14 septembre 2009
Le jouet de Carlos
Mesdames et Messieurs, le
colporteur est en ville, avec sa besace sur le dos... Que nous amène t'il cette
année le brave homme ?
Eh bien dans ma besace j'ai ce
petit quelque chose braves gens. Une jolie croix de Bondage..
Vous me direz et alors des croix
de bondage on en a déjà vue tout plein dans notre vie de baroudeurs du BDSM ?
Eh bien celle ci voyez vous est
un modèle unique, construit sur mesure pour un ami. Quelques données techniques
?
Largeur de l'ensemble 2.60
mètres, hauteur 2.00 mètres, profondeur 0.60 Centimètres, la croix est animé
par un moteur électrique 220 volts, ce moteur de construction allemande (comme
le reste de la croix, et on sait que dans ce pays on ne lésine pas avec la
qualité du matériel) permet à la croix de supporter un poids de 150 kilos au
bout de son axe. Ce qui signifie qu'une fois mis à l'horizontale on peut
s'asseoir au bout pour boire un café pendant que la soumise ou le soumis sèche
dans ces liens.
Que dire encore si ce n'est
qu'elle n'a servie que trois fois et que son propriétaire doit s'en défaire car
il ne trouve pas de place pour la ranger. Actuellement elle se trouve dans un
joli club en Allemagne à la lisière de la frontière. Elle peut être démontée
pour le transport et son créateur en demande 3500 Euros.
Alors si la possession d'un objet
unique en son genre vous intéresse n'hésitez pas à prendre contact avec moi je
vous transmettrais les coordonnées du vendeur
Pour avoir plus de photos du petit jouet, suivez le lien..... Le jouet de Carlos
08 septembre 2009
34. Les appats des apprets
Elle resta là, silencieuse, à l'observer tout le
temps qu'elle s'habillait. Lorsqu'elle se présenta devant elle revêtue de sa
tenue de danse, Vénus frotta un instant sa lèvre inférieure du bout de son
pouce, paraissant réfléchir.
"Nous
nous retrouverons cet après midi dans la cour du pensionnat, à 13 heures. Soyez ponctuelle, le retard est un
impolitesse absolument intolérable."
Puis sans ajouter un mot ni attendre de réponse,
elle quitta le vestiaire, laissant Sofia rejoindre le cour. Leur professeur de
danse la fusilla du regard lorsqu'elle pénétra sur le plateau, lui faisant
signe de rejoindre le groupe qui travaillait ses étirements. Elle se plaça aux
côtés d'Agathe, lui adressa un sourire rassurant et commença à travailler les
enchainements tandis que ses muscles encore douloureux se rappelaient à son
souvenir.
Elle
travailla cependant sans relâche, forçant son corps aux limites du supportable,
endurant la brûlure de ses muscles sans diminuer ses efforts, se vidant
l'esprit dans l'effort et la transpiration. Elle ne pensait plus, elle était
simplement ce corps mouvant et discipliné, présente en totalité dans l'instant
du geste à accomplir et uniquement là. A un moment, où leur terrible professeur
leur accordait une maigre pose, à ce moment là seulement, elle pensa qu'elle
était rassemblée, une et une seule, femme et femelle concentrées dans le
travail du corps et qu'elle n'avait plus le droit de se vouloir émiettée. Mais
le cours reprit. Elle cessa de se penser pour se confronter à un nouvel
exercice particulièrement difficile. La sonnerie les sauva toutes de
l'épuisement.
Leur professeur parut contrariée par cette sonnerie
qui interrompait sa séance de torture mais ne les laissa pas moins s'en aller
en leur promettant une séance suivante plus exigeante encore. Elles se
dirigèrent en bon ordre vers les douches profiter des jets d'eau chaude qui
coulaient sur leurs muscles endoloris. Lorsqu'elles sortirent du vestiaire,
Venus les attendait dans le couloir encadrée par deux surveillantes. Elles
s'immobilisèrent devant elle, immédiatement, silencieuses et attentives. Vania
s'avanca vers la femme à la chevelure rousse qui se pencha dans le creux de son
oreille pour lui chuchoter quelque chose. la jeune femme approuva d'un
mouvement de tête. Vénus s'adressa ensuite au groupe.
"Les
pensionnaires qui ne sont pas retenues pour la soirée du professeur Malthazar vont accompagner Vania pour une
séance de sport suplémentaire de deux
heures. Au programme musculation et endurance, de même elles occuperont leur après midi à faire des
révisions dans les salles d'études."
Il y eut un murmure dans les rangs, murmure tout de
suite éteint par un haussement de sourcils de Venus qui reprit.
"Je
ne peux admettre que dans ce groupe, pourtant prometteur à ce que l'on m'a dit, toutes les pensionnaires n'atteignent
pas le niveau requis par le professeur Malthazar.
A l'avenir toutes celles qui ne seront pas sélectionnées seront punies. A présent, suivez Vania et en
silence."
Le groupe s'ébranla lentement suivant les
surveillantes. Il ne restait dans le couloir que le groupe des six élues ainsi
que Venus accompagnée d'une surveillante.
"Ne
croyez pas pour autant mesdemoiselles que le fait d'être sélectionnées vous dispense de tout effort. Je demande la
perfection de la part des élues. Nous allons nous
rendre dans le réfectoire où vous prendrez une collation ensuite nous nous retrouverons pour les préparatifs."
Ce fut dans
un silence tendu qu'elles allèrent s'installer devant leur table. Visiblement,
on leur avait prévu un menu particulier, concocté en vue des performances
attendues pour les "pouliches" sélectionnées par le Maître. Il y
avait force jus de fruits sur la table et des fruits exotiques débordaient de
corbeille d'osier. La cantinière acorte s'approcha d'elle en désignant son
plateau roulant et avec un grand sourire annonça :
"Alors pour ses demoiselles, nous
avons Quinoa à la sauce cannelle et curry avec sauté de poulet, riz vénéré au gingembre et à la citronelle,
assiette de fruits mers et saumon
marinés au piment, et enfin délice de perle du japon à la rose et coriandre.
Bon appétit !"
Et elle
déposa sur leur table de jolies plats abondants et odorants, leur conseillant
de goûter à tout avec un clin d'oeil et de surtout bien se nourrir.
Visiblement le cuisinier s'était surpassé dans son
office et le fumet qui s'échappait des mets présentés devant
elles ne pouvait laisser insensible. Elles se
servirent avec des sourires gourmands, remplissant leur assiette des mets
colorés et commencèrent à déguster en silence. Leur ventre noué dans un premier
temps se refusait à accepter toute forme de nourriture, puis la saveur des
plats excita leur appetit. C'est avec un plaisir évident qu'elles terminèrent
leur repas. A 12h55, Sofia, levant la
main demanda à une surveillante l'autorisation de se rendre dans la cour ce qui
lui fut accordé sans commentaire. Moins d'une minute après, elle se retrouvait
seule, le coeur battant, les mains moites, parcourant des yeux fébrilement une
cour désespérement vide, à l'exception d'un jardinier qui ratissait le gravier
des allées. Une voix dans son dos la fit sursauter :
"
C'est parfait Mademoiselle, vous pouvez maintenant regagner vos rangs."
Elle se retourna d'un geste pour découvrir une
surveillante qui lui désignait le bâtiment où l'attendait le groupe des élues,
alignées en bon ordre devant la porte du réfectoire. Elle prit place avec
résignation et la petite cohorte s'ébranla en silence. Vénus les attendait dans
le hall, hautaine et imperturbable, et elle les dirigea sans un mot vers l'aile où se trouvait le sauna.
"Déshabillez-vous
mesdemoiselles."
Elles obéirent à l'injonction sans hésitation,
presque avec soulagement, l'action les libérant du poids du silence et c'est
nues qu'elles se présentèrent dans le solarium où les attendait Vénus, derrière
une table recouverte de pots et d'onguents.
"Première
chose mesdemoiselles, vous allez faire disparaître tout poil disgracieux, et prendre soin de votre peau ; je
n'admettrai, en terme de toison pubienne, qu'une fine bande pas plus large
qu'un doigt et taillée de facon homogène. Celles que je jugerai prêtes se
rendront ensuite dans le sauna pour se détendre.. Les autres..." Elle eut
un sourire carnassier et ses pupilles reptiliennes étincelèrent.
"Je
ne veux même pas envisager qu'il puisse y avoir des autres ."
Elles
avaient parfaitement saisi le message et s'activèrent immédiatement, se
saisissant des flacons de cire chaude et froide et des crèmes exfoliantes. Leur
complicité se manifesta à nouveau et elles s'entraidèrent avec naturel pour
traquer la moindre ombre de duvet et rendre leur épiderme lisse et doux.
Certaines optaient pour une épilation complète du pubis et s'escrimaient à la
pince à épiler à extraire les dernière trace de pilosité.
Sofia avait
choisi de conserver une fine ligne de sa toison brune, comme un doigt sombre et
dru posé au dessus de ses lèvres et Agathe, trop heureuse de retrouver un peu de
proximité avec son amie, s'attachait à le lui dessiner parfaitement. Une à une,
après s'être épilée et enduite d'onguent adoucissant se présentait devant
l'intraitable Vénus qui évaluait le résultat.
Elle les inspecta minutieusement, les détaillants
des pieds à la tête puis se recula avec un sourire satisfait.
"C'est
bien, du joli travail mesdemoiselles j'en conviens. A présent rendez-vous dans le sauna."
Elles acquiescèrent en souriant de contentement et
pénétrèrent avec calme dans le sauna qui était règlé sur 70 degrés, température
idéale pour se détendre sans épuiser le corps. Elles s'installèrent sur les
bancs sans empressement, commençant à goûter à la douce et apaisante chaleur
des lieux. A leur grande surprise, la porte se rouvrit pour laisser le passage
à Venus qui, entièrement nue et si semblable à elles, s'assit en leur faisant
face. Elles purent admirer à loisir son corps aux formes déliées, sa peau
laiteuse de rousse qui semblait presque trop blanche pour être réelle. Il était
impossible d'y distinguer la moindre marque, ni tache de naissance ni tache de
rousseur. Elle s'étira puis s'installa ses longues jambes négligemment
croisées.
"Bien
mesdemoiselles... installez-vous à présent par groupe de deux, l'une à côté de l'autre et caressez-vous mutuellement. Ce
soir vous aurez besoin d'une forte charge
de désir qui tenaille votre ventre pour tenir le coup. Alors autant s'échauffer tout de suite, le feu qui
couve est le plus intéressant .... et le plus dangereux."
Sofia était
entourée de ses deux compagnes de chambre et les vit se tourner vers elle quasi
simultanément. Agathe fut la plus rapide, et la plus audacieuse et posa une
main de propriétaire sur le pubis de Sofia, dévisageant Elise en penchant la
tête de côté et en souriant de sa victoire. Bonne joueuse, Elise lui sourit et
accueillit la main de Devi qui venait la solliciter. Agathe, sans ôter ses doigts,
colla sa bouche contre le cou de son amie et, tout en lui imprimant de petits
baisers sous le lobe de l'oreille, lui chuchota :
"Je vais te faire brûler vilaine
cachotière, tout autant que je brûle de savoir tout ce que tu me caches !" Et elle s'appliqua à faire
frémir son épiderme de sa langue et de ses doigts.
Toutes maintenant se caressaient mutuellement,
mains et doigts courant sur les intimités, chairs moites, frémissantes dans la
chaleur du sauna, faibles gémissements alanguis. Impassible Vénus les observait
de son regard scintillants, deux billes émeraude et fixes dans la douce
pénombre de la pièce, que les pensionnaisres évitaient de croiser. Elles la
virent cependant ouvrir doucement le delta de ses cuisses et poser une main
fine sur son entrejambe. Lentement, du bout des doigts, elle commença à se
caresser d'un mouvement léger, presque imperceptible, tout en observant le
rythme de leur respiration qui changeait peu à peu, se modifiait au fur et a
mesure qu'elles progressaient sur le chemin de la volupté. Ses doigts
accélérèrent un peu leur cadence bien que son visage demeurat toujours
impassible
"Sofia,
placez-vous entre les cuisses d'Agathe je vous prie et montrez-moi comment vous savez vous y prendre avec une femme."
Son ton semblait égal et personne n'aurait pu
croire, au son de sa voix, qu'elle ait pu être en train de se caresser nue dans
un sauna et non en tailleur strict dans une salle de classe.
Vénus apprecia en experte le talent que déployait
Sofia. Elle accéléra un peu le mouvement de ses doigts sur sa propre intimité.
Puis elle cessa sa caresse pour se concentrer sur la scène qui s'offrait a son
regard. Finalement, elle attendit qu'elles atteignent toutes un niveau de désir
suffisant pour pour interrompre la petite seance :
Agathe et
Sofia ravalèrent leur frustration, l'une de ne pas avoir joui, l'autre de ne
pas avoir abouti, et, obéissant au ton
qui ne tolérait aucun contre-temps, rejoignirent leurs corréligionnaires dans
un dernier moment de repos. Les vapeurs chaudes vinrent un peu dissoudre le
désir, juste ce qu'il fallait pour le laisser flotter sous la chair sans qu'il
soit mordant mais qu'un rien puisse le réactiver et les deux amies s'offirent
un véritable moment de relâchement bienfaisant en soupirant d'aise.
Vénus les laissa se prelasser quelques temps, il
fallait que leurs muscles se relâchent, se détendent parfaitement. Elle prit
donc tout son temps pour étaler sur une table l'ensemble des tenues qu'elle
avait prévues pour leur vêture du soir. Elle les aligna de façon ordonnées, les
unes à côté des autres, procédant à un tri méthodique, choisissant l'une,
rejetant l'autre, modifiant les coordonnées pour finalement arrêter son choix
au nombre des participantes. Rappelant les jeunes femmes, elle les fit aligner
nues devant elle. Elle prit un malin plaisir à les faire patienter un certain
temps, les faisant attendre, gauches et tendues, avant de commencer la distribution
des effets. Elles se saisirent des pièces qu'elle leur assignait avec curiosité
et commençaient à les enfiler en retenant qui leur rire, qui leur gêne. Chacune
reçut sa pièce de vynil, de cuir, ou de dentelle. Venus termina par Sofia, lui
tendant un étrange soutien gorge de métal et un string assorti qui semblait
fait d'une serie de maillons imbriqués les uns aux autres.
Sofia le
prit du bout des doigts et l'observa, dubitative. De tout ce qui avait été
distribué, voilà qu'elle se retrouvait avec la tenue la plus froide et l'une
des moins couvrante. Elle hésita un instant, réfrénant son envie de faire un
caprice, une colère d'enfant déçu. Et se mit en devoir d'enfiler l'étrange
harnachement métallique. C'était peu de chose et pourtant cela pesait assez lourd...
et surtout elle avait du mal à trouver le sens qui convenait pour que les
maillons ne soient ni emmêlés ni superposés. Nue, elle s'agaçait, sans succés,
sur le string et son énervement grandissait au fur et à mesure qu'elle voyait
ses camarades achever de se vêtir et se présenter devant l'intraitable Vénus.
Inge s'était avancée la première dans son long
fuseau noir en latex si moulant qu'il lui faisait comme une seconde peau, La
brune Devi s'aligna à son tour revêtue d'un corset et d'un mini short lacet en
vinyl puis se fut Agathe qui se présenta. Elle portait une longue robe moulante
en cuir fin et au dos nu plongeant qui révelait le sillon de ses fesses. Pour
Elise, Venus avait choisi un corset cancan qui enserrait sa taille, l'amincissant
et la serrant cruellement, et venait mourir dans une débauche de froufrous sur
le bas de ses fesses rebondies. Elle ne portait rien d'autre que ce corset et
rougissait d'avance à l'idée d'être ainsi exposée. Venus se tourna vers Sofia
avec un sourire moqueur.
"On
dirait que vous peinez à vous vêtir... Seriez-vous un peu nerveuse, dites-moi
?"
Sofia releva la tête, les mains toujours aux prises
avec le string qui se refusait à elle. Rougissante et confuse, elle affrontait
le regard qui ne lui avait jamais paru aussi froid et assassin alors que Sarah
terminait d'ajuster la tenue de dentelle qui recouvrait son corps sans rien en
cacher.
Contrôlant
sa nervosité, elle répondit le plus
calmement du monde :
"Je crains, hélas, Madame, qu'il s'agisse
bien plus de maladresse que de nervosité. Je
n'ai jamais vu avant un pareil vêtement, enfin si on peut appeler
"ça" comme cela, et je
n'ai aucune idée de la manière de le mettre."
Et parce que
l'agacement la rendait audacieuse elle ajouta avec un sourire provocateur.
"Mais vous l'avez choisi en tout
état de cause, vous pouvez sans doute m'éclairer" Et elle lui tendit le
string la défiant du regard.
"C'est
comme certaines choses, les chaînes, il faut savoir les laisser couler pour qu'elles se mettent d'elle-memes en
place...Une simple question d'état d'esprit Mademoiselle
Sofia."
Cela fait, elle lui tendit le string, maillons à
présent parfaitement alignés, et dont le sens lui parut évident soudain.
Plusieurs surveillantes s'étaient avancées et les jeunes femmes avaient déjà
prit place sur des fauteuils alors qu'on s'affairait autour d'elles pour les
parer, les coiffer et les rendre telles qu'elles devaient se présenter devant
l'assemblée qui les attendrait ce soir. Sofia enfila le string en grimaçant,
les boucles d'acier s'ajustaient à son corps, appuyant aux endroits propices et
frottant sur ses chairs comme des doigts encore glacés.
"J'ai
choisi cet ensemble, car ce sont des chaînes, et que des chaînes Sofia, vous en portez un bon nombre il me
semble."
Vénus avait
énoncé sa phrase sur un ton anodin comme elle aurait signalé une mèche de
cheveux mal placée. L'effet n'en fut que plus radical. Sofia se redressa,
gifflée par la remarque et, soudain plus pâle, s'immobilisa en fixant Vénus.
Elle osa, tentant de contrôler au mieux son timbre.
"Etes-vous en train de me dire que chaque
tenue est une déclaration publique de ce que
nous sommes ou ai-je droit encore à un traitement spécial ?" Elle se
rendit compte que sa voix trahissait sa colère et se mordit le bas de la lèvre,
baissant brusquement les yeux, un peu honteuse de se laisser emporter par les
émotions à nouveau et si facilement.
"Tout
le monde a droit à un traitement spécial Sofia, c'est le sens même de ces lieux. Chaque personne est unique, chacun
est mis à un régime spécial. II n'existe pas de recettes miracles, de programme commun, il
n'y a pas de méthode, il n'y a que
des êtres humains, faillibles, qui s'élèvent petit a petit. C'est pour cela que vous portez des chaînes, ce sont les chanes de votre éducation,
celles de votre peur, celles que
vous craignez le plus. Ce ne sont pas les chaînes que moi je vous pose, ce sont celles que vous vous êtes
imposées vous-même. "
Venus se retourna vers les chaises où l'on était en
train de procéder au maquillage. "Les
chaines les plus lourdes sont celles que nous tressons nous-même."
07 septembre 2009
Les nouveaux légos sont arrivés....
03 septembre 2009
33. Venus sortit des O et Sofia y entre
Pourtant
Sofia, elle, ne la quittait pas des yeux, tout en prenant place au milieu de
ses comparses, ignorant les gestes discrets d'Agathe et d'Elise pour l'attirer
à elles. Elle la dévisageait, sans colère, repensant à la douleur qu'elle lui
avait fait expérimenter et qui perturbait encore si fort tout son être. Et elle
aurait voulu la remercier. Grâce à elle, elle avait pris conscience de la qualité
de son attachement pour Vladimir, sa force et son exigence. Elle le voulait et
elle le voulait à elle seule. Egoistement, fusionnellement. Elle en était
dépendante, bien plus certainement qu'il ne l'était d'elle, lui qui acceptait
de la voir se perdre dans d'autres bras pour mieux la retrouver. Et elle
comprenait le chemin qu'il lui restait à parcourir pour que le lien qui les
unissait soit à sa juste place, non pas un lien de dépendance mais une
complicité d'âme, de coeur et de corps parfaitement consentie et ressentie.
Elle percevait avec plus d'acuité tout ce qui la poussait à aller vers Sadex,
son manque de confiance si terrible qui la conduisait à se mortifier pour se
trouver au lieu de s'accepter totalement. Et à cet instant, elle sut qu'elle avait
vraiment besoin de l'aide de La Rose
Pourpre pour avancer sans se perdre.
Monsieur attendit que tout le monde fut en place
avant de commencer.
"Mesdemoiselles,
de récents évenements ont fait apparaitre un certain manquement dans la dicipline du pensionnat. Un manquement, il
faut bien l'avouer, dû en
grande partie à des lacunes dans l'encadrement dont vous faites l'objet. En conséquence je me suis
vu dans l'obligation de procéder à certaines modifications.
Désormais la discipline et l'ordre seront de la responsabilité de Vénus ici présente. Elle chapeautera vos
surveillantes et prendra la responsabilité de
votre groupe."
Il se tourna vers la jeune femme qui lui sourit
avant de faire un pas en avant.
"Mesdemoiselles, je suis Venus, et vous pouvez bien sûr m'apeller Vénus ; j'ai peu de choses à vous dire si ce n'est que nous ferons, j'en suis certaine, du bon travail ensemble. Je tiens encore à rajouter que sous peu vous me détesterez, et ce sera parfaitement justifié, je peux vous le promettre."
Elle se tut et fit un signe de tête aux
surveillantes qui les encadraient pour qu'elles les mènent à leur premier
cours
de la journée.
Les filles
se mirent en mouvement en bon ordre, suivant les surveillantes vers les salles
de cours. Sofia demeura un instant sans bouger, fixant toujours Venus qui
tournait les talons, permettant à Agathe et Elise de la rejoindre et,
l'encadrant, de lui presser la main pour attirer son attention tout en la
questionnant du regard. Elle se contenta de hausser les épaules et de secouer
la tête avec une petite moue désabusée et suivit le mouvement, entraînant ses
camarades à sa suite. Arrivée à la hauteur d'une surveillante, elle s'arrêta,
baissa la tête et, avec humilité, énonça "Madame, j'ai une requête à
formuler" La surveillante écarquilla les yeux, toisant la pensionnaire
"Parlez Mademoiselle"
"Je voudrais solliciter une
entrevue avec Monsieur... c'est... important"
La surveillante haussa les épaules.
"Je
lui transmettrai votre requête."
Puis lui désignant le couloir lui fit comprendre de
reprendre sa place dans les rangs. Elle suivit les deux heures de cours sans
vraiment prêter attention à l'exposé de leur professeur d'histoire. Lui
accorderait-il cette audience ? Ou bien la laisserait-il mijoter des jours
durant, payer le tribut de ses erreurs, s'enfoncer davantage ? Le cours fini,
elle se leva pleine d'espoir, cherchant du regard la surveillante mais ne la
trouva pas. Déçue, elle s'aligna sagement derrière les autres pensionnaires et
suivit le mouvement dans le couloir pour se rendre à la prochaine salle, le
cours de danse. Soudain, alors que les autres entraient dans le vestiaire pour
se changer, une main la saisit par l'épaule, la forçant à se retourner. C'ètait
Saint-Clar.
"Suivez moi Sofia."
Qu'il vienne
la chercher en personne la stupéfia. Et à en croire les têtes médusées de ses
camarades, la présence de Monsieur dans les couloirs en laissait plus d'une
interdite. Sans se préoccuper du trouble des pensionnaire, il la prit par le
bras et ils se dirigèrent vers la porte qui donnait sur le parc, firent
quelques pas, en silence, entre les massifs soigneusements taillés, avant qu'il
ne l'interroge.
"Vous
vouliez me parler ?"
Elle était un peu sonnée par la situation. Le grand air, cette proximité. Elle pensait naïvement qu'elle serait convoquée dans le bureau, qu'elle aurait le temps de penser à la formulation de son intervention. Elle était complètement désarçonnée. Elle s'arrêta et leva les yeux vers lui.
"Oui Monsieur.... j'ai... besoin
d'aide et j'ai... besoin de vous dire certaines choses me concernant... il faut... il faut que je les
exprime vraiment....je.... C'est vital"
Elle
ressentait l'urgence physiquement, par la tension dans son corps, dans son
rythme cardiaque, à cause de cette boule dans sa gorge qui la mettait dans un
état si proche, trop proche des larmes. Il fallait qu'elle parle maintenant. De
tout.
"
De quoi voulez vous parler Sofia ? De votre besoin de vous sentir humiliée,
prise en main et
contrainte, poussée à l'extrême et au-delà de votre résistance ? C'est de cela que vous voulez me parler
Sofia ?"
Elle eut un
mouvement de recul et pâlit.
"Vous.... vous saviez ? "
Elle sentit la colère monter en elle, la rage du désespoir. La digue des larmes avaient cédé, et son visage se couvrait de longues traînées salées, pourtant elle rétorqua :
"Vous saviez et vous .... vous
m'avez laissée....laissée me débattre... me... me tromper... courir vers ce... ce ... monstre.... Est-ce
cela que vous vouliez que j'apprenne ? Oui... oui,
j'étais venu vous dire cela... vous dire combien cela me fait horreur...
d'oser... cela et de... de
trahir mon... engagement envers Vladimir"
Elle criait
maintenant, à travers ses larmes, sans s'en apercevoir
"Vous dire que je n'étais pas vraie jusque là....oui... que je jouais comme... comme une gosse.... mais que j'ai compris... j'ai compris qui je suis... et cela me terrifie ..."
Elle
tremblait, s'efforçant de ravaler ses larmes. Elle secoua la main pour qu'il la
laisse continuer
"...Et même si ... si cela me coûte.... je crois que je ne suis
pas digne des séances de Maître
Malthazar... Voilà ce que je voulais vous dire... mais je présume que cela
aussi vous le savez ?"
Elle
l'affrontait le menton relevé et tremblant, le visage ruisselant de larmes.
"Indigne
?"
Il eut un sourire empli de mansuétude et lui tendit
un mouchoir de soie pour essuyer ses joues.
"Qui
est digne ou indigne des cours de Malthazar ? Voilà un bien intéressant sujet de réflexion ! Croyez-vous que celui-ci vous
aurait envoyé Vénus s'il vous jugeait indigne
? Pensez-vous réellement que je vous aurais laissé rejoindre Sadex alors que vous n'êtes pas encore prête à vous
accepter ? Pensez-vous que j'ignore ce qui
se passe dans mon établissement ? Ne répondez pas Sofia, je connais les réponses à mes questions et je vais vous donner
un début de réponse aux vôtres. Ce
qui vous manque mademoiselle, c'est le lâcher-prise ; vous ne savez pas vous abandonner et accepter ce que vous êtes
dans cet abandon pour en faire l'offrande.
Parce que vous manquez de confiance en vous. Et dans ce cas Sadex tombe à pic, parce qu'il vous force,
vous oblige à cet abandon. Mais cette capacité d'
abandon est en vous Sofia et ne lui est pas particulierement destinée, il en est juste un catalyseur, sous sa forme la
moins clairvoyante. Voyez-vous, vous offrir
et vous abandonner sont deux choses distinctes. Si vous savez vous abandonner sous la contrainte, vous
ne savez pas encore vous offrir. Pour s'offrir il
faut conscience et confiance, pour s'offrir il faut savoir ce qu'on met dans le
paquet cadeau. C'est la
connaissance qui vous manque, la connaissance de vous- même et cette inconnue qui vous fait si peur, vous effraie
tant, plutot que de l'accepter vous
la diabolisez et en faites un mal. Il vous faut la contrainte pour vous réaliser, et cette contrainte Vlad ne sait
pas encore la donner. C'est la raison pour
laquelle j'ai pris une décision, vous ne serez plus sous la responsabilité de Tab pendant les soirées de Malthazar,
mais sous celle de Vénus. Parce qu'il vous faut
cette dureté, parce qu'il vous faut cette contrainte, elle fait partie de vous,
elle découle de ce que vous
êtes. Elle n'est pas une quelconque face sombre de votre personne, elle est une partie de
vous, une partie du cadeau que vous apprendrez à
faire à Vlad. Comprenez bien que ce que vous voulez offrir, c'est vous, et tout
ce qui vous fait et Vlad n'attend rien
d'autre que cela, vous, toute entière, complète et réalisée."
Sofia leva
un regard encore embué de larmes vers Saint-Clar mais, débordant de gratitude
et d'un fragile espoir, et elle le garda rivé à celui de Saint-Clar tout en
cherchant ses mots
"Je .... c'est si difficile .... je
vous remercie Monsieur...de savoir... éclairer ma route ainsi... je ne pensais pas que... ce serait si dur.... si...
compliqué...Tout...tout me semblait
si évident.... je ne me doutais pas que ... mon pire ennemi... c'était moi....
c'est si... si difficile
d'accepter.... ce...monstre en moi... Oui c'est encore comme cela que je me vois... que je ressens ce désir
d'absolu... comme.... comme quelque chose de ... terrible... et définitif... Vous parlez de construire et moi
je sens mes pulsions destructrices... et
c'est si... vif... si douloureux...je me sens...perdue... vraiment perdue en ce moment."
Elle se
redressa fièrement
"Mais je veux y parvenir Monsieur,
je veux savoir offrir à Vlad une soumise vraie, pas une pantomime. Je veux apprendre même .... même si cela me
fait horriblement peur ! Monsieur,
faites-moi une promesse encore, même si je sais, même si j'ai entendu vos paroles, dites-moi, dites-moi je vous en
prie que vous ne me laisserez pas me perdre dans
ce voyage là !"
Il prit le temps d'observer les massifs
de fleurs qui ornaient le parc.
"Ce
que je peux vous promettre c'est de vous accompagner dans ce voyage. Cela je peux le faire, par contre vous aurez à
mener un combat contre votre monstre puisque c'est ainsi que vous l'appelez. Il va falloir vous battre
contre vous-même jusqu'à ce que vous
compreniez que cela ne sert à rien. Mais j'ai confiance, vous êtes un élément prometteur, même si beaucoup reste
encore à faire."
Il lui prit doucement le coude et la
fit se tourner vers les murs du
Pensionnat.
"De
plus j'ai maintenant la meilleure alliée qui soit pour ce faire."
Vénus se tenait dans l'allée,
parfaitement immobile, son regard d'émeraude posé sur eux ne trahissant pas la
moindre émotion.
"Vénus
vous allez ramener Sofia à son cours de danse, après cela comme l'après midi
est libre vous prendrez
le groupe de Malthazar et les apprêterez pour la
soirée."
Elle hocha doucement la tête sans qu'un seul pli de son visage ne bouge
.
"Bien
monsieur, ce sera fait. Sofia... suivez-moi je vous prie."
Faisant demi tour, elle s'éloigna vers le
pensionnat, obligeant Sofia à trottiner pour la rattraper.
Elle la
suivit dans un état étrange, à la fois confiante et dévorée d'inquiétude,
soulagée et anéantie par l'inconnu, pleine d'une énergie nouvelle et alourdie
par les larmes. Elles parvinrent à la salle de danse où Vénus lui désigna les
vestiaires afin qu'elle puisse se changer et reprendre le cours avec ses
compagnes. Elle obéit comme un automate, consciente cependant que l'exercice
lui serait salutaire et elle s'empressa de revêtir sa tenue. Vénus demeurait à l'entrée
du vestiaire, lui faisant bonne garde et la détaillant avec un demi sourire
amusé.
01 septembre 2009
Le BDSM c'est un truc sèrieux..
J'aime les gens qui rient, un rire rend le monde meilleur, ne vous en privez pas c'est gratuit en plus
== Publicité ==

0
1







