en la regardant trembler pour s'efforcer de s'offrir malgré tout aux tortures qu'elle lui prodiguait.
"Je vois que tu es réceptive ma belle. On va passer à quelque chose de plus sérieux. Penche-toi légèrement en avant... voilà, c'est bien."
Elle entendit un cliquetis et sentit le contact du métal froid sur son téton, suivie par une morsure alors que la pince se refermait sur sa chair.
La sensation était déjà surprenante en temps normal - brûlure froide du métal, élancement chaud du sang qui lutte pour affluer sur des chairs qu'il ne peut guère atteindre - mais sa vision occultée décuplait ces ressentis. Elle soupira et sa respiration s'accéléra un peu. Jusqu'à ce que ses chairs s'accoutument. Lorsqu'elle parvint à retrouver une peu de calme, une nouvelle morsure sur son autre sein vint la faire chavirer. Elle se cabra, se tortillant maladroitement sur ses genoux quelques secondes, respiration chaotique, joues rosies par les sensations contradictoires qui la bousculaient. Et le calme revint. Son corps acceptait, assimilait la douleur, goûtait le baiser froid et cruel du métal. Son épiderme tressaillait, couvert de chair de poule, tandis que, d'elle-même, elle corrigeait sa position pour se replacer correctement, reins cambrés, droite, fière et humble à la fois.
"C'est bien petite, ne bouge pas."
Elle entendit un frottement léger dans son dos et les lanières du martinet se mirent à tomber sur ses épaules, courir sur ses reins et ses fesses. Les brins de cuir épais volaient dans les airs, retombaient avec un bruit d'averse sur son corps. Au bout de quelques instants, Tab cessa son traitement et fouilla encore son sac. Sofia tendait l'oreille, sentant ses chairs brûlantes la lancer, se demandant ce qui lui était réservé. Soudain la traction sur le bout de son sein se fit plus forte. Tab venait de poser un poids à la pince qui enserrait son mamelon. Oeuvrant rapidement, elle fixa un poids identique à son autre sein. Les poids étaient des petites plaques métalliques, gravées 300 et reliés à une chaînette. Ils pendaient à présent à ses seins.
"C'est parfait, penche-toi un peu en avant qu'ils puissent se balancer."
Tab se repositionna dans son dos, appréciant avec un sourire à l'adresse de Vlad la docilité de la jeune femme et les coups de martinet se remirent à pleuvoir. Appliqués avec énergie, ils cinglaient sa peau, tombant en rafales sur son corps qui pourtant ne cessait de s'offrir. A chaque coup de martinet, les poids se balançaient mollement au bout de leur chaîne, tirant sur sa chair. Sofia serrait les dents et grimaçait de douleur ; la pointe de ses seins brûlaient atrocement. Enfin son visage se détendit et elle entrouvrit la bouche sur un râle alors que Tab la cinglait avec une force nouvelle, faisant résonner chaque coup comme un coup de canon.
La jeune fille se mit à gémir plus fort, en rythme, sous la pluie des lanières, comme si sa voix pouvait soulager son corps échauffé par les coups, martyrisé par la contrainte, éreinté par les sensations multiples. Elle ondulait lentement, comme une liane sous la tempête, sans s'en rendre compte, et son mouvement ne faisait que démultiplier les balancements des poids, augmentant encore les perturbations de ses nerfs et de son sang. Douleur et plaisir le disputait à ses sens. Tout son corps se consumait ; sa peau rougeoyait, son sang était lave, ses muscles acier incandescent, ses seins deux tisons ardents. Un vertige la saisit. Elle ne tenait plus qu'à peine la position sur ses jambes tremblantes et, entre ses cuisses crispées, son intimité pulsait douloureusement sous un orage tropical. Sous la flagellation, son corps chancelait, se relevait, ployait plus fort, prêt à s'effondrer, bousculé par les sensations.
Tab s'immobilisa, regardant Sofia tanguer de gauche à droite en balançant mollement les poids qui s'entrechoquaient l'un contre l'autre. Elle s'inclina face à elle.
"Tu aimes cela ? ça te plaît n'est-ce pas ?"
Mais la question de Tab n'attendait pas de réponse ; elle se saisit vivement d'un des poids et, tirant dessus, lui arracha la pince du téton. Sofia hurla de douleur lorsque le feu se répandit dans sa poitrine, irradiant son corps d'une brûlure inconnue à ce jour. C'était comme si soudain une mâchoire d'acier s'était refermée sur elle au lieu de la libérer. Elle faillit s'effondrer au sol mais n'en eut pas le loisir. La main de Tab se saisit d'une poignée de ses cheveux et la maintint relevée.
"Allons ne tombe pas ainsi ma garce, ce n'est pas fini. Il te faudra supporter beaucoup plus lors des jeux chez Malthazar..."
Et tirant sa tête près de son entrejambe, elle frotta le visage de Sofia contre le cuir de son pantalon.
"Hmmmm, viens ma belle, frotte-toi contre moi. Allons et sors ta langue pour me caresser."
Alors que Sofia enfonçait son visage entre les cuisses fermes de Tab, celle-ci saisit le poids restant d'une main et se mit à jouer avec, s'amusant des frémissements de crainte de la jeune fille. Elle le tirait doucement vers le haut tendant le téton douloureux... Puis, saisissant d'une main ferme la nuque de Sofia et la maintenant contre elle, elle arracha d'un geste vif la deuxième pince.
Sofia ouvrit la bouche sur un nouveau cri... mais qui demeura muet cette fois. Se raidissant sous l'intensité de la douleur, elle se colla à l'entrejambe de Tab, happant le cuir à pleine bouche, y enfouissant sa douleur, se gorgeant de l'odeur musquée de la peau, du parfum suave qui en transpirait. Elle s'activait pour s'oublier dans l'autre, pour annihiler la révolte de ses chairs dans le ravissement du plaisir donné. Graduellement la brûlure de ses seins s'atténua et ses caresses buccales se firent moins désordonnées et moins avides, plus sensuelles et plus étudiées au fur et à mesure que son corps se détendait. Et songeant à nouveau à Vlad, elle cambra ses reins avec application pour lui offrir le plus parfait spectacle de sa soumission.
"Tu tends tes fesses petite catin, c'est bien, cambre-toi bien comme ça, tu es parfaite."
Tab la maintenait contre son entrejambe, appréciant la caresse de la langue qui cherchait son intimité à travers le cuir du pantalon. Elle la repoussa brusquement.
"C'est bien, mais ce n'est pas fini, mets toi à quatre pattes, allons.."
Sofia, obéissant aussitôt, prit la position en tressaillant, tendant ses reins, creusant son dos pour faire ressortir ses fesses et les offrir encore, pour se donner obscène et impudique au regard de Vlad. Tab se saisit d'un collier de cuir épais et large qu'elle passa autour du cou de la jeune femme, y fixant une laisse. Tirant sur cette entrave, elle la fit avancer et se placer en face du lit. 
"C'est bien ma chienne, ne bouge pas."
Rapidement, elle défit son pantalon de cuir et le fit glisser sur ses longues jambes, dévoilant son sexe nu. Elle s'installa assise sur le rebord du lit, les cuisses ouvertes. Tirant sur la chaîne, elle attira Sofia à elle.
"Allons, lèche-moi petite chienne, lèche ta maîtresse qu'on voit si ta langue est aussi habile lorsque tu donnes du plaisir que lorsque tu parles."
Tête baissée, sous ses mèches de cheveux rebelles, Sofia, malgré ses peurs, esquissa un demi sourire amusé, tout en avançant lentement à quatre pattes, féline plus que chienne, pour venir se positionner entre les jambes légèrement ouvertes de Tab. Y frottant doucement son visage, sa bouche sur un genou, sa joue à l'intérieur de la cuisse, sa langue dans le pli de l'aine, elle invita Tab à s'ouvrir davantage. Et avant que d'approcher plus encore, elle effleura l'intimité de son souffle longuement puis, pointant sa langue, elle en écarta délicatement les lèvres, les titillant doucement, les aspirant un peu, les relâchant dans un soupir chaud, et enfin s'insinua entre les chairs nacrées et odorantes, cherchant le bouton turgescent qui reçut toute son attention. Tab avait posé une main impérieuse sur la base de son crâne, en tirant sur la laisse de l'autre, mais au fur et à mesure qu'elle offrait son sexe à la douceur de la bouche de Sofia, la main se faisait plus câline et la laisse plus souple
Elle ne pouvait cesser de caresser les cheveux de Sofia, goûtant le plaisir de sa bouche experte et attentionnée. Cette petite avait tous les talents. Mais cela ne pouvait s'arrêter là, il lui fallait laisser un peu de côté cet orgasme qu'elle sentait grandir dans son ventre avant qu'il n'envahisse son corps. Elle fit signe à l'ombre, qui s'était discrètement glissée dans la chambre tandis qu'elle la fouettait, de s'avancer vers la jeune femme toujours à genoux. Deux mains larges se posèrent sur les reins de Sofia, malaxant ses globes tendus et les ouvrant. Inquiète, elle s'immobilisa, relevant la tête, mais la main de Tab la rabattit sur son entrejambe.
"Quoi qu'il se passe, ne cesse pas de lécher."
Sofia se remit à son ouvrage alors que les doigts de l'homme caressaient son entrejambe, ouvraient ses lèvres intimes. Il émit un grognement de satisfaction en découvrant le sexe trempé de la jeune femme. Ses doigts dévoilèrent son clitoris et le caressèrent avec application et douceur. Les reins de la jeune femme se mirent à tanguer au rythme de la caresse. Elle se sentait indécente, tendant sa croupe vers la caresse de l'inconnu, enfonçant sa langue dans la moiteur du sexe qui s'offrait à elle. Dans un frisson délicieux, elle sentit un souffle chaud sur ses fesses et une bouche venir se coller à son intime. Une langue habile s'activa, effleura, caressa et se mit à lécher son anneau étroit, poussant dessus jusqu'à fouiller son anus.
La sensation lui noua le ventre sur un spasme de plaisir et elle plongea plus loin sa langue dans l'intimité qu'elle harcelait voluptueusement, se délectant du nectar qu'elle y faisait sourdre. La langue qui pénétrait ses reins était douce, exigeante pourtant, massant son sphincter, l'ouvrant avec habileté mais avec beaucoup de délicatesse. Forte et douce comme elle aimait. Elle se cambra plus fort en ronronnant de plaisir. Elle savait quel spectacle elle offrait, combien elle était indécente offrant et s'offrant avec une passion mal contenue. Elle savait et le voulait. Peu importe QUI était là dans son dos. Elle était un corps dolent et brûlant à la fois, poupée de chair offerte à son amour de voyeur, aux yeux de son Maître et son ventre s'affolait, palpitant de désir à la pensée de ce don. Elle voulait tout à la fois, conduire Tab à la jouissance, se donner, prendre et être prise. La puissance de son désir l'effarait et l'emportait.
Elle sentit la langue se retirer de ses reins et la caresse sur son anneau cesser. La bouche, en cessant son manège à point nommé, le laissa frémissante de désir et ouverte. Elle en aurait râler de frustration si elle avait osé mais elle entendit le zip d'un éclair ; l'homme ouvrait son pantalon. Elle frissonna et le sentit poser ses mains dans le creux de ses reins, ouvrir ses rotondités. Il positionna son gland turgescent contre l'anneau palpitant. Saisissant sa taille, il la tint un instant ainsi, son dard posé contre sa rosette, terrible menace tant voulue. Puis, sur un signe de la tête de Tab, il enfonça toute la longueur de son membre épais dans ses reins, d'une longue poussée. Sofia dressa son visage, feulant de plaisir et de douleur mêlée. Le membre, comme une barre d’acier, la perforait de sa présence impérieuse. Tab rabattit sa tête sur son sexe.
"Continue de me lécher. Montre à ton Maître comment tu peux donner et recevoir pour son plus grand plaisir petite chienne."
L'homme enfoncé dans ses reins saisit fermement sa taille et entama un va et vient fougueux, la prenant comme un métronome, sans la moindre hésitation. Sofia se dit que Tab avait dû demander l'assistance d'un des acteurs qui résidait dans la demeure ; le sexe qui la prenait était une véritable machine qui semblait ne jamais vouloir cesser son œuvre en elle. Il fallait toute la force et la volonté de Tab pour arriver à maintenir la bouche de la jeune femme contre son sexe tant l'homme s'échinait à grands coups de boutoir.
Et malgré les efforts conjugués de Tab et le désir sincère et presque rageur de Sofia de donner du plaisir autant qu'elle recevait de feu dans ses reins, elle ne put s'empêcher de relever la tête pour pousser des râles de plus en plus rapprochés sous les assauts répétés qui ne lui laissaient aucun répit. Elle perdit toute contenance sous la cadence infernale qui lui était imposée, devenant de moins en moins apte à s'occuper de Tab. La houle du plaisir, mêlée à la douleur de la pénétration sans concession, ravageait sa volonté, brisait ses élans. Elle feulait sans trêve, bouche ouverte, langue tendue sans plus atteindre son but qu'épisodiquement, jambes tremblantes sous les claquements de l'intromission. Dans un éclair de lucidité, elle tenta de se ressaisir, de modifier le rythme de la pénétration en s'arque boutant puis en ondulant deux trois fois plus lentement afin d'atténuer ses sensations. Mais les mains puissantes s'accrochèrent à ses hanches, la firent céder et le chibre impérieux la perfora plus fort encore. Elle pensa qu'il la déchirait. Qu’il la tuait... le plaisir, violent, sauvage, l'anéantissait. Elle cria.
L'homme ne ralentissait pas le moins du monde son rythme bien qu'il perçut parfaitement ses efforts pour lui échapper. Bien au contraire. Il savait ce qu'il avait à faire et échangea un sourire complice avec Tab avant de redoubler d'ardeur, utilisant Sofia comme un jouet. Elle l'entendait à présent ahaner dans son dos alors qu'il accélérait et intensifiait sa prise sur elle, serrant sa taille inexorablement. Le sexe entrant et sortant de ses reins, glissant dans son corps avec une fougue affolante, la poussait jusqu'au déséquilibre. Elle s'effondra, la bouche plaquée sur le sexe impatient, incapable de se maintenir davantage. Tab la reçut, s'accrocha à elle, les deux mains dans ses cheveux, la maintenant fermement plaquée contre son intimité, et tendit ses hanches frénétiquement vers sa bouche, secouant la tête de gauche à droite. Il était temps pour elle de laisser venir le plaisir. Elle cria soudain en s'arc-boutant, un long hululement qui rebondit contre les murs de la chambre, s'abandonnant à la jouissance. A ce cri, l'homme empala Sofia de tout son long et s'immobilisa, la maintenant fermement contre le sexe trempé pour qu'elle goûte le plaisir qu'elle offrait à sa maîtresse. Le visage plaqué à l'intimité, presque à étouffer, Sofia sentait sa partenaire ruisseler sur ses lèvres, secouée de spasme et, presque en apnée, dolente, elle recueillait le fruit de son plaisir du bout de la langue. Tab reprit son souffle lentement, caressant la nuque trempée de transpiration de la jeune femme qui continuait à la cajoler malgré l'inconfort de sa position. Elle sourit et adressa un bref hochement de tête à l'homme qui reprit immédiatement son ouvrage ; tirant les cheveux de Sofia vers l'arrière pour la détacher et l'obliger à arquer davantage son cops, il la pistonna de plus belle, la prenant avec furie. S'emparant de ses seins, il la releva brusquement contre son torse et, tout en les malaxant avec avidité, il la défonça de coups de reins rageurs.
Elle s'abandonna complètement à sa puissance, à ses exigences, le regard aveuglé cherchant parfois désespérément à se fixer dans l'espace sur le point hypothétique de la cam, comme pour y accrocher la fierté de son abandon. Et puis, sa tête s'inclinant dans la houle, son corps cédant, s'offrant toujours davantage, elle ne fut plus que docilité et feu, chair offerte, jouet ardent et ballotté, se cabrant sous les coups de reins dans des feulements gutturaux. Cette force qui l'emportait, ne lui laissant aucun échappatoire, l'affolait, lui faisait perdre toute notion de temps et de lieu, la brisait comme une lame de fonds.
Elle le sentit grossir encore dans son corps, se raidir un peu plus. Soudain, il lui arracha son bandeau. Elle cligna des yeux, éblouie par cette soudaine clarté, un peu perdue, pantelante et haletante, pour constater qu'elle se tenait face à l'écran plasma. Vlad la regardait, sexe dressé, sa main s'agitant frénétiquement sur son chibre, allant et venant avec rage, les yeux écarquillés et brillants. Elle gémit encore alors que l'homme dans ses reins continuait à la forcer ; elle se laissa emporter par le plaisir sous les yeux de son seul Maître, dans un long gémissement. Le sexe se retira enfin de ses reins et l'homme se releva, la maintenant toujours par les cheveux. Elle put enfin le distinguer ; un corps tanné par le soleil aux muscles saillants. Elle voulut savoir qui il était et releva les yeux mais son visage était recouvert d'une cagoule de cuir noir. Seuls son regard était visible, deux iris gris bleu brillants qui la dévisageaient. Il présenta son sexe à sa bouche, enfonçant le gland maculé de sécrétions entre ses lèvres, tout en se branlant vivement. Elle entendit la voix un peu rauque de Tab dans son dos.
"Tu peux le goûter maintenant, il est parfaitement clean."
L'homme retira son sexe de ses lèvres et gémit en lâchant une première giclée de sperme sur son visage. Elle sentit la coulée tomber sur son front et son nez, ses lèvres et son menton. La main de l'homme la saisit au menton, appuyant sur ses maxillaires pour la forcer à ouvrir la bouche et, à quelques centimètres, il lâcha une deuxième giclée de semence. Elle sentit le goût douceâtre de son sperme remplir sa gorge et son palais. Puis s'enfonçant vivement en elle, il finit de décharger au fond de sa gorge, plaquant son nez contre les poils de son pubis, offrant à Vlad le spectacle de ses soubresauts tandis qu'il se vidait dans la bouche de Sofia.
Consciencieusement, et avec une réelle délectation, elle lapa le membre, le happa profondément, avalant la semence sans en rien laisser échapper, puis nettoyant le chibre lentement, s'appliqua à le rendre net, lisse et seulement luisant de sa salive. Quand elle jugea sa tâche achever, passant une langue gourmande sur le pourtour de ses lèvres, elle releva la tête en reprenant son souffle, sourit à l'homme et planta son regard vers la cam, articulant ces mots muets à l'adresse de Vlad
"Je t'aime mon Maître!".
Seulement alors, elle se rendit compte que ses jambes tremblaient, qu'elle était épuisée et endolorie. Son regard papillonna un instant, incertain, cherchant un appui, un réconfort que ne pouvait lui offrir Celui à qui elle venait de faire le don de son abandon et qui demeurait loin, trop loin, derrière la nébuleuse de l'écran.
Elle sentit deux mains douces et chaudes peser sur ses épaules et caresser sa tête. Les lèvres chaudes de Tab se posèrent dans son cou.
"Tu as été une bonne petite catin, ton Maître doit être fier de toi à présent."
Vlad acquiesça, caressant doucement son membre maculé de semence. Des yeux, il lui offrait tout son plaisir, toute la jouissance qu'il venait de recevoir d'elle. Tab la souleva doucement et défit ses liens, libérant ses mains alors que l'inconnu masqué quittait la pièce silencieusement. La star du X l'allongea sur le lit et se colla contre elle, caressant doucement son visage.
"Bientôt ma belle, bientôt... tu pourras lui offrir tout cela en personne, tu l'as vu jouir, tu as vu son plaisir, c'est ton cadeau, ce que tu as su lui offrir et qu'il te donne en retour. Bientôt ton abandon sera récompensé et ton don magnifié dans ses bras."
Les lèvres de Tab vinrent chercher les siennes lentement et savourer le goût suave qui emplissait encore sa bouche.
Elle répondit à la douceur du baiser de Tab, se coulant entre ses bras. Elle appréciait cette tendresse sensuelle, cette proximité rassurante, la belle promesse contenue dans ses mots. Elle laissa échapper une profond soupir ; contentement, impatience, lassitude, émotion charnelle, cette expiration, presque gémissante, contenait tout cela, et bien plus encore qu'elle n'aurait su dire. Elle avait l'impression d'entamer le plus étonnant des voyages, celui qui la conduirait enfin, véritablement, auprès de Vlad, vers ses plus secrets désirs. Elle frissonna. Combien lui faudrait-il attendre encore et quelles "épreuves" devraient- elles dépasser pour y arriver ? Cela lui donnait le vertige !
20 août 2008
23. Cours du soir
Elle s'endormit, peu à peu, plongeant dans un sommeil réparateur alors qu'entre les murs du Pensionnat, un Sadex passablement énervé faisait les cent pas dans le bureau de Saint-Clar.
"Je dois aller me cacher, moi ? Je dois me rendre dans un quelconque trou perdu dans la montagne pour m'y terrer comme un rat ? Vous avez donc perdu la raison ?!"
Sadex semblait branché directement sur une prise triphasée et s'agitait comme un pantin, gesticulant et pérorant. Saint-Clar l'observait, les mains éternellement croisées devant son visage impassible. Ses yeux brillants détaillaient le petit homme au regard cruel ; il était moins bien mis, son costume semblait légèrement fripé, ce n'était déjà plus le Sadex qu'il connaissait.
"Voyons les choses de façon pragmatique mon cher Sadex. Cela fait plusieurs jours que nos caméras ont repéré le manège de cet étrange personnage."
Disant cela, il désignait un des écran de contrôle sur son bureau. On y apercevait un véhicule à moitié dissimulé dans les bois ainsi qu'une forme indistincte dans l'habitacle qui semblait observer le Pensionnat à l'aide de jumelles.
"Il se peut tout à fait que ce ne soit qu'un hasard ou bien il se peut que votre mystérieux agresseur vous ait suivi jusqu'ici. Quoiqu'il en soit, il serait plus prudent de vous mettre à l'abri quelques jours, du moins jusqu'à lundi, que nous puissions nous assurer que vous ne courez aucun risque."
Sadex regarda l'image légèrement floue sur l'écran. Il lui suffisait de peu de choses pour se souvenir du frôlement brûlant de la balle dans son bureau espagnol. Il n'avait aucune envie de voir se reproduire cette situation.
"Bien, j'accepte. Je partirai donc dans votre fameux abri. Mais je vous préviens, si je n'arrive plus à me sentir à l’abri chez vous ou si je ne constate pas de progrès chez Sofia , je partirai en emportant tout ce qui est mien ! Je dis bien TOUT."
Sur ces mots, il quitta la pièce en claquant la porte. Saint Clar respira profondément puis appuya sur le bouton de l'interphone. La voix suave de Tab lui répondit depuis l'annexe. 
"Oui ?"
Il sourit. Il connaissait ce timbre de voix : elle venait de recevoir du plaisir, c'était indéniable.
"C'est bon, je l'ai éloigné du Pensionnat pour quelques jours ; il partira demain en fin de matinée. Garde Sofia dans le chalet cette nuit, elle reprendra les cours demain après le départ de Sadex."
La voix de Tab lui répondit avec un évident plaisir
"Parfait, je la garde donc dans mon nid cette nuit. De toute façon, je vais mettre à profit tes conseils très cher ; j'ai une petite surprise pour elle ce soir."
L'interphone grésilla encore une fois et se tut. Saint-Clar souriait encore ; il se doutait parfaitement du genre de surprise que Tab préparait.
Et il savait que Sofia reviendrait au château en ayant franchi un degré supplémentaire de son apprentissage, un de ceux qui s'inscrirait en elle bien plus profondément que certains cours. Cela lui prodiguait une profonde satisfaction. En manoeuvrant comme il le faisait, il parvenait à jouer sur plusieurs tableaux à la fois et à accomplir très exactement ce qu'il souhaitait, ce pourquoi il avait fondé ce Pensionnat. Cependant, il ne pouvait oublier ce pion qui venait perturber son échiquier. Fou ou cavalier seul, cet homme embusqué demeurait une menace tant qu'il n'était pas capable d'en savoir davantage. Mais ce n'était plus qu'une question d'heures à présent. En attendant, il se concentra sur son ordinateur, pris quelques notes supplémetaires sur le dossier de Sofia, sourit en adressant un mail à Tab et se promit de convier Vlad à lire la réponse afin qu'il puisse juger par lui-même des "progrès" de sa protégée. Tab, fumant dans son bureau une longue cigarette parfumée, souriait aussi. Elle avait basculé le système de surveillance vidéo sur la chambre de Sofia et la regardait dormir. La surprise n'en serait que plus délectable. Mais elle avait le temps, elle pouvait la laisser reposer un peu ; la nuit était encore longue.
Scorpion observait l'entrée de la petite pension de famille où il avait trouvé refuge. Abrité derrière ses lunettes noires, un journal négligemment ouvert devant lui, il sirotait un café sur la terrasse d'une brasserie qui faisait face au bâtiment. Il vit les deux hommes pénétrer par la porte d'entrée et disparaître dans le hall. Repliant son journal, il saisit sa valise et se dirigea vers la voiture de location qui l'attendait au coin de la rue. Il avait repéré les traces des hommes qui le filaient depuis deux jours et avait tout de suite pris ses dispositions pour se diriger vers son refuge secondaire. Les hommes de main du Pensionnat trouveraient tout le matériel du parfait petit reporter en quête d'histoires salaces sur les stars du X. Ils en déduiraient que, se sentant repéré, il avait prit la poudre d'escampette sans demander son reste. Il n'était pas encore prêt à passer à l'action ; il lui fallait un certain nombre d'informations supplémentaires avant de se hasarder dans les murs de cet établissement.. Alors que sa voiture s'éloignait dans les ruelles de la petite ville le soleil, doucement, déclinait à l'horizon. Il sentait un creux se former dans son estomac ; l'heure du dîner approchait.
Sofia s'éveilla dans le désordre des draps, émergeant des brumes d'un rêve chaotique où elle s'était vue, courant avec Vlad dans des étendues désertiques vers une porte qui ne cessait de leur échapper. Elle se redressa dans son lit et pour chasser la désagréable sensation que lui laissait son rêve, s'étira et gagna la petite salle de bain attenante afin de prendre une douche revigorante. Elle jeta ses vêtements pèle-mêle, régla la douche sur un débit tiède et assez intense et se glissa sous l'eau avec un soupir de contentement, sentant le jet puissant fouetter son sang et la remettre d'aplomb. Elle augmenta encore le débit et fit basculer le mitigeur vers le froid. Rien de tel pour chasser les cauchemars. Elle s'ébroua sous les jets glacés.
Elle quitta enfin la petite salle de bain enveloppée d'un peignoir moelleux, après une longue séance sous l'eau qu'elle avait fini par régler au plus chaud. Tab l'attendait assise sur le lit et lui souriait froidement. La grande brune portait une tenue de cuir moulante qui épousait parfaitement ses formes et ses cheveux, noués sur sa nuque en un chignon serré, lui donnait une sévérité supplémentaire.
"Te voila enfin, je commençais à m'impatienter."
Les talons aiguilles de ses bottines claquèrent sur le parquet alors qu'elle s'avançait vers elle.
"Je t'ai apporté tes devoirs, il ne faudrait pas que tu perdes le fil de tes cours : le professeur Malthazar tient à ce que tu sois tout à fait prête samedi soir."
Doucement Tab effleura du bout de ses doigts gantés la joue de Sofia qui ferma les yeux en frissonnant, tout en continuant à tourner autour d'elle.
"Comme tu le sais, je ne suis pas particulièrement portée sur la domination ou le SM, mais je fais des exceptions pour rendre service à Malthazar. Ou quand la petite chienne me plait."
Elle nota avec beaucoup de plaisir le léger tressaillement de Sofia. Debout derrière elle, elle se saisit du col de son peignoir et l'ouvrit brutalement, révélant sa poitrine menue.
"Durant les soirées spéciales du Professeur, chaque pensionnaire se voit assignée un maître le temps des festivités. J'ai demandé à ce que tu me sois confiée... il est normal que je m'assure que tu sois bien à la hauteur après tout."
Arrivée en face d'elle, tirant encore une fois sur le peignoir, elle finit par la dévêtir complètement.
"Tu es belle petite, et pour que tu sois pleinement motivée j'ai une surprise pour toi. Toute cette pièce est équipée de caméras de surveillance. Ces caméras sont reliées à un système interne très perfectionné qui permet de nombreuses utilisations. Notamment celle-ci..."
Elle saisit la télécommande posée sur le chevet de lit et enclencha l'écran LCD accroché au mur. Une image de Vlad apparut. Assis dans sa cellule, il contemplait l'écran d'un pc portable posé sur ces genoux. Lorsqu’il vit Sofia le fixer sur l'écran, il lui fit un petit signe de la main, avec un sourire, la contemplant les yeux luisant.
"Comme tu peux le constater, il voit tout ce qui se passe dans cette pièce et il pourra apprécier ton dévouement à ta formation."
Incrédule, Sofia fixa tour à tour intensément le visage de Vlad sur l'écran et celui de Tab lui faisant face. Une question muette brûlait dans ses iris sombres mais elle se taisait, trop stupéfaite de voir, et d'être vue, d'attendre sans savoir ce qui l'attendait, de vouloir et de craindre ce qu'elle voulait. Elle se concentra un instant sur l'écran, consciente de sa nudité, et adressa un sourire empli de ferveur à Vlad puis releva son visage vers Tab et énonça d'une voix un peu éteinte par l'appréhension.
"Je ne souhaite rien de plus que de pouvoir faire mes preuves, vous le savez bien."
Tab tournait toujours autour d'elle. Ses talons aiguilles résonnaient sur le plancher de la chambre alors qu'elle évaluait la jeune fille. Debout, les mains le long du corps, Sofia attendait, les yeux fixés sur le visage de Vlad qui la scrutait.
"Est-ce ainsi que se tient une soumise digne de ce nom ?"
Sa main impérieuse se posa sur son épaule. Le contact du cuir fit l'effet d'une brûlure sur la peau de Sofia. Elle fléchit et tomba sur ses genoux, ses yeux brillants toujours plantés dans les yeux de Vlad qui l'observait. Tab la cernait toujours. Fouillant son sac, elle en sortit une paire d'entraves en cuir. 
"Mets les mains dans le dos."
Sofia obéit en silence et sentit les mains fermes de Tab lui lier les poignets ensemble.
"Redresse-toi allons, tu es aussi avachie qu'une serpillière ! Cambre-toi, et relève le menton tout en baissant les yeux. Sois fière et humble tout à la fois."
Tab relâcha un peu la pression sur Sofia pour se tourner vers l'écran fixé au mur.
"N'est-elle pas belle ainsi ?"
Sofia ne vit pas Vlad acquiescer dans sa cellule. Ses yeux baissés contemplaient les longues cuissardes de Tab. Elle frémissait d'inquiétude, incertaine sur ce qui allait advenir. Une partie de la réponse lui fut donnée très vite. Tab se retourna, se saisit d'une cravache et d'un bandeau et s'avança vers elle. Elle lui sourit avec douceur avant de l'aveugler. Sofia respira plus vite. Elle était privée de la chère présence, du contact visuel... Le bout de la cravache vint effleurer doucement sa poitrine, caresser sa joue, ses épaules, glissa sur sa nuque avant de flatter son dos. Elle sentit la pression se faire plus forte.
"Incline-toi. Je veux ta bouche sur le parquet, et ne plie pas les jambes. Je veux ton joli cul bien cambré."
Elle obéit, contractant douloureusement ses abdos pour ne pas chuter lourdement, la bouche la première sur le plancher, en se penchant ainsi sans l'appui de ses mains. Elle sentit ses reins cambrés tendre ses rotondités comme une offrande et donner libre vue sur son oeillet serré d'appréhension. Elle se savait obscène posée de la sorte au sol et, à l'idée que Vlad jouissait de ce spectacle, son ventre se contracta sur une décharge de désir. Respirant l'odeur douceâtre de l'encaustique du plancher, elle demeura, obéissante, dans la position, toute palpitantante d'attente et de crainte. La caresse de la cravache dans le creux de ses reins la fit tressaillir et elle se mordit les lèvres pour ne pas gémir. Tab prenait tout son temps pour exacerber ses nerfs.
Elle jouait avec le bout de sa cravache, s'amusant à la glisser contre son intimité, s'amusant de son trouble, caressant son clitoris, revenant sur ses fesses dans un effleurement. Brusquement, la cravache délaissa ses reins et s'abattit d'un coup sec sur ses rotondités. Sofia poussa un petit cri. Se crispant, elle lutta contre la tension de tous ses muscles alors que la cravache recommençait à la caresser.
"Tu es une bonne pouliche, tu vas beaucoup plaire j'en suis certaine."
La cravache s'abattit une fois de plus sur elle, un peu plus fort.
"Tu as un très joli cul, un plaisir à cravacher."
Et la cravache s'abattit à trois reprises sur ses fesses. Sofia se mordit les lèvres. Tab ne lésinait pas et le claquement sec retentissait comme une détonation chaque fois que la langue de cuir touchait sa peau.
"En plus tu aimes ça... ça se voit tout de suite ; c'est la première fois que je prends plaisir à fouetter quelqu'un à ce point..."
La cravache s'abattit une dizaine de fois sur elle. Lorsque les coups cessèrent, Sofia poussa un long soupir gémissant, écoutant les pas de Tab qui s'activait autour d'elle. Ses narines furent emplies par l'odeur du cuir de ses bottes. Le bout de la cravache tapota son visage.
"Relève un peu le visage. Sors ta langue... tu as une jolie langue de salope. Allez, lèche mes bottes, et fais ça bien."
17 août 2008
22. Tournage et détournements des sens ....
Le gémissement de Sofia s'éleva, net et franc au-dessus des souffles retenus, comme un accord sur l'attente majeure façonnée par Tab. Des ongles, elle griffait le sol devant elle, ondulant doucement pour s'offrir davantage à la caresse, totalement immergée dans les sensations multiples que faisaient naître en elle et sa position humiliante et l'adresse de Tab, présente de toute les fibres de son être, et pourtant... en même temps, elle était ailleurs déjà, dans ces images que capturaient les cameramen, cette scène qui existerait encore, bien après qu'elle soit terminée, ce moment que Vlad pourrait partager. Car du plus profond d'elle-même, elle espérait qu'il verrait ces images, qu'il la verrait servile et soumise au plaisir, qu'il la verrait se tendre pour recevoir et s'offrir davantage et cette pensée finissait d'affoler ses sens et sa raison. Elle se cambra davantage, s'ouvrit et poussa ses reins vers les doigts qui la torturaient en la sollicitant et en l'impatientant.
Tab jouait avec elle tandis que le cameraman se contorsionnait pour film
er la scène sous son meilleur angle. Tab, doucement, poussait sa langue dans les reins de Sofia, s'enfonçant dans son corps puis s'en retirant. Elle jouait avec détermination, ouvrant le passage dans le corps tendu, le faisant attendre, supplier en longs frémissements. Dévorant les reins de la jeune femme avec voracité, elle sentait les barrières s'effondrer sous ses caresses ; le corps de Sofia se mouvait maintenant au rythme de sa savante caresse et son sexe ruisselait sur sa main. Bientôt les doigts de Tab quittèrent le clitoris de Sofia pour venir se poser sur sa rosette. Un doigt curieux et fureteur vint chercher son chemin dans son corps, vite rejoint par un deuxième et, de concert, ils se mirent à jouer en elle pour ouvrir le passage davantage et s'enfoncer encore plus loin. La fille qui dévorait Agathe lâcha son sexe et, se relevant, tira un nouvel accessoire du cheval d'arçon, une sorte de muselière qui se terminait par un olisbos noir et luisant. Sur la face interne un sexe plus petit et épais servait visiblement à baillonner le porteur du masque. Tirant Agathe avec sa laisse, elle l'amena devant Sofia de façon à ce qu'elle lui présente ses reins.
"Allez toi, prépare le trou de ta petite copine avant de lui prendre son anneau comme il faut. "
Et disant cela, elle poussa la tête de Sofia contre la rosette d'Agathe alors que Tab enfoncait un troisieme doigt dans ses reins.
Sofia ouvrit la bouche sur un râle qu'elle étouffa en posant ses lèvres entre les petits globes musclés d'Agathe. Dardant sa langue, elle offrit à sa compagne l'écho des caresses qu'elle même avait reçu, répercutant de sa bouche le trouble qui envahissait ses reins, dévorant sa pareille comme elle se sentait dévorée, prenant avec voracité, tandis que les doigts de Tab la prenaient, doigts habiles, doigts infernaux qui dansaient en elle. Ou bien était-ce elle qui dansait sur ces doigts ? Elle ne savait plus, ne voulait pas savoir. Elle était pulsions et pulsations de la chair et elle sentait le corps d'Agathe frémir et s'ouvrir sous ses caresses qu'elle rendait plus exigeantes, plus pénétrantes sans même s'en rendre compte. Elle ne commandait pas à son corps. C'est Tab qui orchestrait son rythme en fouillant au creux de son être pour en faire naître les plus intenses vibrations.
La blonde repoussa la tête de Sofia et vint caresser doucement l'oeillet humide et palpitant d'Agathe. "Elle est prête." Puis se saissisant du mors étrange, elle le passa sur le visage de Sofia. Cette derniere sentit le sexe de plastique, court et épais, un peu écoeurant, s'enfoncer en elle, la forcant à garder la bouche ouverte et la réduisant au silence. Lestement, les boucles de la muselière furent sanglées. Elle ressemblait maintenant à une sorte de créature improbable, sortie de la fantasmagorie d'un bestiaire pervers. Le sexe semblait surgir de son visage, noir et imposant comme une corne de rhinocéros. La main de la blonde s'en saisit et vint le frotter contre la rosette d'Agathe. Celle-ci gémit.
"N,,, n,,,non,,, c'est la première fois... je je n'ai jamais....."
Mais elle se tut cependant et tendit ses reins vers Sofia en frémissant. Pendant ce temps, l'autre actrice, délaissant Inge, avait saisi un gode ceinture de taille imposante et l'avait sanglé autour de la taille de Tab. Celle-ci, libérant l'anneau de ses doigts, posa le bout du godemichet contre les reins de Sofia et commenca à pousser. Elle s'enfonça fermement mais avec délicatesse écartant les chairs offertes peu à peu. La blonde, qui maintenait le sexe qui ornait la bouche de Sofia contre les reins d'Agathe, tapota un peu le crâne de la jeune femme du plat de la main pour l'encourager.
"Allons ma belle, encule ton amie maintenant, et fais ça bien."
Sofia, subissant l'assaut de Tab qui, bien que doux et retenu, n'en n'était pas moins perturbant et suffisant pour la chavirer totalement, avait toutes les peines du monde à concentrer ses énergies. Elle ne souhaitait qu'une chose, se laisser aller, s'abandonner totalement à cette possession, se liquéfier dans le plaisir qui brûlait son ventre. Mais l'actrice insistait, la poussant vers l'avant en appuyant sur sa tête. Et le corps palpitant d'Agathe ne demandait pas le répit bien au contraire. Elle fit un effort pour reprendre le contrôle de ses muscles, ne pas céder davantage à l'ivresse qui l'envahissait, et se positionna du mieux qu'elle put, cherchant la pénétration, le souffle court, le corps douloureux, tiraillée entre plaisir et contrainte, guidée par la main magnanime de la brune.
Devant ses yeux, les chairs d'Agathe s'ouvrirent sous la poussée de son masque. Elle sentit la résistance de la rosette qui se tendait vers elle lorsque le gland factice en força l'entrée. Puis la résistance lui sembla moindre. Elle s'enfonçait doucement dans les reins de sa compagne de chambre. Au même rythme le gode de Tab prenait possesion de ses reins et écartait ses chairs pour s'enfoncer au plus loin. Le sexe de latex la prenait, la remplissait de sa présence tandis que son visage avançait vers le corps d'Agathe. L'actrice blonde, à genoux aux côtés d'Agathe qui haletait, avait glissé sa main sous le corps de la jeune fille et, saisissant son clitoris, s'était mise à le caresser avec fougue. La derniere diablesse de ce trio n'avait cependant pas perdu son temps et, tirant Inge avec sa laisse, l'avait menée derrière Tab, la poussant vers les reins de la belle réalisatrice. Celle-ci, à présent completement plongée en Sofia, s'était laissée aller sur le dos de sa jeune captive et tendait son propre corps vers la bouche de la troisième pensionnaire. Ses lèvres se collèrent contre le latex là où devait se trouver l'oreille de Sofia.
"Tu aimes ça ma belle... laisse-moi faire maintenant."
Tab se mit à donner des coups de reins, une main glissée sur le ventre de Sofia, pinçant son clitoris. Chacun de ces coups commandait au va et vient du sexe-corne dans les reins d'Agathe, la faisant gémir de plus en plus fort. Sofia, parfaitement coincée, était à présent le jouet dont se servait Tab pour transmettre le plaisir d'un corps à l'autre et elle se laissait manoeuvrer avec délectation.
Elle ne contrôlait plus rien, incapable de maîtriser son corps balloté par un plaisir insensé. Elle se laissait
emporter par les mouvements syncopés de Tab, se coulait dans la partition érotique qu'elle écrivait au plus profond de ses chairs, se prêtait à son jeu, plus encore se donnait sans résistance, comblée par ce transport passionné. Devenir cet instrument, vibrer à l'unisson l'emplissait d'une volupté torride jamais encore expérimentée. Elle s'oubliait complètement et son plaisir en était décuplé. Malgré l'inconfort de sa position, tendue et offerte, abandonnée et active, elle se sentit submergée par une violente lame de fond qui étreignit son ventre et son plexus dans le flamboiement d'un plaisir paroxystique. Elle hulula sa jouissance contre le sexe de latex qui oblitérait sa bouche et sentit le corps d'Agathe pulser spasmodiquement contre son visage tandis que la voix de son amie reprenait dans un même cri son chant étouffé.
Comme une série de dominos, elles s'effondrèrent les unes sur les autres, secouées de spasmes, corps palpitants. Il y eut un long moment de silence où l'on n'entendit plus que le bruit des respirations qui tentaient de retrouver un rythme plus naturel. Tab se dégagea délicatement des reins de Sofia et lui caressa doucement le dos en couvrant sa nuque de baisers. Le sexe qui ornait le visage de la pensionnaire était encore fiché dans les reins d'Agathe qui embrassait avec douceur et gratitude les lèvres de la femme blonde qui l'avait accompagnée jusqu'au plaisir et se régalait de ses baisers. Tirant lentement, Tab ota le gode maculé de sécretion des reins d'Agathe puis, en quelques gestes rapides et précis, elle détacha le masque, libérant Sofia qui put enfin respirer et défit les agrafes qui fixait son gode ceinture. Un de ses assistants voulut s'en saisir pour le nettoyer, mais d'un geste de la main elle l'en empêcha.
"Non, emballe-le tel quel, il va me servir ce soir."
L'homme prit le gode du bout des doigts et le glissa dans une sorte d'étui.
"Parfait mesdemoiselles ! Vous allez prendre une petite douche et on va vous raccompagner au chalet où vous pourrez vous reposer dans vos chambres. Vous êtes mes invitées à l'Usine pour le temps qui me plaira. Allez, nous nous verrons au dîner... et merci pour votre prestation."
Roses de plaisir et de confusion, les filles s'empressèrent, autant qu'elles purent, d'obéir à Tab mais leurs gestes étaient encore empreint de lascivité et elle furent bien plus lentes qu'à l'accoutumée pour achever leur toilette. On vint les rappeler à l'ordre et elle surgirent des douches ensemble, les cheveux en désordre et encore humides, pour emboîter le pas de leur guide, un des agents de service du pensionnat qui servait aussi d'homme à tout faire sur les plateaux de tournage de Tab. Il avança un temps sans un mot, à vive allure, les forçant à accélérer le pas pour le suivre, sans aucune indulgence pour leurs muscles tendus d'avoir été longuement sollicités pendant le tournage. Bien au contraire, si elles avaient pu voir son visage, elles y auraient lu son amusement. Enfin, il stoppa brusquement et se retourna sur les pensionnaires, un sourire ironique sur les lèvres :
"Qui penserait à vous voir si sages, dans vos tenues de pensionnaires que vous êtes les trois plus jolies salopes de gouines qu'il m'ait été données de voir ?
Ce fut Agathe qui s'avança vers lui en ondulant doucement. Du bout des doigts, elle caressa son torse, appréciant le galbe des muscles qui tendait sa chemise, laissant courir la pulpe en une légère caresse sur le tissus.
"Tssss, nous ne sommes pas que des salopes de gouines... nous sommes de vrais salopes, vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point ! Mais nous ne sommes pas vos salopes. Désolées pour vous..."
Le repoussant, elle passa à sa hauteur et continua son chemin la tête haute.
"Alors vous nous menez à nos chambres ? Ou bien il faut une invitation de Monsieur ?"
Inge et Sofia la suivirent, pouffant devant l'air consterné du bonhomme. Vexé, il leur emboita le pas en grommelant. Entrant dans la maison, elles découvrirent le luxe et le confort des lieux, le grand séjour ainsi que la salle de jeu et l'escalier qui menait à l'ètage.
L'homme leur désigna les hauteurs, laconique.
"Les trois chambres au fond du couloir, installez-vous."
Sans rien ajouter, il leur jeta encore un regard noir et se dirigea vers la porte, la faisant claquer en quittant la demeure. Les filles se regardèrent avant d'éclater d'un fou rire incoercible et, se rendant dans leurs chambres, prirent possesion des lieux. Chaque chambre était vaste et décorée, suivant les us et coutumes suisse, de meubles en bois chaleureux. Sofia s'installa sur le large lit et admira la vue sur les sommets enneigés qui s'encadraient dans la grande fenêtre.
Elle se sentit lasse soudain et frissonna. Elle se laissa aller sur les coussins, cherchant la chaleur de la couette. Vlad lui manquait ; Le savoir si proche et pourtant si souvent inatteignable lui était une nouvelle torture. Elle avait envie de ses bras, de sa force, de se blottir contre lui pour lui raconter ses dernières aventures, de ses mains sur elle, qui la réchauffent, la caressent, l'ouvrent. Ostensiblement, elle bascula sur le ventre, ses mains cherchant son bas ventre, et, les yeux clos, elle commença à se caresser, murmurant le prénom désiré, cherchant la puissance de ses doigts dans le toucher qu'elle se prodiguait. La jouissance l'emporta ainsi, la bouche enfoncée dans l'oreiller qui étouffait ses gémissements et ce prénom tant aimé. Et elle demeura ainsi, le corps harassé et enfin détendu, ayant rejoint dans l'acmé du plaisir celui qui lui manquait le plus, sombrant peu à peu dans une douce somnolence, oubliant tout le reste dans la consommation de cette union fantasmatique.
13 août 2008
21. Délicieuse correction et autres punitions
Elles quittèrent la pièce en bon ordre, ramenées rapidement vers le réfectoire pour y prendre leur repas de midi.
Chacune s'interrogeait, en son for intérieur, sur ce qui les attendait et surtout qui était particulièrement visé par la dernière remarque de leur professeur.
Préoccupées, elles prirent leur repas en silence avant d'être conduites devant la salle de Tab, qui les attendait vêtue de son strict tailleur habituel. Dés que les pensionnaires furent à leurs places, elle désigna du doigt Sofia, Agathe et Inge.
"Vous trois... vous me suivez. Pendant ce temps Vania assurera le cours sur les lubrifiants et autres aides à la dillatation."
Les trois concernées se levèrent en silence, se jetant à la dérobée des regards inquiets lourds de questionnement, pour suivre Tab dans le couloir. Tab passa devant elles rapidement et avança, sans s'assurer qu'elles suivaient ni lâcher une seule parole.
Vania les regarda sortir en sentant le soulagement se distiller dans son corps. Au petit matin, Sadex avait surgit dans le bureau de Monsieur, réclamant Sofia pour prendre un peu de bon temps. Monsieur avait réagit immédiatement, lui expliquant que Sofia était pour l'instant punie et ce jusqu'à nouvel ordre, lui assurant que cette punition faisait partie de son programme de formation et la rendrait maléable à tous ses désirs. Il avait insisté avec adresse, arguant du fait qu'on ne pouvait interrompre une punition au risque de voir tout le bénéfice de celle-ci disparaître. Sadex s'était rendu aux arguments de Monsieur, qui avait, dès la fin de leur entretien, pris contact avec Tab pour qu'elle mette Sofia à l'abri au plus vite. Tab avait souri, lui répondant calmement qu'elle avait exactement ce qu'il fallait pour répondre aux exigences de la situation : punir Sofia, et ses deux camarades par la même occasion, de l'incartade nocturne et la tenir loin des griffes de Sadex.
En suivant Tab dans le couloir, ni Sofia, ni ses amies, ne pouvaient plus douter que leur retrait du cours n'ait à voir avec leur sortie nocturne puisqu'elles étaient réunies toutes trois alors que rien d'autre ne les y prédisposait. Mais se savoir ensemble pour affronter réprimande et punition ne les rassurait qu'à demi. Silencieuses et le front bas, elles avançaient en se demandant ce que Tab savait exactement, ce qu'on allait leur reprocher, si l'homme de service avait parlé.... tant d'inconnus qui tournaient dans leurs têtes et leur donnaient des allures de coupables allant à l'échaffaud. Sofia aurait voulu pouvoir s'excuser en privé auprès de Tab, lui expliquer...mais lui expliquer quoi ? Une curiosité maladive et déplacée ? Le goût de la transgression ? Son besoin de savoir quoiqu'il en coûte ? Elle se souvenait que Tab ne lésinait pas quand il s'agissait de punir un manquement à la règle, même si ce n'était pas elle qui sévissait directement.
Dans un silence pesant, elles se dirigèrent vers la sortie arrière du Pensionnat et les filles se rendirent compte avec effroi que Tab prenait la direction des bâtiments situés au fond du parc. Elle marchait d'un bon pas, les entraînant à sa suite, toujours sans décrocher un mot. Pourtant elle affichait un sourire flamboyant mais les trois complices ne voyaient que son dos, droit, hautain, indifférent... rien de très rassurant. Elles parvinrent ainsi devant la porte grillagée qu'elles franchirent sans s'arrêter pour se diriger directement vers la porte des studios. Il y avait foule dans les couloirs et la moitié des lampes rouges, situées au-dessus des portes, étaient allumées. Elles croisèrent du personnel, qui semblait à peine les remarquer. Tab les fit pénétrer dans une des loges et se planta devant elles.
" Vous aimez le cinéma, non ? Il semble même que vous présentiez le plus vif intérêt pour nos studios, ; alors vous allez avoir la chance de participer à un de nos tournages. Voici vos tenues. Enfilez-les."
Froidement, elle leur désignait trois combinaisons de latex, surmontées de cagoules seulement percées au niveau de la bouche et des yeux. Chaque combinaison était découpée de telle façon à laisser apparaitre les seins et l'intimité de la personne qui la portait.
Chacune à son tour prit l'improbable tenue que leur tendait Mademoiselle Tab sans oser proférer une parole de protestation ou de défense. Sofia se saisit de la sienne du bout des doigts, en plantant ses yeux dans ceux de Tab qui se contenta de hausser les sourcils et de lui décocher un sourire de biais avec un hochement de tête sans appel. Puis elle planta ses mains sur ses hanches et attendit, tapotant du bout du pied, que les pensionnaires quittent leur costume pour revêtir leur tenue, en les détaillant d'un oeil inquisiteur et professionnel. Ses trois corps, très différents dans leurs proportions, mais tous harmonieux, feraient merveille ainsi vêtus dans la scène qu'elle s'apprêtait à tourner et elle appréciait à sa juste valeur ce cadeau inespéré. Dès qu'elles furent prêtes, et ce ne fut pas une mince affaire tant elles étaient peu habituées à revêtir ce type de combinaison et aussi tendues que mal à l'aise, elle les entraîna à sa suite vers le studio. Leur entrée fut salué par une agitation générale et les remarques moqueuses et acerbes fusèrent. Une des actrices finit par interpeler Tab
"Qu'est-ce que tu nous fait là, Tab ? Tu embauches d'autres filles sans nous prévenir ?"
Tab laissa échapper un rire mélodieux.
"Mais enfin ma chérie, pour qui me prends-tu ? Je vous fais un cadeau et voilà comment je suis remerciée !? Ce n'est pas vous qui me posiez des questions sur le Pensionnat sans arrêt ? Et bien voilà, je vous offre trois charmantes pensionnaires qui vous apporteront bien des réponses je crois, trois vilaines curieuses qui viennent payer ainsi le fait de s'être très mal conduites !"
Les trois en question se tenaient immobiles et gauches, plantées au beau milieu du studio sans savoir que faire d'elles-mêmes. Des techniciens s'agitaient derrière des appareillages d'où pendaient des cables à profusion. Deux hommes tenaient des caméras sur leur épaule, un autre leur adressa un clin d'oeil moqueur de derrière son appareil posé sur pied. Il y avait deux autres femmes dans la pièce, pareilleument vêtues de tenues noires moulantes et lustrées qui ne cachaient rien de leurs formes avantageuses. Le décor représentait une salle de chateau de style médieval, somme toute conventionnel, une cheminée imposante couvrant le mur du fond. Devant le faux foyer, on avait disposé trois fauteuils Voltaire en face d'un cheval d'arçon. Tab désigna les fauteuils aux pensionnaires et, faussement magnanime, lança:
"Voici vos places pour la scène du chateau, Mesdemoiselles."
Elle installa Sofia sur le fauteuil du centre, Inge à sa gauche et Agathe à sa droite. Elle leur fit poser les jambes écartées sur les accoudoirs des fauteuils. Les trois filles se laissaient manipulées sans oser un geste. Se reculant, elle observa l'ensemble puis, prenant la main d'Agathe, elle la posa sur l'intimité de Sofia, faisant de même pour Inge. D'autorité, elle prit les poignets de Sofia et posa ses mains entre les cuisses de ses deux comparses.
"Voilà ! Pendant la scène, votre fonction sera de vous caresser mutuellement.C'est tout pour l'instant:"
Puis allant s'asseoir sur un fauteuil pliant, elle fit signe aux deux actrices de s'approcher.
Se caresser.... Sofia avait autant envie de donner et de recevoir des caresses que de subir le fouet chez Malthazar ; sans doute , d'ailleurs, aurait-elle préféré le fouet ! Cependant, elle ne pouvait nier que le toucher délicat des mains de ses deux compagnes, dont les doigts navigaient suavement de l'intérieur de ses cuisses à son initmité, était loin de la laisser de marbre. Dans cette position si indécente, que leur avait imposé Tab, les caresses, qui passaient des frôlement sur la matière étonnante de la combinaison à des effleurements plus précis sur la peau nue, reçues ou données, étaient de l'ordre à chavirer les sens des plus réfractaires. Et Sofia était loin d'être réfractaire à ce genre de plaisir. D'autant que sous leurs yeux, au centre du demi cercle que formait leur triade érotique, les deux actrices mêlaient leurs mains et leurs bouches dans un dialogue de peau d'une lenteur terriblement sensuelle et qui évoquait un feu encore contenu.
Tab avait distribué ses consignes et laissait maintenant évoluer les deux actrices ; c'était sa façon de diriger ses tournages. Elle choisissait ses actrices pour leur réel goût des étreintes féminines, et ne laissait pas la place à de froides profesionnelles qui ne tireraient aucun plaisir des scènes tournées. Toute son oeuvre, qui ne serait sûrement jamais reconnue par la profession, tendait vers une recherche du plaisir. Elle brodait ses scènes en fonction des appétits des actrices qui se livraient devant elle. Quelques gestes discrets pour faire bouger une caméra ou l'autre ; ses techniciens la connaissaient sur le bout des ongles et répondaient parfaitement à ses moindres sollicitations. Les filles savaient ce qu'elles avaient à faire et se caressaient lascivements devant les caméras. Tab n'exigeait aucune posture particulière, comme on en voyait souvent dans les films pornographiques, elle préfèrait laisser les actrices suivre leur idée et les cameramen s'en arrangeaient. La brune faisait glisser doucement le fourreau de sa compagne, le long de son corps de madone, révélant une peau aussi blanche que le lait. 
Les paupières à demi closes, regard happé par le ballet des deux corps, retenant ses soupirs, Sofia se livrait aux caresses en rendant frémissement pour frémissement. Ce que son corps recevait et accueillait avec ravissement, elle l'offrait en retour en complice, en amie, en amante tant à sa droite qu'à sa gauche sans pouvoir se détacher de l'emprise de la scène qui se déroulait sous ses yeux. L'immobilité forcée, dans la posture obscène, la sensation de n'être qu'un élément du décor, entravaient sa volupté. Bien que prenant un indéniable plaisir, elle aurait voulu pouvoir bouger, oser suivre les élans de sa chair, obéir à cette envie d'aller goûter ce sein blanc que pétrissait et embrassait avec lenteur la sculpturale brune. Elle bascula un peu dans le fauteuil, offrant davantage son sexe épanoui, détourna la tête et ferma les yeux. Ainsi elle plongeait en elle, sur ses sensations, sur le ressenti de ses doigts jouant sur la nacre des chairs jumelles qui l'encadraient.
Elle ne vit donc pas Tab se lever et parler discrètement à l'oreille des deux cameramen avant de commencer à se deshabiller, révèlant son corps parfait délicatement doré par le soleil. Défaisant sa queue de cheval, ses cheveux se répandirent sur ses épaules, longue crinière noir de jais, sauvage et sensuelle. Elle prit un petit loup de cuir noir et en couvrit ses yeux. S'avançant vers les deux actrices, elle joignit un instant ses baisers à ceux des voluptueuses prêtresses de Sapho. Leurs mains s'emmêlèrent et c'est elle qui fit glisser la robe de la seconde pour révèler son corps. Elle échangea ainsi, quelques instants, des caresses partagées avant de les laisser pour s'avancer vers les fauteuils ; se campant face au voltaire central, les cuisses légèrements écartées, elle fit signe aux deux jeunes femmes d'avancer leurs mains libres et de venir la caresser sans pour autant cesser leur manège sur le sexe ouvert de Sofia.
Des profondeurs de l'abandon où elle s'était plongée, Sofia perçut pourtant la chaleur d'une présence nouvelle, soudain toute proche. Une fragrance subtile, qui vint titiller son odorat et lui évoquer une réminiscence imprécise, une légère modification dans le rythme des caresses qui lui étaient prodiguées, lui confirmèrent son impression. Un moment, elle hésita à sortir de son voluptueux bien-être mais elle finit par céder à la curiosité. Redressant la tête, elle descilla lentement les paupières et se trouva dans l'ombre du corps qui lui faisait face. Peinant à accomoder, elle détailla lentement la silhouette, relevant son visage vers celui qui la dominait et découvrit un sourire qu'elle identifia immédiatement. Tab se tenait face à elle, jambes écartées, son intimité luisante de plaisir, communiqué par l'adresse d'Agathe et Inge, à hauteur de son visage.
Tab ondula sur les doigts qui jouaient en elle, tout en plongeant ses yeux dans ceux de Sofia. Les caresses d'Inge, bien qu'attentionnées, étaient maladroites, tant il est difficile de donner du plaisir à deux personnes tout en en recevant. Tab laissa la scène se faire un peu, goûtant pleinement la situation, lisant l'éveil de la gourmandise dans les yeux des trois pensionnaires. Sur un signe discret, les deux actrices derrière elle cessèrent leurs caresses et s'emparèrent d'objets dissimulés sous le cheval d'arçon. Des colliers et des laisses...elles s'avancèrent vers les fauteuils, tendant une des laisses à Tab. Celle-ci saisit le collier et en entoura le cou de Sofia tandis que ses compagnes s'empressaient pour faire de même sur les deux punies restantes. Tab souffla.
"Allons, elles sont à nous ces chiennes, profitons mes belles et abusons d'elles autant qu'ils nous plaira."
Discrètement les techniciens avaient repoussé le cheval d'arçon contre le mur. Le centre de la scène était à présent occupé par un profond tapis de laine moelleux à souhait. La blonde avait choisi Agathe et l'entrainaît à part tandis que la brune tirait Inge vers elle, prenant sa bouche dans un baiser gourmand. Tab tira sur la laisse de Sofia et lui fit quitter le fauteuil de façon à ce qu'elle se retrouve à genoux en face d'elle. Posant sa main sur sa tête, elle attira son visage vers son entrecuisse.
Sofia ne lutta ni n'hésita. Lentement, elle avança ses lèvres vers le delta humide, entre le compas soyeux des jambes, dardant une langue suave et curieuse de goûter à ses chairs odorantes dont les effluves sucrées emplissaient ses narines. Avec un soin tout particulier, elle défroissa les pétales gonflés, délicatement elle vint révéler le délicat pistil qui pulsait son désir et, sentant la main de Tab se faire plus insisitant sur ses cheveux, elle plongea sa bouche au creux de la source pour collecter le nectar du plaisir avec autant de gourmandise que de délicatesse.
Tab gémit doucement tandis que la langue de Sofia s'enfonçait en elle, goûtant ses chairs trempées. Elle poussa son ventre contre la bouche qui la dévorait avec talent tandis que les cameras tournaient autour d'elles. Agathe était à quatre pattes, la croupe tendue, tandis qu'assise sur son dos la blonde, tournée vers ses reins, enfonçait ses doigts dans sa moiteur, tirant d'elle des cris de plaisir. Inge, silencieuse, tremblait tandis que la brune, sans jamais laisser sa bouche, étouffant ses gémissements, se collait contre elle, torturant de la façon la plus diabolique son clitoris. Les cameramen ne savaient plus où donner de la tête, passant d'un groupe à l'autre. Au bord du plaisir, Tab tira sur la laisse pour que Sofia cesse son infernale caresse. Elle la fit mettre à quattre pattes, comme ses deux compagnes, les alignant l'une contre l'autre. Elles présentaient ainsi leurs reins tendus aux trois femmes qui s'avancèrent vers elle. Sofia entendit le zip des combinaisons de latex qui coulissait révèlant leur rosette aux caméras. Lentement Tab se pencha sur Sofia et posa sa bouche contre la chair délicate de ses fesses, la léchant avec douceur.
Elle frémit sous la sollicitation et se tendit d'appréhension. Cependant, elle se cambra davantage, offrant ses rotondités épanouies aux caresses linguales, signant avec son corps une acceptation que sa bouche n'osait proférer. Tout contre elle, elle sentait ses compagnes pareillements troublées, frémissantes et offertes, et cette union des sens galvanisa son désir. Peu lui importait ce que lui ferait Tab. Elle savait pouvoir avoir confiance en elle et en sa science des corps. Tab était le grandre prêtresse des plaisirs saphiques et être livrée à elle, fut-ce pour une punition, ne pouvait que promettre le plus grand raffinement dans les plaisirs .
Tab parcourait la peau du fessier de Sofia en lentes caresses, posant délicatement sa bouche sur elle, jouant avec le velouté satiné du fessier tendu vers elle. Sa langue parcourait chaque millimètre, chaque parcelle de peau tendue. Lentement, elle se laissait glisser le long de la courbe de ses reins pour atteindre le sillon de ses fesses et déposer sa langue sur le passage qui menait à sa rosette Avec délicatesse, une de ses mains se posa sur son intimité et deux doigts habiles vinrent débusquer le clitoris qui se blotissait sous sa protection de chair. Elle l'agaça en caresses habiles, tirant sur le bouton délicat, le faisant rouler entre ses doigts. Doucement sa langue atteignit l'ourlet sombre et se mit à tourner autour de l'anneau qui pulsait, venant l'effleurer doucement, le caressant, le titillant, le forçant petit à petit. A côté d'elle, la brune enfonçait délicatement trois doigts dans l'intimité d'Inge alors qu'Agathe se mordait le poignet pour ne pas gémir tandis que la blonde qui l'avait choisie s'était allongée sous elle, attrapant son sexe de sa bouche et le dévorant avec voracité.
08 août 2008
20. Menaces et promesses
En disant cela, il se grattait d'une main le menton, les détaillant avec insistance.
Le trio n'en menait pas large. Coincées, prise en flag, chacune se demandait comment elles allaient pouvoir sortir de cette situation sans le payer très cher. Inge tenta un sourire désarmant, du haut de ses un mètre soixante quinze, et s'avançait déjà pour opérer une manoeuvre de séduction quand Sofia s'interposa avec audace.
"Bonsoir" fit-elle sobrement, d'une voix posée "Nous sommes bienheureuse de vous trou ver...bien que cela nous gêne un peu.... Mademoiselle Tab nous avait demandé de la retrouver ici... discrètement, vous comprenez ? Mais on s'est un peu égarées en repartant. Vous voulez bien nous aider s'il vous plaît, nous ne voudrions pas la mettre dans une situation délicate ..."
Et tout en le fixant avec insistance, elle affichait une mine réservée et contrite tout à fait convaincante.
L'homme perdit son sourire aigrillard. Il se gratta un instant le crâne. Décidément, il n'avait pas de chance ! Toute la journée il devait rester en compagnie de ces stars du x, qui le regardaient avec mépris, et quand, enfin, il tenait une occasion de prendre un peu de bon temps, cela tombait à l'eau. Il marmona dans sa barbe.
"Oui... euh... bien sûr, je comprends ...suivez-moi, je vais vous ouvrir la porte de la grille."
Déposant sa caisse à outils, il les entraîna à sa suite. Leur ouvrant les portes grillagées, il les regarda s'éloigner dans la clairière obscurcie par la tombée de la nuit. Soupirant, il referma la petite porte et retourna à sa caisse à outils ; il avait un joint à changer dans les toilettes. Il ne saurait jamais que, s'il était arrivé dix minutes plus tard, il aurait eu l'occasion de surprendre les jeunes femmes dans une autre posture bien plus compromettante.
Mais déjà, elles s'ensauvaient, courant entre les ombres protectrices de la nuit vers le Pensionnat. Au bout de deux cents mètres, elles s'arrêtèrent et éclatèrent de rire.
"Toi alors ! " déclara Agathe entre deux hoquets "Tu es incroyable ! Quel aplomb ! Je nous voyais déjà fichues et tu as retourné la situation en cinq sept ! Chapeau ma belle !"
Sofia lui sourit avec une grimace faussement modeste et finit par reprendre son sérieux. Son ton se fit presque menaçant
"Oui, on a eu de la chance sur ce coup ! Mais n'allons pas crier victoire trop vite ! Il est tard et on n'est pas encore dans nos chambre. Alors les filles... c'est parti ! On file dans nos quartiers respectifs le plus discrètement possibles ! A partir d'ci c'est chacune pour soi. Bonne chance !"
Elles se glissèrent le plus discrètement possible dans les couloirs silencieux du pensionnat et remarquèrent rapidement que le couvre-feu n'était pas encore en place. Elles étaient revenues à temps pour se fondre dans les derniers groupes de pensionnaires qui s'en retournaient dans leurs chambres. Elles se séparèrent sans se regarder, essayant de se faire les plus discrètes possible. Alors qu'elles regagnaient l'abri de leur chambrée, soulagées et joyeuses, il fit repasser la vidéo de surveillance sur son écran. On y voyait les trois pensionnaires se glissant dans le couloir des studios, puis, raccompagnées par un des ouvriers de l'entretien, sortir par la porte de la grille. Il éteignit le moniteur et se tourna vers l'homme assis à ses côtés.
"Sofia est vraiment étonnante, c'est une rebelle dans l'âme... "
L'homme, confortablement installé dans le fauteuil tout près de lui, décocha une grimace amusée.
"C'est tout à fait elle, en effet..."
Monsieur prit le dossier de Sofia et y consigna une série de notes.
"Mon cher Vlad, je pense que lors de la soirée de Monsieur Malthazar une remise en ordre s'avère indispensable."
Vlad lui sourit à nouveau.
"Effectivement. Je suis tout ouïe, que me proposez-vous ? Après tout, c'est vous l'expert dans ces choses."
Les hommes conversèrent encore une demi-heure avant que Vlad ne retourne dans sa cellule dorée.
Dans leur chambre, Sofia et Agathe, pressées par une Élise dévorée de curiosité, se replongeaient, en chuchotant prudemment, dans leur équipée nocturne et racontaient leurs découvertes. Elles échangèrent leurs impressions, mêlèrent leurs rires étouffées comme des gamines impertinentes, tout en ôtant leurs vêtements et en se préparant pour le coucher. Malgré leur transgression, elles étaient déjà si bien rôdées à la discipline du Pensionnat qu'il ne leur serait pas venue à l'idée de se laisser surprendre par le couvre-feu. Lorsque les lumières s'éteignirent, chacune avait retrouvé sa place et leurs confidences se poursuivaient, à mi-voix, sous les couvertures. Inlassablement, la conversation revenait sur la soirée du week end et chacune tentait d'étayer des hypothèses diverses sur ce qui pouvait les attendre. La conversation s'espaça dans la pénombre. Peu à peu, le sommeil les emporta l'une après l'autre. Sofia s'endormit la dernière sur un souhait de douce nuit pour Vlad.
La nuit s'étendait sur le pensionnat silencieux. Il s'assit dans sa petite voiture de location, dissimulée sous le couvert des arbres. Dans sa main, il tenait le plan des bâtiments qu'il avait annoté de plusieurs remarques. Caméras thermiques, détecteurs de mouvements, plusieurs postes de gardes, des rondes régulières. Les lieux étaient gardés... et bien gardés qui plus est. Il lui faudrait du temps pour mettre en place son plan de bataille, plus que ce qu'il avait pensé. Pour l'instant tout se passait bien, mais la partie était serrée. Scorpion replia le plan et, remettant le contact, sortit son véhicule de sa position pour se diriger vers la plaine. Il ne savait pas combien de temps il avait, mais il ne comptait pas non plus se jeter de manière suicidaire dans la gueule du loup.
Alors qu'il s'éloignait à vitesse réduite, Sadex se tournait et se retournait dans son lit, en proie aux plus vives tourments de l'inquiétude. Qui pouvait lui en vouloir ainsi ? Les russes ? Les italiens ? Quelle faction de la pègre avait dépéché un tueur ou un groupe de tueurs à ses trousses ? Il n'en dormait quasiment plus, ne trouvant qu'un sommeil épisodique et hâché. Il en oubliait même tout plaisir. Il se fit la promesse de prendre quelques moments de bon temps avec Sofia à la premiere occasion. Somme toute, elle était vouée à devenir son esclave servile et obéissante ; il verrait bien si les cours de ce pensionnat portaient leurs fruits.
La sonnerie les tira du sommeil. Dans la chambrée occupée par Agathe, Elise et Sofia, les trois filles s'étiraient paresseusement en s'apostrophant avec bonne humeur. Une nouvelle journée de formation débutait, qui les approchait inexorablement de la fin de semaine si redoutée, si attendue. Soudain, Sofia s'écria avec malice
"Hey, les filles on a le cours de libertinage aujourd'hui, non ? Prêtes pour lire votre texte et essuyer les piques de notre inénarable professeur ? "
Sa remarque eut son petit effet. Elise pâlit et la dévisagea la bouche ronde et Agathe rosit à l'idée du défi à relever. Elise finit par lâcher, d'une petite voix plaintive
"Oh lala que je déteste ce cours ! J'ai l'impression d'être une souris dans les griffes du chat..." Ce qui déclencha l'hilarité de ses deux compagnes ; elle finit par rire de bon coeur avec elles de ses craintes puériles. Et c'est d'humeur joviale qu'elle partirent pour les douches.
La journée se déroula suivant les us et coutumes du pensionnat. Elles se rendirent en bon ordre au réfectoire et y prirent leur petit déjeuner. Celui-ci fut suivi par deux heures de sports où elles apprirent les rudiments du corps à corps et de la self-défense. Cependant le cours était clairements orienté et visait à immobiliser un adversaire en attaquant directement ses parties génitales. Elles se livrèrent donc avec joie aux diverses prises qu'on leur enseignait. Au bout des deux heures de cours, elles eurent droit à une douche, avant de rejoindre le cours de Monsieur Villaret, qui les attendait devant une tasse de café fumant. Il les reçut avec un sourire et les joutes s'engagèrent rapidement. Villaret était un bretteur redoutable qui ne se laissait pas désarçonner. Certaines des pensionnaires dissimulaient difficilement leur rage sous les assauts moqueurs de leur professeur. Il semblait avoir réponse à tout, et composait une remarque acide pour chacune d'entre elles.
Sofia admirait la finesse de son esprit, sa lucidité ironique, qui lui permettait de toucher juste à chaque coup, même si en faire l'objet n'était jamais simple à accepter ni particulièrement agréable, mais elle trouvait que ce cours était le plus distrayant et le plus vivifiant de tous ceux qu'elle vivait au Pensionnat. Il moqua pourtant sa lecture, lui réfutant le ton qu'elle avait utilisé, le trouvant trop froid et distancié. Elle lui répondit qu'à céder trop vite aux émois des maux et à les livrer par la voix c'était comme à se déshabiller avant de s'être faite désirer et qu'il n'y avait de plaisante victoire qu'après le feu d'une charmante bataille. Le cours s'acheva au beau milieu d'échanges animés et elle ne put retenir une exclamation de protestation tant il lui avait paru court.
Il la regarda avec un sourire, en se levant pour signifier la fin du cours. 
"Décidément ces masochistes... plus vous les fouettez, plus elles en redemandent ! Allons mesdemoiselles, allez donc vous sustenter. Cet après-midi j'ai entendu dire que cette chère Tab n'allait pas épargner certaines d'entre vous."
02 août 2008
Une bulle de pourpre
Sur une belle idée de Méli, mes mots d'hier en bulle d'émotion .... sens dessus-dessous !!!
Pour un éclat de Nous, .... essence unique !
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