Les Ecrits Pourpres

Ecrits Pourpres, une histoire de D. et de s. Notre histoire, une histoire d'amour et d'ouverture, venez nous rejoindre, vivez et vibrez avec nous.

14 septembre 2009

Le jouet de Carlos

Mesdames et Messieurs, le colporteur est en ville, avec sa besace sur le dos... Que nous amène t'il cette année le brave homme ?

Eh bien dans ma besace j'ai ce petit quelque chose braves gens. Une jolie croix de Bondage..

Vous me direz et alors des croix de bondage on en a déjà vue tout plein dans notre vie de baroudeurs du BDSM ?

Eh bien celle ci voyez vous est un modèle unique, construit sur mesure pour un ami. Quelques données techniques ?

Largeur de l'ensemble 2.60 mètres, hauteur 2.00 mètres, profondeur 0.60 Centimètres, la croix est animé par un moteur électrique 220 volts, ce moteur de construction allemande (comme le reste de la croix, et on sait que dans ce pays on ne lésine pas avec la qualité du matériel) permet à la croix de supporter un poids de 150 kilos au bout de son axe. Ce qui signifie qu'une fois mis à l'horizontale on peut s'asseoir au bout pour boire un café pendant que la soumise ou le soumis sèche dans ces liens.

Que dire encore si ce n'est qu'elle n'a servie que trois fois et que son propriétaire doit s'en défaire car il ne trouve pas de place pour la ranger. Actuellement elle se trouve dans un joli club en Allemagne à la lisière de la frontière. Elle peut être démontée pour le transport et son créateur en demande 3500 Euros.

Alors si la possession d'un objet unique en son genre vous intéresse n'hésitez pas à prendre contact avec moi je vous transmettrais les coordonnées du vendeur

Pour avoir plus de photos du petit jouet, suivez le lien..... Le jouet de Carlos

P8100047

Posté par Ecritspourpres à 10:20 - Petits jeux et divers tissements ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 septembre 2009

34. Les appats des apprets

1252408509495Elle resta là, silencieuse, à l'observer tout le temps qu'elle s'habillait. Lorsqu'elle se présenta devant elle revêtue de sa tenue de danse, Vénus frotta un instant sa lèvre inférieure du bout de son pouce, paraissant réfléchir.

 "Nous nous retrouverons cet après midi dans la cour du pensionnat, à 13 heures.  Soyez ponctuelle, le retard est un impolitesse absolument intolérable."

 

Puis sans ajouter un mot ni attendre de réponse, elle quitta le vestiaire, laissant Sofia rejoindre le cour. Leur professeur de danse la fusilla du regard lorsqu'elle pénétra sur le plateau, lui faisant signe de rejoindre le groupe qui travaillait ses étirements. Elle se plaça aux côtés d'Agathe, lui adressa un sourire rassurant et commença à travailler les enchainements tandis que ses muscles encore douloureux se rappelaient à son souvenir.

 

Elle travailla cependant sans relâche, forçant son corps aux limites du supportable, endurant la brûlure de ses muscles sans diminuer ses efforts, se vidant l'esprit dans l'effort et la transpiration. Elle ne pensait plus, elle était simplement ce corps mouvant et discipliné, présente en totalité dans l'instant du geste à accomplir et uniquement là. A un moment, où leur terrible professeur leur accordait une maigre pose, à ce moment là seulement, elle pensa qu'elle était rassemblée, une et une seule, femme et femelle concentrées dans le travail du corps et qu'elle n'avait plus le droit de se vouloir émiettée. Mais le cours reprit. Elle cessa de se penser pour se confronter à un nouvel exercice particulièrement difficile. La sonnerie les sauva toutes de l'épuisement.

 

      

Leur professeur parut contrariée par cette sonnerie qui interrompait sa séance de torture mais ne les laissa pas moins s'en aller en leur promettant une séance suivante plus exigeante encore. Elles se dirigèrent en bon ordre vers les douches profiter des jets d'eau chaude qui coulaient sur leurs muscles endoloris. Lorsqu'elles sortirent du vestiaire, Venus les attendait dans le couloir encadrée par deux surveillantes. Elles s'immobilisèrent devant elle, immédiatement, silencieuses et attentives. Vania s'avanca vers la femme à la chevelure rousse qui se pencha dans le creux de son oreille pour lui chuchoter quelque chose. la jeune femme approuva d'un mouvement de tête. Vénus s'adressa ensuite au groupe.

 "Les pensionnaires qui ne sont pas retenues pour la soirée du professeur  Malthazar vont accompagner Vania pour une séance de sport suplémentaire de  deux heures. Au programme musculation et endurance, de même elles  occuperont leur après midi à faire des révisions dans les salles d'études."

Il y eut un murmure dans les rangs, murmure tout de suite éteint par un haussement de sourcils de Venus qui reprit.

 

 "Je ne peux admettre que dans ce groupe, pourtant prometteur à ce que l'on m'a  dit, toutes les pensionnaires n'atteignent pas le niveau requis par le professeur  Malthazar. A l'avenir toutes celles qui ne seront pas sélectionnées seront punies. A  présent, suivez Vania et en silence."

 

Le groupe s'ébranla lentement suivant les surveillantes. Il ne restait dans le couloir que le groupe des six élues ainsi que Venus accompagnée d'une surveillante.

 

 "Ne croyez pas pour autant mesdemoiselles que le fait d'être sélectionnées vous  dispense de tout effort. Je demande la perfection de la part des élues. Nous allons  nous rendre dans le réfectoire où vous prendrez une collation ensuite nous nous  retrouverons pour les préparatifs."

 

Ce fut dans un silence tendu qu'elles allèrent s'installer devant leur table. Visiblement, on leur avait prévu un menu particulier, concocté en vue des performances attendues pour les "pouliches" sélectionnées par le Maître. Il y avait force jus de fruits sur la table et des fruits exotiques débordaient de corbeille d'osier. La cantinière acorte s'approcha d'elle en désignant son plateau roulant et avec un grand sourire annonça :

 

"Alors pour ses demoiselles, nous avons Quinoa à la sauce cannelle et curry avec sauté  de poulet, riz vénéré au gingembre et à la citronelle, assiette de fruits mers et  saumon marinés au piment, et enfin délice de perle du japon à la rose et coriandre. Bon  appétit !"


Et elle déposa sur leur table de jolies plats abondants et odorants, leur conseillant de goûter à tout avec un clin d'oeil et de surtout bien se nourrir.

      

Visiblement le cuisinier s'était surpassé dans son office et le fumet qui s'échappait des mets présentés devant 1252408052802elles ne pouvait laisser insensible. Elles se servirent avec des sourires gourmands, remplissant leur assiette des mets colorés et commencèrent à déguster en silence. Leur ventre noué dans un premier temps se refusait à accepter toute forme de nourriture, puis la saveur des plats excita leur appetit. C'est avec un plaisir évident qu'elles terminèrent leur repas. A 12h55, Sofia, levant la main demanda à une surveillante l'autorisation de se rendre dans la cour ce qui lui fut accordé sans commentaire. Moins d'une minute après, elle se retrouvait seule, le coeur battant, les mains moites, parcourant des yeux fébrilement une cour désespérement vide, à l'exception d'un jardinier qui ratissait le gravier des allées. Une voix dans son dos la fit sursauter :


 " C'est parfait Mademoiselle, vous pouvez maintenant regagner vos rangs."


Elle se retourna d'un geste pour découvrir une surveillante qui lui désignait le bâtiment où l'attendait le groupe des élues, alignées en bon ordre devant la porte du réfectoire. Elle prit place avec résignation et la petite cohorte s'ébranla en silence. Vénus les attendait dans le hall, hautaine et imperturbable, et elle les dirigea sans un mot vers l'aile où se trouvait le sauna.


 "Déshabillez-vous mesdemoiselles."


Elles obéirent à l'injonction sans hésitation, presque avec soulagement, l'action les libérant du poids du silence et c'est nues qu'elles se présentèrent dans le solarium où les attendait Vénus, derrière une table recouverte de pots et d'onguents.


 "Première chose mesdemoiselles, vous allez faire disparaître tout poil disgracieux,  et prendre soin de votre peau ; je n'admettrai, en terme de toison pubienne, qu'une fine bande pas plus large qu'un doigt et taillée de facon homogène. Celles que je jugerai prêtes se rendront ensuite dans le sauna pour se détendre.. Les autres..." Elle eut un sourire carnassier et ses pupilles reptiliennes étincelèrent.


 "Je ne veux même pas envisager qu'il puisse y avoir des autres ."

 

Elles avaient parfaitement saisi le message et s'activèrent immédiatement, se saisissant des flacons de cire chaude et froide et des crèmes exfoliantes. Leur complicité se manifesta à nouveau et elles s'entraidèrent avec naturel pour traquer la moindre ombre de duvet et rendre leur épiderme lisse et doux. Certaines optaient pour une épilation complète du pubis et s'escrimaient à la pince à épiler à extraire les dernière trace de pilosité.

Sofia avait choisi de conserver une fine ligne de sa toison brune, comme un doigt sombre et dru posé au dessus de ses lèvres et Agathe, trop heureuse de retrouver un peu de proximité avec son amie, s'attachait à le lui dessiner parfaitement. Une à une, après s'être épilée et enduite d'onguent adoucissant se présentait devant l'intraitable Vénus qui évaluait le résultat.

      

 

Elle les inspecta minutieusement, les détaillants des pieds à la tête puis se recula avec un sourire satisfait.


 "C'est bien, du joli travail mesdemoiselles j'en conviens. A présent rendez-vous  dans le sauna."


Elles acquiescèrent en souriant de contentement et pénétrèrent avec calme dans le sauna qui était règlé sur 70 degrés, température idéale pour se détendre sans épuiser le corps. Elles s'installèrent sur les bancs sans empressement, commençant à goûter à la douce et apaisante chaleur des lieux. A leur grande surprise, la porte se rouvrit pour laisser le passage à Venus qui, entièrement nue et si semblable à elles, s'assit en leur faisant face. Elles purent admirer à loisir son corps aux formes déliées, sa peau laiteuse de rousse qui semblait presque trop blanche pour être réelle. Il était impossible d'y distinguer la moindre marque, ni tache de naissance ni tache de rousseur. Elle s'étira puis s'installa ses longues jambes négligemment croisées.


 "Bien mesdemoiselles... installez-vous à présent par groupe de deux, l'une à côté  de l'autre et caressez-vous mutuellement. Ce soir vous aurez besoin d'une forte  charge de désir qui tenaille votre ventre pour tenir le coup. Alors autant  s'échauffer tout de suite, le feu qui couve est le plus intéressant .... et le plus  dangereux."

 

Sofia était entourée de ses deux compagnes de chambre et les vit se tourner vers elle quasi simultanément. Agathe fut la plus rapide, et la plus audacieuse et posa une main de propriétaire sur le pubis de Sofia, dévisageant Elise en penchant la tête de côté et en souriant de sa victoire. Bonne joueuse, Elise lui sourit et accueillit la main de Devi qui venait la solliciter. Agathe, sans ôter ses doigts, colla sa bouche contre le cou de son amie et, tout en lui imprimant de petits baisers sous le lobe de l'oreille, lui chuchota :


 "Je vais te faire brûler vilaine cachotière, tout autant que je brûle de savoir tout ce  que tu me caches !" Et elle s'appliqua à faire frémir son épiderme de sa langue et de ses doigts.

 

Toutes maintenant se caressaient mutuellement, mains et doigts courant sur les intimités, chairs moites, frémissantes dans la chaleur du sauna, faibles gémissements alanguis. Impassible Vénus les observait de son regard scintillants, deux billes émeraude et fixes dans la douce pénombre de la pièce, que les pensionnaisres évitaient de croiser. Elles la virent cependant ouvrir doucement le delta de ses cuisses et poser une main fine sur son entrejambe. Lentement, du bout des doigts, elle commença à se caresser d'un mouvement léger, presque imperceptible, tout en observant le rythme de leur respiration qui changeait peu à peu, se modifiait au fur et a mesure qu'elles progressaient sur le chemin de la volupté. Ses doigts accélérèrent un peu leur cadence bien que son visage demeurat toujours impassible


 "Sofia, placez-vous entre les cuisses d'Agathe je vous prie et montrez-moi  comment vous  savez vous y prendre avec une femme." 


Son ton semblait égal et personne n'aurait pu croire, au son de sa voix, qu'elle ait pu être en train de se caresser nue dans un sauna et non en tailleur strict dans une salle de classe.

      

 Une telle maîtrise était agaçante. Vénus ne vit pas la petite lueur de défi qui s'alluma dans les pupilles de Sofia lorsqu'elle se glissa lentement entre les jambes d'Agathe. Comme lors de la séance chez Malthazar, la jeune femme s'appliqua à trouver la cadence qui emporte le plus sûrement sa camarade, en procédant avec une lenteur exaspérante pour les nerfs, par le souffle et les effleurements légers et subtils avant que d'approcher sa bouche et de caresser de la langue la face interne des cuisses fuselées de son amies. Elle ne vint baiser le coquillage qui s'impatientait qu'après l'avoir longtemps mise à la torture, non sans onduler doucement de la croupe, donnant en spectacle à Vénus la danse lascive de ses rotondités.

 

Vénus apprecia en experte le talent que déployait Sofia. Elle accéléra un peu le mouvement de ses doigts sur sa propre intimité. Puis elle cessa sa caresse pour se concentrer sur la scène qui s'offrait a son regard. Finalement, elle attendit qu'elles atteignent toutes un niveau de désir suffisant pour pour interrompre la petite seance :

      

 "Mesdemoiselles, il suffit, nous n'allons pas nous dépenser avant la soirée qui nous attend. Veuillez rester encore quelques moments sur place et detendez-vous sans plus jouer sur vos sens. Après cela nous choisirons vos tenues pour ce soir."

 

Agathe et Sofia ravalèrent leur frustration, l'une de ne pas avoir joui, l'autre de ne pas avoir abouti, et, obéissant au ton qui ne tolérait aucun contre-temps, rejoignirent leurs corréligionnaires dans un dernier moment de repos. Les vapeurs chaudes vinrent un peu dissoudre le désir, juste ce qu'il fallait pour le laisser flotter sous la chair sans qu'il soit mordant mais qu'un rien puisse le réactiver et les deux amies s'offirent un véritable moment de relâchement bienfaisant en soupirant d'aise.

 

1252408748218Vénus les laissa se prelasser quelques temps, il fallait que leurs muscles se relâchent, se détendent parfaitement. Elle prit donc tout son temps pour étaler sur une table l'ensemble des tenues qu'elle avait prévues pour leur vêture du soir. Elle les aligna de façon ordonnées, les unes à côté des autres, procédant à un tri méthodique, choisissant l'une, rejetant l'autre, modifiant les coordonnées pour finalement arrêter son choix au nombre des participantes. Rappelant les jeunes femmes, elle les fit aligner nues devant elle. Elle prit un malin plaisir à les faire patienter un certain temps, les faisant attendre, gauches et tendues, avant de commencer la distribution des effets. Elles se saisirent des pièces qu'elle leur assignait avec curiosité et commençaient à les enfiler en retenant qui leur rire, qui leur gêne. Chacune reçut sa pièce de vynil, de cuir, ou de dentelle. Venus termina par Sofia, lui tendant un étrange soutien gorge de métal et un string assorti qui semblait fait d'une serie de maillons imbriqués les uns aux autres.

 

Sofia le prit du bout des doigts et l'observa, dubitative. De tout ce qui avait été distribué, voilà qu'elle se retrouvait avec la tenue la plus froide et l'une des moins couvrante. Elle hésita un instant, réfrénant son envie de faire un caprice, une colère d'enfant déçu. Et se mit en devoir d'enfiler l'étrange harnachement métallique. C'était peu de chose et pourtant cela pesait assez lourd... et surtout elle avait du mal à trouver le sens qui convenait pour que les maillons ne soient ni emmêlés ni superposés. Nue, elle s'agaçait, sans succés, sur le string et son énervement grandissait au fur et à mesure qu'elle voyait ses camarades achever de se vêtir et se présenter devant l'intraitable Vénus.

      

 

Inge s'était avancée la première dans son long fuseau noir en latex si moulant qu'il lui faisait comme une seconde peau, La brune Devi s'aligna à son tour revêtue d'un corset et d'un mini short lacet en vinyl puis se fut Agathe qui se présenta. Elle portait une longue robe moulante en cuir fin et au dos nu plongeant qui révelait le sillon de ses fesses. Pour Elise, Venus avait choisi un corset cancan qui enserrait sa taille, l'amincissant et la serrant cruellement, et venait mourir dans une débauche de froufrous sur le bas de ses fesses rebondies. Elle ne portait rien d'autre que ce corset et rougissait d'avance à l'idée d'être ainsi exposée. Venus se tourna vers Sofia avec un sourire moqueur.

 "On dirait que vous peinez à vous vêtir... Seriez-vous un peu nerveuse, dites-moi ?"

      

Sofia releva la tête, les mains toujours aux prises avec le string qui se refusait à elle. Rougissante et confuse, elle affrontait le regard qui ne lui avait jamais paru aussi froid et assassin alors que Sarah terminait d'ajuster la tenue de dentelle qui recouvrait son corps sans rien en cacher.

 

Contrôlant sa nervosité, elle répondit le plus calmement du monde :


  "Je crains, hélas, Madame, qu'il s'agisse bien plus de maladresse que de nervosité.  Je n'ai jamais vu avant un pareil vêtement, enfin si on peut appeler "ça" comme cela,  et je n'ai aucune idée de la manière de le mettre."


Et parce que l'agacement la rendait audacieuse elle ajouta avec un sourire provocateur.


 "Mais vous l'avez choisi en tout état de cause, vous pouvez sans doute m'éclairer" Et elle lui tendit le string la défiant du regard.

      

 Vénus reçut le vêtement dans sa main et, calmement, l'agitant du bout des doigts, défit les maillons comme par magie.

 

"C'est comme certaines choses, les chaînes, il faut savoir les laisser couler pour  qu'elles se mettent d'elle-memes en place...Une simple question d'état d'esprit  Mademoiselle Sofia."


Cela fait, elle lui tendit le string, maillons à présent parfaitement alignés, et dont le sens lui parut évident soudain. Plusieurs surveillantes s'étaient avancées et les jeunes femmes avaient déjà prit place sur des fauteuils alors qu'on s'affairait autour d'elles pour les parer, les coiffer et les rendre telles qu'elles devaient se présenter devant l'assemblée qui les attendrait ce soir. Sofia enfila le string en grimaçant, les boucles d'acier s'ajustaient à son corps, appuyant aux endroits propices et frottant sur ses chairs comme des doigts encore glacés.


 "J'ai choisi cet ensemble, car ce sont des chaînes, et que des chaînes Sofia, vous  en portez un bon nombre il me semble."

 

Vénus avait énoncé sa phrase sur un ton anodin comme elle aurait signalé une mèche de cheveux mal placée. L'effet n'en fut que plus radical. Sofia se redressa, gifflée par la remarque et, soudain plus pâle, s'immobilisa en fixant Vénus. Elle osa, tentant de contrôler au mieux son timbre.


  "Etes-vous en train de me dire que chaque tenue est une déclaration publique de ce  que nous sommes ou ai-je droit encore à un traitement spécial ?" Elle se rendit compte que sa voix trahissait sa colère et se mordit le bas de la lèvre, baissant brusquement les yeux, un peu honteuse de se laisser emporter par les émotions à nouveau et si facilement.

      

 Venus ne cilla même pas, elle se contenta de tourner vers elle son regard glacé.

 

"Tout le monde a droit à un traitement spécial Sofia, c'est le sens même de ces  lieux. Chaque personne est unique, chacun est mis à un régime spécial. II n'existe  pas de recettes miracles, de programme commun, il n'y a pas de méthode, il n'y a  que des êtres humains, faillibles, qui s'élèvent petit a petit. C'est pour cela que  vous portez des chaînes, ce sont les chanes de votre éducation, celles de votre  peur, celles que vous craignez le plus. Ce ne sont pas les chaînes que moi je vous  pose, ce sont celles que vous vous êtes imposées vous-même. "

      

Venus se retourna vers les chaises où l'on était en train de procéder au maquillage.  "Les chaines les plus lourdes sont celles que nous tressons nous-même."

 

Posté par Ecritspourpres à 17:00 - Le Pensionnat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 septembre 2009

Les nouveaux légos sont arrivés....

pic17538

bdsmIMG_0070

lego_torture_l

Posté par Ecritspourpres à 08:46 - Les Mots de LUI - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 septembre 2009

33. Venus sortit des O et Sofia y entre

40248830Pourtant Sofia, elle, ne la quittait pas des yeux, tout en prenant place au milieu de ses comparses, ignorant les gestes discrets d'Agathe et d'Elise pour l'attirer à elles. Elle la dévisageait, sans colère, repensant à la douleur qu'elle lui avait fait expérimenter et qui perturbait encore si fort tout son être. Et elle aurait voulu la remercier. Grâce à elle, elle avait pris conscience de la qualité de son attachement pour Vladimir, sa force et son exigence. Elle le voulait et elle le voulait à elle seule. Egoistement, fusionnellement. Elle en était dépendante, bien plus certainement qu'il ne l'était d'elle, lui qui acceptait de la voir se perdre dans d'autres bras pour mieux la retrouver. Et elle comprenait le chemin qu'il lui restait à parcourir pour que le lien qui les unissait soit à sa juste place, non pas un lien de dépendance mais une complicité d'âme, de coeur et de corps parfaitement consentie et ressentie. Elle percevait avec plus d'acuité tout ce qui la poussait à aller vers Sadex, son manque de confiance si terrible qui la conduisait à se mortifier pour se trouver au lieu de s'accepter totalement. Et à cet instant, elle sut qu'elle avait vraiment besoin de l'aide de La Rose Pourpre pour avancer sans se perdre.

 

Monsieur attendit que tout le monde fut en place avant de commencer.  


"Mesdemoiselles, de récents évenements ont fait apparaitre un certain  manquement dans la dicipline du pensionnat. Un manquement, il faut bien  l'avouer, dû en grande partie à des lacunes dans l'encadrement dont vous faites  l'objet. En conséquence je me suis vu dans l'obligation de procéder à certaines  modifications. Désormais la discipline et l'ordre seront de la responsabilité de  Vénus ici présente. Elle chapeautera vos surveillantes et prendra la responsabilité  de votre groupe."


Il se tourna vers la jeune femme qui lui sourit avant de faire un pas en avant. 


"Mesdemoiselles, je suis Venus, et vous pouvez bien sûr m'apeller Vénus ; j'ai peu  de choses à vous dire si ce n'est que nous ferons, j'en suis certaine, du bon travail  ensemble. Je tiens encore à rajouter que sous peu vous me détesterez, et ce sera  parfaitement justifié, je peux vous le promettre."


Elle se tut et fit un signe de tête aux surveillantes qui les encadraient pour qu'elles les mènent à leur premier 43405781cours de la journée.

 

Les filles se mirent en mouvement en bon ordre, suivant les surveillantes vers les salles de cours. Sofia demeura un instant sans bouger, fixant toujours Venus qui tournait les talons, permettant à Agathe et Elise de la rejoindre et, l'encadrant, de lui presser la main pour attirer son attention tout en la questionnant du regard. Elle se contenta de hausser les épaules et de secouer la tête avec une petite moue désabusée et suivit le mouvement, entraînant ses camarades à sa suite. Arrivée à la hauteur d'une surveillante, elle s'arrêta, baissa la tête et, avec humilité, énonça "Madame, j'ai une requête à formuler" La surveillante écarquilla les yeux, toisant la pensionnaire


"Parlez Mademoiselle"


 "Je voudrais solliciter une entrevue avec Monsieur... c'est... important"

 

La surveillante haussa les épaules.


 "Je lui transmettrai votre requête."


Puis lui désignant le couloir lui fit comprendre de reprendre sa place dans les rangs. Elle suivit les deux heures de cours sans vraiment prêter attention à l'exposé de leur professeur d'histoire. Lui accorderait-il cette audience ? Ou bien la laisserait-il mijoter des jours durant, payer le tribut de ses erreurs, s'enfoncer davantage ? Le cours fini, elle se leva pleine d'espoir, cherchant du regard la surveillante mais ne la trouva pas. Déçue, elle s'aligna sagement derrière les autres pensionnaires et suivit le mouvement dans le couloir pour se rendre à la prochaine salle, le cours de danse. Soudain, alors que les autres entraient dans le vestiaire pour se changer, une main la saisit par l'épaule, la forçant à se retourner. C'ètait Saint-Clar.

 

"Suivez moi Sofia."

 

Qu'il vienne la chercher en personne la stupéfia. Et à en croire les têtes médusées de ses camarades, la présence de Monsieur dans les couloirs en laissait plus d'une interdite. Sans se préoccuper du trouble des pensionnaire, il la prit par le bras et ils se dirigèrent vers la porte qui donnait sur le parc, firent quelques pas, en silence, entre les massifs soigneusements taillés, avant qu'il ne l'interroge.

 "Vous vouliez me parler ?"

 

Elle était un peu sonnée par la situation. Le grand air, cette proximité. Elle pensait naïvement qu'elle serait convoquée dans le bureau, qu'elle aurait le temps de penser à la formulation de son intervention. Elle était complètement désarçonnée. Elle s'arrêta et leva les yeux vers lui.

   

 "Oui Monsieur.... j'ai... besoin d'aide et j'ai... besoin de vous dire certaines choses me  concernant... il faut... il faut que je les exprime vraiment....je.... C'est vital"


Elle ressentait l'urgence physiquement, par la tension dans son corps, dans son rythme cardiaque, à cause de cette boule dans sa gorge qui la mettait dans un état si proche, trop proche des larmes. Il fallait qu'elle parle maintenant. De tout.

 

 " De quoi voulez vous parler Sofia ? De votre besoin de vous sentir humiliée, prise  en main et contrainte, poussée à l'extrême et au-delà de votre résistance ? C'est  de cela que vous voulez me parler Sofia ?"

 

Elle eut un mouvement de recul et pâlit.


 "Vous.... vous saviez ? "


Elle sentit la colère monter en elle, la rage du désespoir. La digue des larmes avaient cédé, et son visage se couvrait de longues traînées salées, pourtant elle rétorqua :


 "Vous saviez et vous .... vous m'avez laissée....laissée me débattre... me... me tromper...  courir vers ce... ce ... monstre.... Est-ce cela que vous vouliez que j'apprenne ? Oui...  oui, j'étais venu vous dire cela... vous dire combien cela me fait horreur... d'oser... cela  et de... de trahir mon... engagement envers Vladimir"


marcia_crossElle criait maintenant, à travers ses larmes, sans s'en apercevoir


 "Vous dire que je n'étais pas vraie jusque là....oui... que je jouais comme... comme une  gosse.... mais que j'ai compris... j'ai compris qui je suis... et cela me terrifie ..."


Elle tremblait, s'efforçant de ravaler ses larmes. Elle secoua la main pour qu'il la laisse continuer


 "...Et même si ... si cela me coûte.... je crois que je ne suis pas digne des séances de  Maître Malthazar... Voilà ce que je voulais vous dire... mais je présume que cela aussi  vous le savez ?"

Elle l'affrontait le menton relevé et tremblant, le visage ruisselant de larmes.

 

 "Indigne ?"


Il eut un sourire empli de mansuétude et lui tendit un mouchoir de soie pour essuyer ses joues.


 "Qui est digne ou indigne des cours de Malthazar ? Voilà un bien intéressant sujet  de réflexion ! Croyez-vous que celui-ci vous aurait envoyé Vénus s'il vous jugeait  indigne ? Pensez-vous réellement que je vous aurais laissé rejoindre Sadex alors  que vous n'êtes pas encore prête à vous accepter ? Pensez-vous que j'ignore ce  qui se passe dans mon établissement ? Ne répondez pas Sofia, je connais les  réponses à mes questions et je vais vous donner un début de réponse aux vôtres.  Ce qui vous manque mademoiselle, c'est le lâcher-prise ; vous ne savez pas vous  abandonner et accepter ce que vous êtes dans cet abandon pour en faire  l'offrande. Parce que vous manquez de confiance en vous. Et dans ce cas Sadex  tombe à pic, parce qu'il vous force, vous oblige à cet abandon. Mais cette capacité  d' abandon est en vous Sofia et ne lui est pas particulierement destinée, il en  est juste un catalyseur, sous sa forme la moins clairvoyante. Voyez-vous, vous  offrir et vous abandonner sont deux choses distinctes. Si vous savez vous  abandonner sous la contrainte, vous ne savez pas encore vous offrir. Pour s'offrir  il faut conscience et confiance, pour s'offrir il faut savoir ce qu'on met dans le  paquet cadeau. C'est la connaissance qui vous manque, la connaissance de vous- même et cette inconnue qui vous fait si peur, vous effraie tant, plutot que de  l'accepter vous la diabolisez et en faites un mal. Il vous faut la contrainte pour  vous réaliser, et cette contrainte Vlad ne sait pas encore la donner. C'est la raison  pour laquelle j'ai pris une décision, vous ne serez plus sous la responsabilité de  Tab pendant les soirées de Malthazar, mais sous celle de Vénus. Parce qu'il vous  faut cette dureté, parce qu'il vous faut cette contrainte, elle fait partie de vous, elle  découle de ce que vous êtes. Elle n'est pas une quelconque face sombre de votre  personne, elle est une partie de vous, une partie du cadeau que vous apprendrez  à faire à Vlad. Comprenez bien que ce que vous voulez offrir, c'est vous, et tout ce  qui vous fait et Vlad n'attend rien d'autre que cela, vous, toute entière, complète  et réalisée."

 

Sofia leva un regard encore embué de larmes vers Saint-Clar mais, débordant de gratitude et d'un fragile espoir, et elle le garda rivé à celui de Saint-Clar tout en cherchant ses mots


 "Je .... c'est si difficile .... je vous remercie Monsieur...de savoir... éclairer ma route  ainsi... je ne pensais pas que... ce serait si dur.... si... compliqué...Tout...tout me  semblait si évident.... je ne me doutais pas que ... mon pire ennemi... c'était moi.... c'est  si... si difficile d'accepter.... ce...monstre en moi... Oui c'est encore comme cela que je  me vois... que je ressens ce désir d'absolu... comme.... comme quelque chose de ...  terrible... et définitif... Vous parlez de construire et moi je sens mes pulsions  destructrices... et c'est si... vif... si douloureux...je me sens...perdue... vraiment perdue  en ce moment."


Elle se redressa fièrement


 "Mais je veux y parvenir Monsieur, je veux savoir offrir à Vlad une soumise vraie, pas  une pantomime. Je veux apprendre même .... même si cela me fait horriblement peur !  Monsieur, faites-moi une promesse encore, même si je sais, même si j'ai entendu vos  paroles, dites-moi, dites-moi je vous en prie que vous ne me laisserez pas me perdre  dans ce voyage là !"

 

Il prit le temps d'observer les massifs de fleurs qui ornaient le parc.


 "Ce que je peux vous promettre c'est de vous accompagner dans ce voyage. Cela je  peux le faire, par contre vous aurez à mener un combat contre votre monstre puisque  c'est ainsi que vous l'appelez. Il va falloir vous battre contre vous-même jusqu'à ce  que vous compreniez que cela ne sert à rien. Mais j'ai confiance, vous êtes un élément  prometteur, même si beaucoup reste encore à faire."


Il lui prit doucement le coude et la fit se tourner vers les murs du Pensionnat.


 "De plus j'ai maintenant la meilleure alliée qui soit pour ce faire."


Vénus se tenait dans l'allée, parfaitement immobile, son regard d'émeraude posé sur eux ne trahissant pas la moindre émotion.


 "Vénus vous allez ramener Sofia à son cours de danse, après cela comme l'après midi est libre vous prendrez 112962_1le groupe de Malthazar et les apprêterez pour la soirée."


Elle hocha doucement la tête sans qu'un seul pli de son visage ne bouge

.

 "Bien monsieur, ce sera fait. Sofia... suivez-moi je vous prie."

Faisant demi tour, elle s'éloigna vers le pensionnat, obligeant Sofia à trottiner pour la rattraper.

 

Elle la suivit dans un état étrange, à la fois confiante et dévorée d'inquiétude, soulagée et anéantie par l'inconnu, pleine d'une énergie nouvelle et alourdie par les larmes. Elles parvinrent à la salle de danse où Vénus lui désigna les vestiaires afin qu'elle puisse se changer et reprendre le cours avec ses compagnes. Elle obéit comme un automate, consciente cependant que l'exercice lui serait salutaire et elle s'empressa de revêtir sa tenue. Vénus demeurait à l'entrée du vestiaire, lui faisant bonne garde et la détaillant avec un demi sourire amusé.

Posté par Ecritspourpres à 09:30 - Le Pensionnat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 septembre 2009

Le BDSM c'est un truc sèrieux..

fols_08_master_slave_duo_covered_up

J'aime les gens qui rient, un rire rend le monde meilleur, ne vous en privez pas c'est gratuit en plus

Posté par Ecritspourpres à 08:12 - Les Mots de LUI - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

== Publicité ==


« Accueil  1