26 août 2009
Les pays qui ne font pas rêver,, l'Angleterre
Si vous êtes une star ou bien même l’amie d’une star, il est très en vogue en ce moment de filmer ou photographier vos ébats sexuels. Ces vidéos compromettantes que vous stockerez bien sur dans un quelconque PC ou téléphone portable que vous perdrez avec le plus grand soin afin qu’il tombe entre les mains d’un paparazzi. Outre le fait de relancer un peu votre popularité et vous remettre sur la scène cela occupe aussi l’esprit des *flappeurs* du net. Mais il est un pays ou les conséquences d’une telle perte peuvent être des plus désagréables surtouts si vous vous livrez à des jeux BDSM.
L’Angleterre fait partie de cette catégorie de pays. Dans le royaume de sa gracieuse majesté on considère que la « victime » d’un acte jouant avec la douleur ou marquant le corps dans le cadre d’un jeu sexuel est nécessairement non consentante et ce même si ce jeu est consenti et sans danger pour le ou la soumise le subissant.
Au début des années 1990 l’affaire Spanner est la mise en application typique d’une loi imbécile reflétant la pudibonderie et l’hypocrisie d’une certaine forme de pensée héritée de l’ère victorienne. Un groupe d’homme pratiquant le BDSM s’est vu inculper par la justice anglaise pour avoir pratiqué en seing privé des jeux BDSM et ce sans que la moindre plainte n’ai été déposé et sans que personne n’ai été blessé lors de ces séances.
Le juge a considéré que ces actes jouant parfois avec la douleur, avec des marquages physiques (sans mise en danger des personnes la "subissant") ne pouvaient pas être demandés, que les soumis étaient nécessairement non consentants. Ce juge niait donc le SM comme mécanique de plaisir consensuel. Ce jugement réservait la possibilité de se frapper consensuellement, ou marquer, à des activités telles la boxe, le tatouage, mais l'interdisait dans un jeu sexuel.
Les personnes inculpées (seuls les "dominants" ont été condamnés) et leurs soutiens ont tenté de faire annuler ce jugement
en le portant devant la Cour Européenne des droits de l'homme. Le verdict, rendu en 1997, a confirmé le jugement britannique. Plusieurs hommes ont été condamnés à 3 ans de prison.
Cette loi est aujourd’hui encore en vigueur et pratiquer des jeux BDSM reste illégal dans la perfide Albion. Bien que l’association Spanner Trust se batte depuis des années pour que les pratiques BDSM ne soient plus considérées comme illégale, le gouvernement britannique en remet une couche en 2009.
En janvier 2009 une loi sur la possession d’image extrême à prit vigueur. Il est désormais répréhensible de posséder une quelconque image mettant en scène un acte causant des blessures dans le but de susciter l’excitation personnelle. Alors rangez fouets (ou alors ne laissez pas de marque), aiguilles et autres lames, toutes ces images rentrent dans le cadre de cette loi et peut vous mener à l’expulsion de ce charmant pays.
On peut se demander si le bannissement n'est pas un moindre mal….
Photos : SM Pride March à Londres.
Commentaires
gonflé venant d'un pays qui a pratiqué (pratique) les châtiments corporels à l'école ... mais ceci expliquant peut être cela ...
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