28 novembre 2007
Un livre où l’on s’ennuie… Deux Bidets...
Alors que dire de l’Eloge de la fessée, que j’ai acheté impatient d’en découvrir toutes les facettes, les fessetes devrais-je dire. Je me suis donc installé confortablement dans mon wagon et j’ai pris l’ouvrage sur mes genoux commençant ma lecture..
Et là, O surprise (et de O pourtant il n’est point question dans cet ouvrage), je me rends rapidement compte que cet ouvrage ne devrait pas se nommer Eloge de la fessée, mais Eloge de MA fessée. Là où le curieux que je suis s’attendait à apprendre, à découvrir, à explorer, je n’ai découvert qu’ennui et autosatisfaction onaniste d’écrivain.
Jacques Serguine nous livre en peu de mots (et déjà bien trop à mon goût) sa vision de la fessée, sa conception de ce que doivent être les fesses d’une femme. Tout ce que ce livre nous apprend c’est que l’auteur aime donner des fessées, n’aime pas la dentelle, et que toutes les femmes aiment recevoir une fessée. Rien de plus, rien de moins. Que ceux qui s’attendaient à des révélations sur l’art d’appliquer la dite rougeur s’en retournent chez eux. Que ceux qui pensaient comprendre le pourquoi du comment du fesseur se détrompent, ils n’apprendront rien ici. Des motivations de l’auteur ? Rien, Des motivations de la récipiendaire ? Pas plus…
Cet éloge est aussi ennuyeux, vide et creux qu’un dimanche après midi devant les programmes de feu Jacques Martin. S’il devait se cacher autre chose dans ce livre, l’auteur, il faut le reconnaître, l’a alors bien caché. Non seulement le livre est vide de contenu, mais en plus écrit de la façon la plus désagréable possible.
Rempli d’effets de phrases qui ne se terminent pas, abus pervers de la virgule à tout bout de champs. Ne pensez pas que je sois un aficionado du style d’écriture moderne, rapide, nerveux, tout en phrases courtes. Au contraire, j’adore la littérature début de siècle, les phrases chantantes et ronronnantes. J’aime ce style, quand c’est bien fait, et là il faut le dire, Jacques Serguine n’a pas ce talent. Il nous livre des phrases alambiquées, longues comme un jour sans pain.
Il faut sans cesse reprendre le fil de la phrase, à force de digressions oiseuses on finit par en perdre le sens. L’auteur semble sans cesse obligé de se justifier, de tout ramener à lui, tout en s’en défendant (et ça rallonge encore la phrase). Vous l’aurez compris, je n’aime guère l’écriture de Serguine. Cela vous laisse l’impression que l’auteur a tenté de faire dans le genre grand siècle sans avoir les épaules pour.
C’est une lecture éprouvante et ennuyeuse que celle-ci,,, un livre qui ne vous apprend rien, ne fait qu’effleurer un sujet qui finalement méritait mieux que ce petit pavé indigeste et empli d’une autosatisfaction pesante.
19 avril 2007
Istein,.... la plage sans l'Océan (mais l'O séant)
Là
Sur l'autre rive
Un écrin de verdure
Se prête à nos dérives
Et le soleil pour parure
Ecrit sur nos peaux
Des ruissellements d'O
Là
Nos instincts font un nid
A Istein près du lit
D'une vieille rivière.... qui cache bien des my-s-tères !
17 octobre 2006
Cris et Chuchotements,,,, Trois cravaches de Pourpre
Feuilleter notre album souvenir des lieux où nous avons vécu nos heures (et nos heurts !) pourpres, pour en tirer une nouvelle page de notre Guide tout personnel, n'est pas toujours chose si aisée. Surtout qu'en règle générale, je me sens plus comme la novice, qui ouvre des yeux écarquillés sur sa découverte, que comme la rouée critique blasée par toute manifestation de vie nocturne. Mais, comme il n'est pas question de lésiner ni de tergiverser pour vous offrir, courageux lecteurs, le fruit de nos expériences, je vais donc ouvrir, ce soir, un nouveau chapitre du GUIDE MICHE-LIENS et le dédier à un haut lieu du BDSM, le si bien nommé "Cris & Chuchotements ".
Avant que de vous inviter à pénétrer cet antre, cher à nos perversions, il me faut vous faire une confidence : Quand D. m'annonça que, pour notre week-end parisien, il était prévu que nous nous rendions à C&C, mon sang de petite soumise rebelle se figea. Quoi ? Aller dans un lieu BDSM parisien, moi ? Grand dieu ou diable, je ne me sentais pas de taille et je m'imaginais, déjà, affrontant le pire caveau sadien avec le courage d'une souris prise dans les griffes d'un tigre ! Autant dire que le simple fait d'envisager me présenter devant la porte était déjà, en soi, une épreuve…
Étais-je plus rassuré que ma petite compagne ? Certes non, mais la perversion dépassant, et de loin, l'appréhension chez moi, pour rien au monde vous ne m'auriez fait changer d'avis. Donc, en attendant de la soumettre aux flammes de l'inconnu, j'avais imaginé une petite difficulté supplémentaire. Pour corser la soirée, je lui avais fait composer un petit poème, à apprendre par cœur pour l'occasion. Autant faire les choses en douceur (je ne suis pas un monstre…), nous avions choisi, pour notre visite inaugurale, un vendredi après midi. Sans doute le fait de s'y rendre en plein jour devait-il diminuer quelque peu cette angoisse de la nouveauté (aussi nommée « crainte du fiasco » par les néo-critiques !). Quoi qu'il en soit à 15 heures, nous devions nous trouver devant la porte discrète de C&C pour assister à notre premier « Goûter du divin Marquis » ........ La présence, toute proche du poste de police, avait au moins ceci de rassurant que si, derrière la porte des fous furieux en cuir noir se jetaient sur nous, les secours ne tarderaient pas à venir.
Les Goûters du Marquis... un rendez vous de l'après midi, genre cup of tea… en juste un peu plus pimenté, c'est ce
que je me disais, en me répétant pour la énième fois le poème que j'avais pourtant écrit mais dont j'avais tant de mal (on se demande pourquoi !) à me souvenir, tout en avançant dans la rue et en cherchant des yeux l'entrée de C&C ... discrète l'entrée... si discrète et impersonnelle, que l'on est même passé devant une première fois sans la voir (ou sans vouloir la voir, je ne parierais pas sur les pouvoirs du subconscient !). Bon alors quand on est devant une porte, fermée la porte, et qu'on est - paraît-il – attendus, la bonne éducation veut que l'on se signale en sonnant ; c'est donc ce que nous avons fait, on a sonné... enfin, Il a sonné, parce que moi pour le coup je l'étais un peu, sonnée, de me retrouver, si vite, devant la susdite porte !
La porte s'ouvre donc… et soudain un colosse, uniquement vêtu d'un pagne de cuir et d'une cagoule se jette sur nous....Non, je déconne, ne partez pas téléphoner à la police, lisez la suite !
Donc la porte s'ouvre et nous pénétrons dans cet antre du vice et de la perversion, dont nous avions tant entendu parler. C'est un Philippe souriant et affable qui nous accueille pour notre première entrée dans le temple. Nous prenons le temps de nous inscrire dans les lieux en échangeant un agréable babillage (j’ai une s. qui aurait une fâcheuse tendance naturelle aux bavardages que la peur ne fait qu’aggraver …) et c'est Christine qui nous emmène visiter les lieux. Nous descendons donc l'escalier qui mène aux lieux tant convoités et redoutés. Peu de monde encore en ce début d'après midi, il est encore tôt et les jeux n'ont pas commencé. Nous en profitons pour faire le tour du propriétaire. En premier lieu la grande salle voutée où s'alignent les tables basses, les poufs et les bancs pourpres. Au fond de la salle, le bar et à l'opposé un escalier en colimaçon, pour le septième ciel. Près du bar, un passage vers…
Par où commencer ? Dieu merci, Christine, prenant l'initiative, des opérations nous entraîne à sa suite.
Nous suivons... tant bien que mal. Notre hôtesse est charmante, le lieu tout autant. Mes angoisses se dissolvent un peu dans les bavardages, le délicieux décor baroque et les ombres propices... Justement, les ombres c'est bien là mon problème... quand on est concepteur de lieu de jeu, on n'imagine jamais assez (ou peut-être si ? mais alors c’est affreux ?!!) le calvaire d'une soumise, un peu hypermétrope, qui sort d'une rue ensoleillée pour se retrouver dans les méandres obscurs d'un caveau ! ça vous fiche tous vos repères en l'air et vous donne la démarche assurée d'une aveugle éthylique ... heureusement le sale effet ne dure pas et je peux profiter pleinement de la découverte... en veillant à ne pas me prendre les talons dans une des déclivités du sol (un piège pour chevilles de soumise... une des perversions du Maître des lieux, cette fois j’en suis sûre , de quoi vous rabattre le caquet de la soumise qui trop la fière fait !). De pièces en pièces nous avons fait notre petit tour ; ce n'est pas si grand C&C, mais les demi niveaux et les vrais niveaux, les un coup à droite en tournant, puis à gauche au fond, ont tôt fait de me perdre... D. connaît mon légendaire sens de l'orientation et il pourra jubiler tout à loisir, tout à l'heure, en me demandant l'air de rien "Où est le sling déjà ?" et moi de me fourvoyer allègrement ! Mais ça m'est bien égal, j'ai beau ne pas savoir exactement quoi se trouve où, tout ce que j'ai vu m'a fait battre le cœur et m'a enchanté. Le charme qui se dégage du lieu est bien particulier, comme un parfum de déjà vu, comme si certaines images, que j'avais en tête, venaient de s'ancrer, là, dans la réalité, couleurs, espaces, lumières si semblables à mon monde intérieur que, finalement, je m'y sentirais presque à l'aise... presque ... ce n'est pas encore ça, il ne faut rien exagérer non plus ... même si tout le monde est charmant, vraiment adorable, il y a tout de même des clients qui arrivent et moi je sens mon trac de débutante remonter d'un cran… Je referais bien un tour pour revoir l'aménagement du coup… ?…
Et c'est ce que nous faisons. Nous nous rendons encore une fois dans la pièce contenant le sling ainsi que la croix de Saint-André et l'étrange petit cheval d'arçon qui s'orne d'un charmant gode. Il faut bien deux passages pour admirer tout cela ! Puis nous remontons, traversons le couloir pour observer un instant le bureau et son fort joli et utile secrétaire (où ma s. pourra consigner plus tard son petit poème dans un position plus que délicate), revoir la table gynécologique puis nous passons par la pièce où attendent la cage ainsi qu'un grand cheval d'arçon, une poulie et des chaînes de la meilleure augure. Cette pièce, à son tour, donne sur celle où trône un grand lit, pour des ébats plus physiques et moins SM, quoique.... Nous redescendons et retournons siroter notre verre, après avoir constaté encore la propreté de la douche et des toilettes (choses toujours importantes pour mes yeux quasi germanique, comme vous le savez). Après cette deuxième visite, en solitaires, nous retournons nous asseoir au milieu des joyeux invités de l’après midi (Qui a dit que le BDSM est morne ?) et en profitons pour lier connaissance avec nos voisins, charmant jeune couple à la soumise espiègle, en observant les arrivants du jour. Beaucoup de voyageurs, viennent, comme nous, pour la première fois, une domina et son jeune soumis, d'autres couples dont les yeux semblent découvrir les lieux. Cela fait partie intégrante des plaisirs de C&C : le lieu n’est pas grand, cocon pourpre ou boudoir voûté plutôt, mais accueille, souvent, autour d’un noyau de fidèles avenants une petite foule de nouveaux qui sont vite intégrés, pour peu qu’ils le veuillent. Apres quelques mondanités, j'emmène tout de même ma soumise réciter sa poésie au premier, confortablement allongée sur le cheval d'arçon.
Je récite ... je ne profite donc pas du décor moi, dans ma position se serait difficile ! C'est bien regrettable d'ailleurs car comment vous parler dignement alors de cette partie de l'étage, qui joue toujours sa savoureuse gamme de mélanges harmonieux - dorures, bois, cuir et moelleuses assises – et qui a de quoi ravir mes sens, baudelairiens à souhait. Mais je fais profit d'un autre sens, celui du rythme des mains de D., pour déclamer (ou clamer parfois !) mon petit intermède poétique. Dire que je haïssais le cheval d'arçon quand j'étais au collège ! Me voilà réconciliée !! J'en descends les jambes toutes tremblantes... et non, je ne saluerai pas pour le final, d'abord je ne les avais pas entendu venir les spectateurs ! Pourtant, ils sont bien là, observateurs silencieux, respectueux des jeux des autres… et souriants maintenant, sourires de connivence qui font que je me sens soudain beaucoup mieux (bon il est vrai que je suis dopé à la fessée aussi, ça aide !).
Les habitués de C&C, ce furent eux ma plus grande surprise. De fortes personnalités, souvent très attachantes (au sens littéral aussi, oui), et belles, non dénués du plus savoureux des humours, une sacrée découverte ... qui a fait s'effondrer mes apriori stupides !!
Nous avions, dans nos esprits de débutants, l'imagerie d'Epinal du BDSM, ce milieu horrible fait d'arrogants, de brutes
cruelles et pervertis. Nous n'y avons trouvé que bonne manière, attention vraie, discussions enrichissantes et humour à brûle pourpoint.
Que vous dire encore ? Nous pourrions passer la nuit à détailler tous les moments passés dans ce lieu, mais ce n’est pas le propos.... Mais passons aux parties essentielles, celles qui vous restent…. La première rencontre, cet après-midi là, avec Pascal le seigneur et maître des lieux, la mutine Christine et le fier gardien du temple Jeff, nos échanges avec des soumis, des dominants, des soumises et des dominantes, les liens de Nawa-kin glissant sur la peau de Sofia, le gant magique d’une Domina à la rafraîchissante gouaille parisienne... Ainsi l'après midi est passée, en discussions et jeux, ainsi les heures ont fui sans que nous nous en rendions compte.
Oui c'est cela, C&C, un temps hors temps confortable … nous y avons croisé des artistes, des joueurs, des fantaisistes... des êtres libres et charmeurs qui nous ont fait oublier le jour et l'heure... mais qui nous ont confortés dans l'idée que C&C était un lieu où il fait bon/chaud (souvent même très chaud pour les fesses des s. !!) Loin des clichés, c'est une scène ouverte où chacun peut exprimer son BDSM, où l'on rit ( tout autant que l'on crie... enfin moi je ris plus que je ne cris au grand dam de mon dom mais j'y peux rien, c'est nerveux, ... un défaut de transmission synaptique sans doute, une mutation d'un gène de s. sudiste peut-être ?)
En tout cas, nous y sommes retournés dés le lendemain, sans attendre plus longtemps, et grand bien nous en prit ; une rencontre précieuse nous attendait ce soir là, une de celles qui vont au delà du BDSM, mais chut, « elle » le sait bien et cela reste entre nous…. Et C&C la nuit, c’est le monde de Pascal magnus, un monde pétillant de malignité et d’esprit ! Depuis, nos voyages parisiens se sont multipliés et nous ne manquons jamais de nous rendre à C&C. Toujours, nous y avons trouvé un accueil chaleureux, une ambiance conviviale où la priorité est aux jeux plus qu’au stupre, un lieu qui nous ressemble vraiment, que ce soit lors des ventes aux esclaves, ou lors de soirées entières passées à discuter, installés sur les banquettes pourpres.
Et ne frémissez pas, pooovres s., en lisant les terribles mots de « ventes aux esclaves » ! Menées de main de Maître par un Pascal plus Monsieur (D.)Loyal que Grand Inquisiteur, ces ventes là, réglées en "vilaine" - unité monétaire très courante dans les marchandages entre D/s ("Tu as été très vilaine... tu mérites tant de -au choix des goûts de chacun : coup de cravaches, paddle, martinet, fessée..-)-, vous réservent d'inénarrables surprises. N'insistez pas, nous n'en dirons rien de plus... Pascal serait bien marri que nous dévoilions tous les secrets de ces grands moments... allez plutôt vous rendre compte sur place, vous passerez un moment que nous vous garantissons ... inoubliable !
Alors je ne peux que vous inciter, de tout cœur, si vous êtes amateur, joueur, ouvert, que vous avez du BDSM une conception conviviale et sans mortification, à aller découvrir ce haut-lieu. Vous y trouverez sans nul doute de quoi satisfaire vos aspirations, mais bien sûr, il vous faudra montrer, dans ce cas patte noire plus que blanche, ne pas oublier vos élégants habits noirs et vous acquitter d’un bien raisonnable droit d’entrée .....
Quoi qu'il en soit, comme vous vous en doutez, Cris et Chuchotements reçoit évidement trois cravaches au guide Miches-liens.
01 octobre 2006
Guide Michesliens,,,, Swingerclub Auhof

Le Club Auhoff (deux cravaches)
Voici donc l'heure de la rentrée, voici donc le moment de relancer quelque peu notre guide Miches-liens. Nous avons dans nos cartons quelques lieux à vous faire découvrir...
Vous vous souvenez surement de notre petit passage au Sauna Provence, nous aussi, hélas...... Donc ce soir, un lieu qui nous a laissé une impression bien plus positive. Partons donc ensemble en Allemagne, franchissons la frontière et allons nous perdre dans la foret noire, allons découvrir un club libertin à l'allemande, un SwingerClub... Le club Auhof...
Club libertin, hum, hum. Allons, oui, je vous entends déjà toussoter là, au fond, vous demandant ce qui a bien pu nous guider
jusqu'à ce genre d'endroit. Je vous rassure tout de suite, moi, en bonne soumise je me laisse guider par qui de droit, au demeurant, l'œil aiguisé de mon D. Et cet oeil justement s'était posé sur quelques éléments du décor... qui ne pouvaient nous laisser de marbre. Que voulez-vous de telles installations, si proches de notre point de ralliement et de retrouvailles, c'eut été péché de les ignorer ! Nous avons donc poussé la porte du Auhof..... infiniment curieux de savoir si l'ambiance du lieu nous serait, ou pas, favorable (et pour être parfaitement honnête, moi infiniment inquiète qu'elle ne le fusse de trop !)
Donc première surprise, nous sommes accueillis dans les lieux par le maître de maison en Boxer et T-shirt stretch... Très souriant et convivial, il nous salue dans son teuton langage et baragouine quelques mots en Français à l'intention de ma petite soumise. (Aujourd’hui encore, personne, pas même lui, ne doit savoir ce qu'il a dit). Heureusement, la langue de Goethe n'a pas de secret pour moi et donc nous nous faisons expliquer les us et coutumes du lieu, notamment la tenue qui semble de rigueur dans l'établissement. Et qui nous laisse plus que surpris ; il s'avère que le libertin allemand ne s'encombre pas de tissus inutiles, dés l'arrivée dans les lieux, et après avoir acquitté la dime de 40 euros, tout le monde se rend aux vestiaires (spacieux, propres, bien éclairés et équipés) pour se mettre en petite tenue... Et,, la petite tenue est obligatoire, tout le monde en dessous, personne ne fait exception,,,, c'est la que les problèmes du D ignorant commencent.....
Si, comme il est de rigueur dans nos sorties, j'avais revêtue une petite robe noire sexy avec des dessous parfaitement en accord et qui ne me posaient donc aucun problème de "représentation", il n'en allait pas de même du Dominant de l'histoire qui, pensant conserver sa superbe en même temps que son pantalon, portait en dessous un adorable boxer Omer Simpson ! Pour un D. en puissance autant dire que cette délicieuse dichotomie est propre à déclencher mon humeur moqueuse (J'aurais pas dû, c'est affreux, affreux d'être taquine et ça se retourne toujours - délicieusement - contre moi !). Bref, pour ne pas vous retrouver dans une situation délicate, pensez à vêtir votre peau d'une seconde qui soit à la hauteur de votre image de marque... quoique les fous-rire ont l'art de détendre avant de pénétrer plus avant dans les lieux.
Donc, masquant tant bien que mal la représentation de ce digne personnage de série télévisée cousu sur mon caleçon,
nous commençons la visite des lieux. Et là, force est de dire que les allemands ont le sens du décorum et le soin de l'hygiène. Premier niveau, Sauna et Hammam, grandes douches lumineuses et profusions de serviettes (on ne se promène pas dans un club libertin allemand sans serviette, même lorsqu'on va s'asseoir dans un fauteuil, on pose d'abord sa serviette) puis on tourne légèrement et on arrive à ce qui nous a mené en ce lieu, l'espace BDSM du club... mais nous y reviendrons en fin de note. Montons d'un étage et rejoignons le bar, piste de dance, petite salle de restauration avec buffet... Le tout en poussant une soumise qui semble désireuse de visiter toutes les toilettes mises à disposition par la direction.
Bien, oui, c'est un fait... ou plutôt un effet... du trac, de l'excitation, des poussées d'angoisse. Toujours est-il que cela me permet de me rendre compte de la propreté des lieux. On ne vantera jamais assez la propreté des toilettes publiques outre-rhin. Spacieuses et toujours nettes... quand on est, comme moi, grande
utilisatrice, c'est un plaisir de s'y rendre. D'autant plus souvent que les boissons étant offertes et libres, et ma gorge asséchée par le stress (et quelques activités solicitatrices), j'y ai fait des allers retours suffisamment nombreux pour me permettre de confirmer mon impression première, même tard dans la nuit. Mais parlons un peu de cet espace commun, comprenant le bar, la piste de danse et le coin buffet, ainsi qu'un dégagement où l'on trouve une machine à café (et chocolat chaud, mmmm,) mise à notre entière disposition. Le cadre est chaleureux et l'ambiance est plutôt bonne enfant et décontractée. Saine et naturelle. Un étonnant décalage avec les quelques clubs libertins français que j'ai pus connaître.
Donc après avoir visité le bar, pris une petite
collation, nous nous sommes mis en route pour aller visiter le reste de l'étage. Autant dire les fameux coins câlins. Et là.... loin des clubs de l'hexagone mentionnés plus haut, nous avons eu la surprise de découvrir une profusion d'installation en tout genre. Là où souvent les coins câlins se limitent à quelques matelas posés sur des bâtis de bois, Quelques décorations aux tonalités pseudo érotiques. Une recherche d'ambiance aussi maigre qu'un manequin anorexique revenant d'une cure de repos. Le Club Auhof, lui, propose un ensemble de pièces plus ou moins grandes, décorées avec soin et goût où peuvent s'exprimer la fantaisie et l'humeur des visiteurs. Nous passons d'abord devant la pièce contenant le fameux lit suspendu, étranges sensations maritimes que provoquee cet endroit entouré de miroirs. Espace qui laisse quelques souvenirs émus à ma douce soumise.
Je pourrais m'étaler sur ce lit (c'est d'ailleurs ce que j'ai fait, me cramponnant avec un plaisir sans pareil au métal froid des chaînes qui le soutiennent bien haut au dessus du sol, permettant le plus enivrant des balancements) mais il reste tant de choses à vous faire découvrir encore que je m'arrêterai là... simplement, ma surprise fut de taille, au sortir de la jolie chambre de lambris qui enferme ce divin vaisseau, de constater que tous les miroirs qui entourent la pièce sont... sans tain ! Pour le coup, le pourpre était surtout à mes joues ! Non
loin de ce lit se trouve une chose fort charmante également : le lit rond sous les arbres ; seul défaut c'est un espace totalement ouvert sur lequel il est impossible de signaler qu'on ne souhaite pas être déranger. Car le signal (un cordon rouge qui ferme les coins câlins ne possédant pas de porte) est grandement respecté et cela fait aussi parti de l'aspect agréable du Auhoff.
Ensuite, nous passons par une enfilade sombre, devant une cabane perchée sur des pilotis, devant un large espace, probablement pour les réunions de famille, avant de nous diriger vers un couloir obscur, percé de trous, livrant au regard un autre coin câlin tout aussi large baignant dans une lumière ultraviolette. Pour parler de ce couloir, on pourrait créer un proverbe. "Dans le couloir tu t'arrêtes, tes fesses on tripote". Donc nous continuons, pour arriver au coin câlin pourpre, puis au coin câlin bleu et finalement le coin câlin en étage avec écran de projection. En hiver la visite s'arrête à cet endroit. Mais en été, il faut signaler que derrière le bâtiment, protégé des regards, s'étend le parc avec sa piscine, son bar extérieur, ces matelas gonflables et une étonnante cabine téléphonique dans le plus pur style anglais. Retournons donc un étage plus bas, pour aller observer ce coin BDSM de plus prêt.
C'est bien joli tout ça, toutes ces chaînes, ces outils de tortures qui semblent tour à tour s'afficher et jouer à cache cache entre les poutres de bois. Il ya même une cage, oui, oui. Et des tas de choses que j'observe avec circonspection en me demandant bien comment on utilise les différents rouages ... j'observe, j'observe... et je ne fais plus guère ma fiérote. J'ai la bouche sèche. Mon regard vient de saisir un superbe sling et je n'ose croiser celui de mon D. pour tenter de savoir ce qui peut retenir son attention à Lui. Je suis un peu comme devant mon premier vélo de grande, entre l'envie de vite l'essayer et la peur de la chute !
C'est finalement la croix de St-André qui attirera en premier lieu mon attention. Je laisse le banc à fessée de côté, ainsi que
le carcan, pour immobiliser ma soumise sur la croix, fort judicieusement inclinée pour garantir son confort. C'est là, sur ses fesses tendues au regard silencieux de quelques amateurs curieux, que je lui administre sa première fessée publique. Un plaisir nouveau que de lui administrer un juste châtiment pour ses moqueries concernant ma tenue devant des a-mateurs néophytes. Mais d'autres idées déjà traversent, à cet instant, mon esprit lubrique et tout en la fessant je me réjouie des moments à venir.
La Croix, particulièrement bien installée, permet de se laisser aller. A tel point que je ne suis plus qu'un fessier réjoui, et si les murs ont des oreilles, il est bien connu que les fesses n'ont pas d'yeux. Me voilà donc, un peu titubante, quand D. me détache, tout étonnée de découvrir que notre jeu a attiré une petite foule de curieux... qui tiennent une distance qui le vaut tout à la fois à la surprise et au respect. Il n'y a guère de joueurs vraiment BDSM au Auhoff et l'on ne se bouscule pas pour profiter des installations, ça nous l'avions bien remarqué. Pourtant, nous le découvrirons bien vite, le patron a même prévu du petit matériel ....
Effectivement, le maître de maison tient à la disposition de la clientèle un petit stock de jouets, paddle, cravaches, liens, et autres réjouissances ,afin que tous puissent s'amuser sans avoir à se soucier de lourds bagages. J'en profitais donc , après une petite pause cigarette et vodka pomme, pour attacher ma soumise à la toile d'araignée et la laissant là, sûr de la retrouver, du moins je l'espérais, je montais à l'étage pour aller au bar chercher une cravache et le paddle avant de la rejoindre (vite avant que les quelques spectateurs présents n'en viennent à la conclusion que la soumise attachée était une soumise en libre service. Ok vite, mais pas trop, qu'elle ait le temps d'avoir peur au moins).
Et se retrouver seule, prise dans la toile, dans un Club libertin, c'est une sacrée expérience pour les nerfs ! Forcément
les curieux, à me voir ainsi livrée sans défense, finissent par se rapprocher, un peu, un peu plus... et osent un ou deux effleurements... rien de bien agressifs... juste de quoi mettre mon stoïcisme de soumise à rude épreuve... "Il revient quand mon D. ??" Dans ma position, impossible de me dévisser le cou pour contrôler la cage d'escalier, et aucune envie de croiser les regards des hommes présents, au cas où ils prendraient mon regard ultra foudroyant pour une acceptation tacite... c'est vrai quoi, on ne parle pas forcément la même langue, et avec le peu d'allemand que je maîtrise, je ne maîtriserais plus rien... ce qui, en soit, semble une évidence pour une soumise. Toujours est-il que dans ma délicate position, j'étais en train de passer de l'inquiétude à l'affolement, bien que personne ne se fasse plus pressent...
"Il est OÙ mon D. ???????????"
Je reviens donc , à temps pour sauver ma soumise d'un sort cruel et tel un chevalier en armure, je fais le vide autour d'elle (dans ce cas évidemment, l'armure était remplacée par un fort seyant caleçon Omer Simpson) Après que les curieux se soient de nouveaux reculés dans leurs places de spectateurs, j'ai donc joué du paddle et de la cravache avec ma belle avant de la libérer de sa petite toile.
Et il est arrivé, qu'à la fin de nos jeux, j'ai à répondre à quelques aimables questions sur nos pratiques... Bien sùr, nous sommes retournés depuis en ces lieux à plusieurs reprises....il restait encore la table gynécologique, le cheval s'arçon, et l'étrange machine à écartèlement à essayer après tout. Le temps file vite à Auhoff somme toute, et plusieurs visites s'imposent pour faire le tour de l'endroit. Quoi qu'il en soit, nous y avons toujours trouvé un accueil sympathique et convivial, tant il est vrai que les libertins germaniques savent se montrer ouverts et curieux, ne portant ni jugement, ni regards désapprobateurs sur les jeux des autres. Nous y avons mêm fait la connaissance d'une bien aimable maîtresse allemande et de ses deux soumis 8petit salut amical au passage !). De plus, les prix pratiqués, bien en dessous des clubs français, ainsi qu'une qualité bien supérieure dans le soin apporté aux lieux laissent songeur. Mais est-ce là, dans le fond, une différence de mentalité, le club auhoff ne se considère pas comme une machine commerciale, mais comme le lieu de rencontre de libertins qui assument totalement leur mode de vie. Ainsi, on est prié de ramener soi-même ses verres vides au bar, de prendre soin des lieux (et des nombreuses serviettes) et chose étonnante, cela fonctionne très bien.
Même en ne parlant pas la "mélodieuse" langue teutonne, jamais on ne se sent mal à l'aise dans ce lieu (et l'on peut même utiliser les douches sans risquer le viol collectif !). D'ailleurs, il est fréquenté par beaucoup d'étrangers, français bien entendu, mais aussi bon nombre d'autres nationalités et cela fait aussi le charme de l'endroit. Le Auhoff est sans doute le seul Club libertin, à ce jour, qui mérite d'être visité... et encore plus en été ! Rien de sordide et une gamme d'amusements garantis !
Nous n'avons encore jamais eu l'occasion d'assister à une des fameuses soirées Fetish, organisée dans les lieux, donc
nous ne décernerons pas les trois cravaches au club, mais seulement deux, ce qui est déjà une bonne note pour un lieu qui n'est pas, à priori, BDSM en fin de compte.... Mais la richesse des équipements, la gentillesse et la disponibilité de l'équipe, et l'ambiance conviviale en font un endroit à découvrir.
Peut être suite à une soirée fetish réviserons-nous notre notation vers le haut..... à suivre donc.......
27 mars 2006
Le sauna Club Provence Paris... deux Bidets....

Il neige… il neigeait en mars sur Montmartre. D’un pas allègre nous quittons notre base retranchée, cette chambre, témoin de nos ébats pourpres naissants. Car il en allait ainsi, à cette époque où nous découvrions notre attirance mutuelle pour cette sexualité qui défiait les normes, les codes, et les dogmes. Nous sommes partis sous la neige, par un après midi où le vent glacé donnait vraiment envie d'aller se promener ailleurs..... Nos jambes transies, les miennes peut-être moins, arpenteur de l'Est rodé aux froids et à la bise… Ah ces baisers volés, par ci par là, au détour des chemins... Bien, je m'égare, et il faut le dire, nous nous égarions si bien que nous fûmes, un temps, perdu rue de Provence… cette rue charmante qui porte si mal son nom.
Car ce n'était point la tramontane qui nous jetait dans les encoignures des portes pour de farouches baisers visant à nous réchauffer, encore moins le mistral, mais un vrai blizzard ! De Provence, la rue n'avait donc ni les couleurs ni la clémence météorologique ! Mais elle avait la promesse d'un endroit chaud où réconforter nos corps, et plus encore, les faire monter en température. Il y avait, dans cette rue, disait-on, un sauna, propre à laisser libre cours à nos instincts. Première épreuve : trouver ce fameux sauna ! Quand on n'est pas parisiens, qu'il faut arpenter une longue, très longue rue, lorsque le vent vous gifle et que la neige se joue de votre visibilité… Autant dire que nous avons failli passer à côté sans le voir... quand on veut faire discret, on frise parfois l'invisibilité.
Ce fut si discret que nous passâmes vraiment à côté ! Mais nous ne sommes pas de ceux qui se laissent impressionner par quelques rafales de vent et un courant d'air dans les bas de ma douce Sofia. Finalement, trouvant l'entrée de ce lieu de perdition, perdu, oui, à l'étage d'un immeuble, nous pûmes enfin sonner à la porte du sauna le Provence, impatients de nous réchauffer enfin quelques instants, de nous réchauffer et surtout de nous échauffer. Une fois franchis la porte d'entrée, direction le vestiaire réservé aux couples… car il est un vestiaire pour les hommes seuls… Et c'est donc là que le bas blesse… car fut-il résille, là, il blesse. Première impression d'un endroit propre MAIS surtout d'un agglutinement de mâles devant la porte du vestiaire des couples...
On a beau être en couple justement, je me sens dans la peau de la brebis innocente prête à être mise en pâture aux hyènes, à vouloir s'abreuver (enfin se réchauffer, n'empêche ça reste une histoire d'eau... d'O aussi mais là n'est pas la question... je m'embrouille... normal avec tous ces regards collés à chacun de mes gestes !). Moi qui rêvais de nudité confortable, dans une ambiance chaude et détendue, ... et de jeux tout en douceur... je ressens cette pression constante déjà comme une agression. Cela commence bien ! Et personne de la direction pour intervenir devant cet agglutinement insectoïde !!!!
Nous étant dévêtus, nous prenons la direction des douches, fendant la foule des hommes qui se tiennent tout le long du couloir, magnifique haie d'honneur semblant bramer "UNE FEMMMMMEEEEEEE" Le long de notre chemin..
Fendre la foule des hommes. Jolie image, certes ! Si D. est l'étrave qui fend sans problème, moi je suis la coquille ballottée entre des corps qui s'efforcent de m'effleurer et des regards plus qu'appuyés qui ne font qu'augmenter mon malaise. L'impression d'être pris en chasse. Où que nous mènent nos pas, dans notre découverte des lieux, nous sommes irrémédiablement suivis par une meute affamée qui marque son « intérêt » pour notre couple avec autant de délicatesse qu’un troupeau de cerfs au moment du brame ! C’est désespérant, terriblement dérangeant et assez terrifiant ! Pas moyen de trouver dix secondes de tranquillité nulle part pour profiter des installations. Dans les couloirs, je tiens mon paréo serré tout contre moi, je baisse les yeux, donne des coups d’épaule pour me débarrasser de mains insistantes et afficher mon total désaveu… mais rien n’y fait ! Il va falloir faire preuve d’un certain courage, et d’assez de légèreté, pour oser pénétrer une des pièces, sauna ou hammam devant lesquelles nous hésitons encore. Mais que D. le veuille et, ma main dans la sienne, je veux bien affronter, en fragile esquif tremblotant, Charybde et Scylla !
Capitaine si peu expérimenté à la barre du navire, alors que je ne fréquentais que les saunas d'Outre-rhin (sur
lesquels nous reviendrons), je jette la serviette sur la patère et invite ma douce à en faire de même.... Ô combien de marins, combien de capitaines sont partis la serviette légère et s'en sont revenus le fondement douloureux ! Nous pénétrons donc dans le hammam où se bouscule une foule de mâles en rut. A quel moment avons-nous omis de nous munir d'une matraque électrique ou d'un système de camouflage klingon, je ne saurais le dire,… vous me rétorquerez, lorsqu'on se rend en de tel lieu, il n'est pas étonnant de trouver ce que l'on cherche… Oui le trouver, peut-être, mais le retrouver et le retrouver encore, cela fait un peu beaucoup..... Assis sur un des bancs, nous nous embrassions doucement, faisant chauffer nos corps, jouer de la peur de ma douce, avec autour de nous les corps qui s'agglutinaient, créant une sorte de confusion de formes dans la vapeur. Des doigts qui effleurent, approchent, caressent un peu. Je vous l'avoue, ce fut peut-être le moment le plus agréable de cet après midi là. Le début, lorsque tout est à faire, les premiers gestes… Hélas, les premiers gestes, délicats sont toujours suivis d'un deuxième, d'un troisième, d'un quatrième, d'un cinquième et d'un sixième... sans y avoir été invité !
Bref, nous ne nous appesantirons pas sur ce genre de détails ... ils furent assez pesants en eux-mêmes ! Si le libertinage est incitation et invitation, là nous nous sommes vite retrouvés dans l'oppression et l'agression ! Pas vraiment l'idéal pour le laisser-aller que peut promettre ce type d'atmosphère chaude et humide ! Une seule envie ... fuir avant de se voir assailli par la meute, avant que le cercle ne se referme irrémédiablement ! A condition d'arriver à se dégager de la masse compacte et imprécise qui fermait le passage ! Et là, il a vraiment fallu toute l'autorité de mon D. ... je me demande ce qu'il serait advenu d'une femme seule en cet instant.... à moins bien sûr qu'elle ne fut elle aussi particulièrement affamée !
Poussant le meuglement de guerre des grands Ostrogoths… il ne fallut pas moins de toute ma masse pour fendre la foule, écartant la mer rouge (on est dans un hammam après tout, c'est normal que les visages soient rouges !). Direction les douches. Rapide coup d'eau pour nous rincer, avec l'omniprésence de mâles suintants et astiquant (quelle générosité de sembler vouloir mettre, avec autant d’empressement, à notre disposition, de la crème lavante tout de même !). Fuite dans les couloirs, la horde sur nos talons, passés devant une cabine équipée d'une croix de Saint-André. Pas le temps de s'arrêter, pas moyen… refuge dans une cabine privative, porte fermée à clé… Se retrouver, s’apaiser ! Foule d'admirateurs devant la porte, qui essayent régulièrement d'ouvrir la porte. Oh, pas de gestes brusques, ni de paroles blessantes ou vexantes, mais ce sentiment de devenir le gibier, d'être poursuivis par une horde ! Trop d'hommes pour pouvoir assurer un contrôle total de la situation, seulement deux couples pour une bonne trentaines d'hommes seuls. La cause est perdue. Préparant un plan de bataille, nous nous apprêtons à fuir, implorant Saint-Prèpuce de nous protéger dans notre prudente retraite.
Pour sauver ce lieu de perdition de la damnation éternelle, il y eut tout de même un bref moment d'humanité, de vrais mots échangés, enfin, des rires aussi, quelque chose qui est fait pour précéder et ouvrir les possibles, quelque chose d'infime, que nous jugions impossible jusque là tant l'infime ne faisait pas parti du rituel de ses infirmes des sens qui nous avaient poursuivis et qui nous sembla trop dérisoire, dans cette ambiance, pour nous retenir.
Cela ne suffit pas à sauver les lieux ; la direction s'est montrée insuffisante à bien des égards. Le sentiment d'oppression ne s'est enfin estompé qu'à la sortie des lieux.... l'air frais, enfin... Quoi qu'il en soit, nous ne vous conseillerons pas le Sauna Provence à moins d'être amateurs de Gang Bangs et encore… encore faut-il qu'il s'y trouve un élément féminin ce jour là... Bien sûr, notre visite date un peu, mais honnêtement, je n'ai guère envie de voir si cela a changé de quelque manière que ce soit. Cependant, si vous voulez nous contredire et apporter des éléments nouveaux à ce petit exposé, n'hésitez... Lâche ton comm...
Ouais les djeuns... après tout ce n'est peut être pas un lieu convenant aux vieux marins et à leurs sirènes... on a de ces exigences avec l'âge, pffff ! Sérieusement, si la direction limitait correctement le nombre des solistes des bains de vapeur, ce lieu serait peut être tolérable... Non ?
20 mars 2006
Le Guide MichesLiens
Il nous est venu une idée comme cela,,,, à force de fréquenter des lieux à fortes connotations, comment dire, libertines… Nous nous sommes dits, pourquoi ne pas créer un guide Miches-Liens de tous les endroits que nous visitons lors de nos aventures…
Alors voici, pour vous chers lecteurs, le Guide Michesliens Pourpre….
Ce guide va décèrner des cravaches pourpres, ainsi que des bidets…..
Une cravache : Endroit intéressant

Deux cravaches : Lieux à visiter


Trois Cravaches : A ne surtout pas manquer.
Deux bidets : On va aller ailleurs hein….
Trois bidets : Quelqu’un peut-il tirer la chasse ?
Bien sûr, cette classification ne reflète que notre propre opinion, et n’engage en conséquence que nous-mêmes…… Si vous n’êtes pas d’accord avec une note que nous aurions donnée, faites-le nous savoir…
Il va sans dire que les mises à jour (et nuit) du Guide seront forcément irrégulières et aléatoires !
Première étape.... d'ici peu ...
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