20 août 2009
30. D'un fil à l'autre
Toutes
hésitaient, doutant de pouvoir supporter la morsure de fouet de manière plus
courageuse ou convaincante que Marie. Toutes... ou presque. Sofia se mordait la
lèvre pour contenir le désir qu'elle sentait croître en elle. Agathe la fière
Agathe, brûlait d'envie d'en découdre avec le fouet mais retardait toute
manifestation de peur de se montrer moins résistante qu'elle ne l'aurait voulu.
Ce fut Inge qui les devança toutes et qui se redressa lentement, mais avec une
certaine fierté et vint se planter devant Malthazar. Face à lui, en position
centrale, enfin elle baissa les yeux, sous son regard incisif, et levant ses
mains les croisa derrière sa nuque, attendant.
Le fouet vint tout de suite la
cueillir, s'enroulant autour d'elle comme il l'avait fait précédemment pour les
deux premières candidates. Inge ne vacilla pas, statue de marbre parfaitement
immobile, elle n'eut pas même un tressaillement. Le fouet recommença sa course
autour de son corps, claquant et résonnant. La grande femme blonde ne bougeait
pas, son visage restait impassible et détendu sous les claquements, tout juste
vacillait-elle légèrement lorsqu'un coup plus violent la poussait un peu sur le
côté. Les derniers coups, elle ferma les yeux avec un soupir et le fouet finit
par cesser son jeu sur elle.
"Inge, qu'avez vous ressentie ?" La
femme blonde rouvrit des yeux brillants et de sa belel voix grave soupira.
"J'ai eu du plaisir Monsieur."
Malthazar sourit et lui désigna la
croix qu'elle rejoignit en lui rendant son sourire, se laissant déshabiller par
deux surveillantes et attacher aux montants. Malthazar fit claquer le fouet sur
sa peau ; elle eut un petit tressaillement mais n'en tendit pas moins ses reins
vers son bourreau. Le fouet claqua plus fort laissant une zébrure sur son
épaule puis une autre sur une de ses fesses. Malthazar faisait tourner son
fouet dans les airs, le cuir tressé venant claquer sur sa peau à un rythme
soutenu. Parfois un coup plus fort venait la jeter contre la croix de bois mais
elle reprenait rapidement sa position les reins cambrés. Silencieuse au début,
à présent elle répondait par un gémissement à chaque nouveau coup de fouet.
A
chaque coup, Sofia frémissait plus fort. Il y avait un moment maintenant
qu'elle avait fermé les yeux et que, tête baissée, elle portait toute son
attention aux seuls souffles, celui du fouet qui tranchait l'air et claquait
d'un bruit mat ou comme une détonation, celui d'Inge tantôt lent, tantôt plus
rapide et modulé sur un râle de fond de gorge, et elle avait la sensation que
ces sons pénétraient sous sa peau, se gravaient dans sa chair, faisant battre
son sang plus vite. Elle était à la torture. Elle voulait le fouet, elle
désirait son étreinte et son feu. Elle était sûre de ne pas avoir le stoïcisme
de Inge mais elle voulait sentir la morsure sur sa peau, plus fort qu'elle
encore... elle voulait les marques et leur brûlure, elle le ressentait
viscéralement. Et les yeux clos, dans sa position agenouillée, sans s'en rendre
compte, elle chaloupait à chaque nouveau coup comme si elle l'avait reçu.
Inge avait cessée de gémir
pour pousser de petits cris chaque fois que le fouet se posait sur elle. Elle
tanguait, s'arqueboutait à chaque claquement. Malthazar faisait tourner le
fouet de plus en plus rapidement, la lanière cinglait ses reins, ses cuisses,
son dos, ses épaules, les marquant de striures.. . La respirationd e inge se
faisait chaotique, elle poussa un long cri et s'abattit contre la croix en
gémissant. Malthazar laissa retomber le fouet au sol alors qu'elle s'affalait
sur ses liens, retenue uniquement par les entraves de cuir. Elle gémissait
encore doucement pendant que deux surveillantes défaisaient ses entraves et
l'aidaient à s'installer sur un coussin.
"Voici qui est fait nous avons à présent reçu la plus
belle démonstration de ce que le fouet peut
donner. A
présent le cours est terminé. Je vois la déception sur certains
visages... mais vous n'alliez tout de
même pas penser que j'irai vous fouetter toutes l'une après l'autre ? Je ne suis pas un surhomme
somme toute. Par contre vous aller terminer ce que j'ai commencé"
Malthazar désignat Marie à une des surveillantes, menez cette enfant à moi, et vous Inge, Devi et Sofia approchez, vous donnerez chacune dix coups de cravaches à cette jeune fille, il est de votre devoir de l'aider à s'agerrir."
Devi s'avancat hésitante tandis qu'a contrecoeur Marie prenait place sur le prie dieux, leur présentant ces reins cambrés. La jeune femme apliquat deux coups secs sur les fesses
de lMarie. Puis semblant réfléchir, elle cingla l'extèrieur des
cuisses, une premiere fois, puis une deuxième avec force. Le fessier de Marie
balançait de gauche à droite sous les coups de cravache. Lorsque Devi termina,
Marie laissait pendre mollement sa tête sur le prie-dieu. Agathe ne fut pas
longue à prendre son tour.
"Verifiez son
état Agathe, assurez-vous du bienfait que produit ce traitement à cette jeune femme."
Agathe caressa du bout des
doigts les fesses de Marie et glissa vers son intimité.
"Ces fesses sont aussi brulantes que son intimité
Monsieur."
Le professeur hocha la tête:
"En ce cas, ne vous gênez pas ma chère."
Agathe leva la cravache et
l'abattit sur les fesses de MArie, visant les endroits qu'Inge avait marqué de
ses coups, faisant crier sa victime dans un soubresaut à chacune de ses touches
d'une redoutable précision. Elle atteignit dix et le regard brillant tendit la
cravache à Sofia.
Malthazar intima :
"A vous Sofia, il vous revient de finir le
travail."
Sofia
prit la cravache comme si elle allait lui brûler les doigts. Elle se rendit
compte que sa main tremblait. Serrant ses doigts sur le manche, à s'en faire
mal aux phalanges, qui blanchirent sous la contraction, elle assura sa prise
tant bien que mal et se reculant elle ferma les yeux. Levant le bras, elle prit
une profonde inspiration. Et laissa retomber son bras. Il y eut un murmure dans
la salle. Sofia se raidit et releva le bras. A nouveau, elle se sentit ridcule
avec cet objet, incapable de porter un coup digne de ce nom. Elle abaissa sà
nouveau son bras en secouant la tête.
"Je ne peux pas Monsieur... je ne
peux vraiment pas.... Ce serait n'importe quoi ..."
"Obéissez Sofia, car à présent vous lui devez vingt coups. Chaque tergiversation est in utile, chaque rebuffade donne droit à une
contre-réaction équivalente. Dépêchez-vous, personne
ne sortira d'ici avant que vous ne vous soyez exécutée. Il ne vous appartient pas de juger ce qui est n'importe quoi ou ne
l'est pas. Nous ne sommes pas dans une cours
de récréation et je ne pratique pas l'éducation laxiste. Si vous désirez
exprimer votre être profond, faites-
le donc avec cette cravache. Et maintenant... je n'ai pas que cela à faire."
Elle
sentit la rage de l'impuissance dévorer son plexus, faire battre plus vite son
coeur. Il ne comprenait donc rien ! Elle arma son bras et pensa très fort en
fermant les yeux un instant : "Je
suis désolée pour toi Marie, vraiment désolée !"
Et elle
abattit son bras, en un revers vigoureux. La cravache cingla l'air avec un
siflement furieux et la baguette vint frapper les fesses en travers, imprimant
son empreinte en rouge vif. Mare poussa un cri suraigu et se tordit en
haletant. Mais déjà Sofia recommençait. Ce n'était plus elle qui portait les
coups, mais c'était tous les coups reçus dans la furie et dans l'humiliation,
tous les coups brûlants et impitoyables qui avaient mordus sa peau sous les
mains de Sadex et qui l'avaient vaincue et emportée, qui sortaient d'elle, qui
possédaient ses gestes et venaient violenter le corps offert pour l'emporter à
son tour. Elle frappait méthodiquement, froidement, sans compter, fermant
parfois les yeux pour ne pas voir les marbrures sur les fesses de Marie. Et ce
n'était plus tant Marie qu'elle marquait de ces morsures mais elle-même qui
revivait, des deux côtés à la fois, ses plus douloureux et plus fous voyages.
Ce fut Malthazar qui bloqua son bras.
Il maintint fermement son poignet et du
regard lui désigna Marie. Celle-ci haletait en roulant des hanches les yeux
clos, des traînées de larmes sur les joues, un sourire flou sur les lèvres.
"Voyez ce que vous avez produit. Oui,
vous lui avez donné ce qu'elle attendait sans le sa voir. Avez-vous joui Marie ?"
La jeune femme releva la tête en
frémissant et murmura. "Oui Monsieur."
Malthazar prit la cravache des mains de
Sofia.
"Vous
avez laissé parler votre feu et sans conscience avez donné à Marie ce qu'elle
at tendait sans se l'avouer. Parfois
les voies que l'on emprunte pour apprendre à se connaitre sont tortueuses et nous paraissent impossible
à suivre. Pourtant elles sont t outes
le fruit de notre propre psychée. Ce que vous avez ressenti, cette colère,
cette rage, cette lave dans
votre sang et que vous avez extériorisée malgré vous est le fruit du combat que vous menez dans votre esprit.
Faites en votre alliée. Le laisser-aller est une chose difficile souvent, parfois impossible et sous-entend
que vous cherchiez une chose bien précise.
Sofia, vous touchez du doigt en ce moment une chose fondamentale de votre propre désir. A vous de voir comment vous
allez l'aborder, en vous cabrant ou en llaissant sortir de vous ce qui vous hante et vous consume."
Sofia baissa la tête et
rétorqua entre ses dents :
"Nous le verrons samedi Monsieur !" et
elle tendit à Malthazar la cravache qu'elle tenait toujours serrée entre ses
doigts. Ses épaules tremblaient et elle dut faire un terrible effort pour
maîtriser sa respiration et juguler l'envie irraisonnée de pleurer qui
l'assaillait. Elle n'avait aucunement le désir de faiblir devant leur terrible
professeur. Elle lui prouverait qu'elle était capable d'avancer, même sur des
voies tortueuses, même là... quoiqu'il lui en coûte, elle était décidée à
avancer.
Commentaires
Merci
pour cette suite tant attendue
Je vous en prie,,
L'ètè incite à poster je trouve :-)
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