Les Ecrits Pourpres

Ecrits Pourpres, une histoire de D. et de s. Notre histoire, une histoire d'amour et d'ouverture, venez nous rejoindre, vivez et vibrez avec nous.

02 juin 2008

A peine, à peine... et temps de joie !

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24 novembre 2007

En Rouge et Noir (private joke)

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Si l'on m'avait conseillée,
J'aurais commis moins d'erreurs,
J'aurais su me rassurer,
Toutes les fois que j'ai eu peur,
Je me s'rais blottie au chaud,
À l'abri d'un vent trop fier,
Et j'aurais soigné ma peau,
Blessée par les froids d'hivers,
J'aurais mis de la couleur,
Sur mes joues et sur mes lèvres,
Je s'rais devenue jolie.

J'ai construit tant de châteaux,
Qui se réduisaient en sable,
J'ai prononcé tant de noms,
Qui n'avaient aucun visage,
Trop longtemps j'n'ai respiré
Autre chose que de la poussière,
Je n'ai pas su me calmer,
Chaque fois que je manquais d'air,
Mes yeux ne veulent plus jouer,
Se maquillent d'indifférence,
Je renie mon innocence.

(Refrain)
En rouge et noir, j'exilerai ma peur ;
J'irai plus haut que ces montagnes de douleur,
En rouge et noir, j'afficherai mon cœur ;
En échange d'une trêve de douceur,
En rouge et noir, mes luttes mes faiblesses,
Je les connais, je voudrais tellement qu'elles s'arrêtent ;
En rouge et noir, drapeau de mes colères,
Je réclame un peu de tendresse.

Si l'on m'avait conseillée,
Tout serait si différent,
J'aurais su vous pardonner,
Je s'rais moins seule à présent,
Somnambule j'ai trop couru,
Dans le noir des grandes forêts,
Je me suis souvent perdue,
Dans des mensonges qui tuaient,
J'ai raté mon premier rôle,
Je jouerai mieux le deuxième,
Je veux que la nuit s'achève

En rouge et noir ...

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11 novembre 2007

Le BDSM au Pays des hidalgos....

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Nous nous préparons toujours pour une destination, destinés que nous sommes l'Un à l'autre et aux voyages multiples entre les points cardinaux pour mieux nous retrouver.

Et parfois nous préparons aussi une destination plus lointaine, un trajet nouveau vers un ailleurs qui nous fait vibrer... pour les raisons qui sont les nôtres et qui seraient bien trop longues à expliciter ici.

Toujours est-il que c'est au hasard de nos recherches que nous avons découvert - chez mes voisins de frontières pour une fois – l'existence d'un Club BDSM sis à Barcelone Le CLUB SOCIAL ROSAS 5.

S'il a su retenir notre attention, ce n'est pas tant à cause des installations, au demeurant fort honorables, mais plutôt car il s'agit d'un Club régi par une forme associative. Outre le fait de proposer un lieu de jeu, conforme au Safe, Sane and Consensual - où les mains ont très certainement la parole, c'est aussi un espace de réflexion sur le BDSM, par le biais de table ronde régulière (mesa redonda) dont les thèmes de débat sont aussi variés que « Différents Modèles de Relation », « Machisme et BDSM », « L'Apprentissage des Techniques dans le BDSM », « Qui fixe les limites et qui détient le pouvoir ? », « Les Sentiments et le BDSM »...:::

Ce ne sont que quelques exemples de la richesse des réflexions proposées et des fructueux échanges vécus dans ce Club ! Rien de révolutionnaire... si ce n'est que la parole circule entre les présents, gens de chair dont les pratiques et les expériences peuvent être très différentes.

Pour peu que vous lisiez l'espagnol, nous vous invitons à y jeter un oeil, histoire de vérifier que l'Espagne ce n'est pas que la tauromachie, les plages et les tapas !

Club Social Rosas 5

A quand un lieu en France, non virtuel, qui NOUS offre ce double plaisir d'un espace de joutes physique et intellectuelle ?

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09 octobre 2007

Des mots et des images,

Parfois en pleine saison, il nous prend l'envie de mettre un peu à jour nos liens. Alors pour commencer quelques nouveautés :

D’abord le blog « La vie intime d’une bourgeoise soumise », blog où les plumes se croisent au hasard des pérégrinations d’une domina et de sa soumise, des styles qui se frottent, se touchent, entrent en collision parfois… L’occasion aussi de poser des discussions de fond, d’engendrer des réactions, de susciter des questionnements. Un blog des plus intéressant et ce à plus d’un titre sous son aspect volontairement provocateur.

Ensuite le blog de StellaetStev, blog photo, où résonnent, de fort belle manière, les désirs qui sont les nôtres. En découvrant les images posés en ces lieux, je me suis dit que ces deux là devaient avoir un accès direct à notre fantasmagorie toute personnelle. Quoi qu’il en soit ce sont des images qui nous parlent et nous touchent directement, réveillant bien des choses dans nos esprits, nos corps et nos souvenirs. De plus l’œil photographique de Steve (je suppose que ce doit être cela, corrigez-moi si ce n’est pas votre prénom, ou plutôt corrigez ma belle, elle aime cela), donc je reprends... De plus l’œil photographique de Steve est d’une rare pertinence et nous livre souvent des clichés admirables. A voir…

Blade of Dance, Le blog de la flibustière… Par quel miracle n’étiez-vous pas encore liée à nos colonnes ? Pudeur, disait ma douce... Alors entrez donc, ne restez pas à l’extérieur du temple, serais-je tenté de dire, :.(je me comprends, private joke désolé) Depuis le temps que nous lisons le blog de la flibustière c’était comme s'il nous était lié depuis belle lurette. Heureusement ma s. d’amour a bien voulu corriger enfin cette erreur. Courez donc rejoindre le bateau de cette belle dame et laissez-vous emporter par le fil de ses mots qui, j’en suis sûr, vous mènera loin sur de délicieux et parfois ténébreux rivages.

La tanière de l’amour, encore un site qui parle d’amour, de BDSM, de relation entre les êtres. Des mots vrais, des sentiments avec une réelle profondeur de l’être et de l’âme. Une femme louve, un homme loup, des créatures vivantes qui ont des crocs et des mots. Dans ce lieu, un partage de mots d'égal à égal et une vision des relations qui peuvent unir une meute. Cliquez et suivez ces chasseurs de bonheur dans leur traque.

Et pour finir, et non des moindres, le blog  « Les miroirs des âmes » lieu d’une extrême qualité où la beauté et le soin donné aux mots n’égalent que la qualité de ce qu’ils nous livrent. Un suivi délicat, où les sens et le sens des mots ont leur importance. Des analyses fines et fouillées, un questionnement pertinent, ancrés dans la réalité, font de ce site un incontournable pour nous.

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Pour sortir, il faut se couvrir.....

Couvre-toi, il risque de faire froid dehors....

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27 avril 2007

Sur les deux rives,,,,,

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Un nouvel appareil photo, de nouvelles possibilités, un nouvel album

ICI

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01 mars 2007

Si vous,,,,,

vous demandez où nous étions hier soir.... voilà nous on était là !

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16 octobre 2006

Il est des talents...Jean-Paul Four

neuf3Il est des talents, ceux que vous n’effleurez que du bout d’un regard et qui vous retiennent, une image qui vous saisit, un reflet dans le grand angle d’un objectif, une lumière qui vous interpelle. Alors, vous vous arrêtez dessus, le cœur un peu tremblant et vous parcourez les pages qu’on vous donne à voir.

Dans ces moments là, vous vous dites :"C’est cela, c’est bien cela, cela me ressemble". Il en va ainsi des œuvres de Jean-Paul Four, photographe basé à Lyon. C’est le hasard qui nous a mis sur le chemin l’un de l’autre. J’ai donc découvert le site de ce photographe et je dois l’avouer j’en suis encore tout secoué. Parce que ce que je vois dans ces images, dans ses photos, dans ses œuvres, c’est mon BDSM mis en image, c’est ma fantasmagorie personnelle qui se trouve dans les postures des modèles.

Je ne peux rester qu’admiratif devant le travail de Jean-Paul Four, devant la technique employée et le soin donné aux œuvres qu’il produit. Je ne peux qu’admirer sur ses galeries l’expression de notre univers. C’est dans ces clichés au grain soigné, à la mise en lumière joueuse et changeante, que s’exprime la vision que nous avons du BDSM.

En tout cas Jean-Paul Four est une découverte pour moi, une des très belles découvertes que j’ai faite sur la toile cette année…

Jean-Paul Four c’est par et aussi par ici.

Vous pouvez également acquérir l’un de ces deux livres, ou soyons fous, les deux…. Ici

Je remercie ici l’auteur de ces photos de m’avoir permis, à moi grand voleur d’images devant l’éternel, d’utiliser certaines de ses œuvres.

PS : Je me fais toute petite, comme une soumise qui ose intervenir (et ce n'est pas la seule chose que j'ose même quand je ne devrais pas, je suis incorrigible... heu ... pas tant que cela en fait !) ... mais découvrir les galeries de Jean Paul Four a été un merveilleux moment de pure émotion artistique... et bien au-delà... un sublime miroir renvoyait nos jeux, polis par un regard ... rien d'obscène mais du sublime ... Merci !

PS2 : Veuillez noter chers visiteurs notre nouvelle banniere que nous devons à la talentueuse Nerilka,... merci encore, merci, merci...

neufsuisuiste

neufsuite

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27 février 2006

Parce que c'est vous,,,

Je vous copie ici un commentaire posté sur le blog de Gourgandine et je vous incite au plus vite à aller lui rendre visite…

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Je ne saurais où commencer, je ne sais pas par quoi commencer. Aujourd’hui je découvre votre site, je ne suis pas un grand voyageur du Web, plutôt sédentaire, je quitte rarement mon petit sanctuaire. Aujourd’hui je vous découvre, je vous lis d’une traite, passant de note en note. Pourtant je ne vous découvre pas, pourtant j’ai l’impression de vous connaître. Non en fait, j’ai l’impression de lire ma douce s., tant vos mots, pourraient être ceux de ma douce. Oui vos mots et vos souvenirs, vos désirs, votre façon d’appréhender cette relation. Chaque note est un miroir que vous tendez vers s et moi, c’est troublant, étrange et envoûtant. Lorsque s. me dit ce soir, vas voir sur son site c’est génial, j’y suis allé sans crainte tant je sais que ses goûts rejoignent les miens. Je n’ai pas été déçu, oh non loin de là, il m’a vraiment semblé la lire, jusqu’au tatouage que vous portez et celui que ma douce caresse au creux de ses reins, marque posée pour que le nous devienne le toujours. Oui, je ne sais quel texte commenter, je ne sais par où commencer en fait, alors considérez ce petit message comme un commentaire à tout ce que vous êtes et écrivez. Lorsque vous parlez de ce plaisir éprouvé lorsque ses mains prennent votre gorge, coupent votre souffle, il me semble entendre murmurer la voix de s., quand vous transcendez la douleur en plaisir... Oui dans tous ces textes que je lis ce soir, dans cette description du manque, dans les images que vous laissez, ces traces du cuir, ces morsures des liens, partout je trouve un écho rare et puissant à tout ce que nous sommes. Mais aussi, et au delà des actes c’est aussi une gémellité des sentiments, de ce qui est vécu, éprouvé par le corps, mais aussi et surtout par le cœur. J’ai été ravi de vous découvrir, ravi de vous lire, enchanté et troublé de cette gémellité, de cette ressemblance… Votre site est une découverte, une de ces heureuses découvertes qui comblent le cœur et l’âme…

Gourgandine : (n.f.) corsage de femme laissant voir la chemise. Femme de mauvaise vie..

Au XVIIe siècle, le corsage non baleiné s’appelle « gourgandine », sorte de corset lacé maintenu par des agrafes appelées « boute-en-train », « tâtez-y », « parfait consentement ». Ce terme de gourgandine est passé dans le langage courant, comme synonyme de femme de mauvaise vie. La gourgandine était un vêtement du matin et d'intérieur que l'on portait sous le peignoir ou la robe de chambre en attendant le corps à baleines.

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26 septembre 2005

L'Etranger.... Par Chiron....

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Voici le Cadeaumentaire de Chiron, un texte d’une infini sensibilité, et d’une beauté fine et délicate. Si beau qu’il ne pouvait pas rester un commentaire, pour cette occasion nous avons donné le jour à une nouvelle section Je de Miroir ou se poseront les mots reflets…..

Merci Chiron

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... L’Étranger, comme il plaît à Karim de l’appeler, ne connaissant pas encore son nom, fait glisser le drap en satin noir par terre, livrant son corps aux rayons du soleil se faufilant à travers les stores, au même moment que la voix incomparable de Mercedes Sosa résonne dans la chambre : Gracias a la Vida que me ha dado tanto, me dio dos luceros que cuando los abro, perfecto distingo lo negro del blanco… Ses souvenirs l’amènent vers les années 70, ils recreusent facilement un chemin parmi ses pensées encore endormies, il devait avoir 9 ans tout au plus. Il se rappelle la voix chaude de sa mère le matin, la chanson de Sosa, Samba para no morir, l’odeur du café mélangée avec les arômes des cigares de son père, les hennissements des chevaux dans l’écurie, et la chaleur d’une journée gaie, enjouée et pleine de vie.

Il se souvient, et il sourit. Il me semble que son sourire est un mélange de souvenirs lointains et d’excitation précoce, qui hâte la venue de ce soir. Parce que ce soir, justement, apportera avec l’obscurité, que le soleil fera en contournant la lune, le premier homme qui s’est offert à lui, timide et audacieux à la fois, vierge malgré le passage des autres sur son corps, nostalgique et rêveur. L’idée de l’avoir dépucelé la veille et d’avoir marqué son corps comme on marque son territoire, le ravit de plus en plus. Ainsi, il est le seul à qui ce corps fébrile de désir s’est ouvert.

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Il ne s’est pas trompé, et il le sait. Dès que son regard croisa celui de Karim, les yeux de ce dernier lui ont tout dévoilé : la bête endormie qui ne demande qu’à se réveiller, le corps gisant sous les poussières des souvenirs qui réclame la vie, qui crie : « Au secours ! », qui hurle : « Prends-moi ! », et qui promet de le suivre jusqu’au bout, au-delà des limites.

Non, il ne s’est pas trompé. Tous les deux sont faits de la même flamme qui cisèle le plaisir à fin de le parfaire. Un éclat brillant traverse son regard à cette idée. Il est sûr, qu’il viendra, à 8 h, ce soir. Il viendra, rempli d’attentes immuables, pour être à lui, complètement à lui. Il s’abandonnera, il se donnera pour l’accomplissement de l’épreuve libératrice du corps. Il viendra, une terre sèche et aride, et lui, il saura comment la ramollir. Il saura comment faire jaillir sur son corps des sources insoupçonnables de jouissance. Il fera de sorte qu’il renaîtra à nouveau dans la douleur. Mais cette fois, plus libre, délivré de ses peurs, détaché de ses chaînes médisantes. Dans la douleur, il prendra conscience de son corps : Viens, risquons-nous dans l’habitacle de la folie charnelle.

gayNe laissons pas l’hivernage de nos vies courtes éteindre la flamme de la passion. Soyons nus de l’intérieur, mon complice, en dépit de la pudeur implantée ridiculement dans la conscience ! Le voilà, inspectant soigneusement sa maison. Guettant le désordre pour le réduire en ordre. Le voilà, en état d’attente, dans l’avant l’acte, nourrissant son corps d’envie, de patience et de désir. Ce désir justement qui prend sa vigueur dans le domaine de l’attente. Le voilà, dans le salon, devant la statut livide d’Aphrodite, un sourire à la bouche et une euphorie dans les pensées. Il lui semble savoir les secrets cachés dans le corps de Karim. Non, il en est sûr. Et cette certitude le ravit, le comble même d’une espèce de satisfaction grandissante. Il était toujours doué pour cela. Comme doter d’un pouvoir inné de scruter les âmes des autres et deviner leurs fantasmes et attentes ! Ainsi, lorsqu’il a heurté le corps de Karim, la veille, il a senti le frémissement de sa chair, et sa résistance devant l’inconnu.

Cette résistance qui alimente son ardeur justement, qui lui donne l’envie de continuer encore, de la combattre dans des vagues écumeuses, enceintes de fougues. Des vagues qui se déferlent sur un corps, pour l’engloutir, le laver, et le rejeter sur le rivage, vide, comblé et délivré de toutes résistances. Et lui, tel un océan majestueux, il restera là, en attendant le prochain défi pour le relever. Ainsi, il a caressé, là où il a mordu, pour mordre encore, brûlant la peau, et la marquant par l’empreinte de son passage. Lorsqu’il l’a pris dans ses bras, il a senti que Karim était confiant, croyant qu’il serait comme les autres. Ceux qui ne savent point toucher la mémoire du corps, et y griffer leur présence. Il a ricané au fond de lui. Puis, il a serré de plus en plus fort le corps de Karim, en l’étouffant presque par un baisé.

Ses mains ont commencé brutalement à dégrafer sa chemise, tandis qu’il le poussait vers le lit. Il a mobilisé les mains, et lèvres contre la poitrine d’un Karim nu et désemparé, il a effleuré de sa langue le bout d’un téton érigé d’excitation, il a léché jusqu’à la naissance du plaisir, il a pincé, il a griffé, il a mordu jusqu’à la douleur, jusqu'à l’avant genèse du sang. Et en observant le regard d’un Karim chamboulé par des spasmes ondulatoires de plaisir et le souffle qui est devenu essoufflement, il a su qu’il vient de commettre l’ouverture en lui, et alors il a continué, voulant engendrer la spirale transcendante de la folie charnelle. Il a dévoré cm par cm le chemin menant jusqu’à la bouche entrouverte, en enflammant sur son passage un corps déjà frémissant de chaleur et en sentant l’intimité de son amant devenir de plus en plus dure, de plus en plus raide. Il l’a embrassé, engloutissant sa bouche, mélangeant leurs deux langues, le nourrissant de sa salive, explorant tous les recoins de cette source de vie, tandis que ses mains exploraient le corps ruisselant de sueur, en admirant la peau lisse et finement musclée. Puis, d’un geste ferme et rapide, il le retourna et s’empara de son dos, en mesurant ses gestes et celles de Karim.

La légère réticence qu’il sentit de ce dernier, en ce moment-là, ne lui faisait pas peur. Il savait comment la réduire en miette,tempud la transformer en une excitation avide… Et l’excitation avide a eu lieu. Dans la douleur, certes, mais elle était là. Lorsqu’il a rempli le corps de Karim de son élixir, il l’a senti perdu dans l’évanouissement mystérieux d’une mort momentanée. Et, il s’est senti satisfait, heureux, euphorique même d’avoir mené le corps de son amant sur le chemin de l’ouverture. Et c’est exactement pour cette raison qu’il est sûr que Karim viendra ce soir. Il viendra pour goutter encore au fruit défendu, pour gravir les marches d’un plaisir méconnu jusqu’à lors par son corps. Il viendra, et lui, il saura le guider davantage.

Posté par Ecritspourpres à 22:16 - Je de Miroir - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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