Les Ecrits Pourpres

Ecrits Pourpres, une histoire de D. et de s. Notre histoire, une histoire d'amour et d'ouverture, venez nous rejoindre, vivez et vibrez avec nous.

07 décembre 2007

Annonce Avant-Première...

Vous aimez…..

Les histoires où de belles innocentes sont dépravées par d’horribles pervers ?

Les histoires sacrilèges où nonnes et nonces se débauchent de façon lubrique ?

Les couvents où l’on fouette plus que l’on ne prie ?

Les moines défroqués ?

Les abbés qui aiment abuser ?

ALORS BIENTÔT ICI

LA PENITENTE….

nonne

Une nouvelle réalisation des Ecrits Pourpres.

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13 juin 2005

Le jour du Seigneur 3 - une promenade

La carte de visite dans la main, il tournait et retournait le petit papier, songeur. Le musée de la Sainte Inquisition ; le nom le renvoyait à une multitude d’images toutes teintées de pourpre, cela va sans dire. La visite, dimanche dernier, s’était conclue d’une façon étrange, par cette carte. Peu de mots, une phrase glissée au passage, énigmatique inconnu qui avait surpris leur petit jeu. Il n’en était pas fâché ; il adorait se faire surprendre ainsi, il adorait cette forme d’exhibition, afficher sa soumise aux yeux de tout un chacun.

Le plus souvent, il ne tombait que sur des énervés de la biroute, juste impatients de fourrer s. jusqu’à la garde. Cet homme était d’une autre eau.

Il n’était pas dans ses habitudes de fréquenter d’autres dominateurs, jugeant qu’on ne pouvait que difficilement laisser deux coqs dans la même basse-cour. Il s’était toujours tenu loin du milieu BDSM, le trouvant trop empesé, trop encombrés de clichés, de codes inutiles et à son goût totalement dépassés. N’étant pas homme à se promener une cravache attachée à sa ceinture auprès de menottes tintantes, il ne regardait les dominateurs errant qu’avec curiosité et amusement.

Cependant cet homme le fascinait, il avait lu dans ces yeux une lueur qui l’intéressait, il avait eu l’audace de ne rien demander, de ne pas s’épancher en longues explications. Cet homme le fascinait, et l’inquiétait un peu à vrai dire, mais pourquoi se le cacher, il aimait ça. Grand spécialiste de la corde raide il aimait se mettre en danger, provoquer des situations ambiguës. La Sainte Inquisition. Il posa ces yeux sur s. sagement allongée sur le canapé, elle dévorait la saga de Dina. Où en était-elle ? La petite fille de Dina il lui semblait bien.

« Sofia ? »

Elle tressaillit. Il venait de l’appeler par son nom de soumise, elle savait que cela demandait une obéissance complète et immédiate de sa part. Baissant la tête, frissonnante elle répondit d’une voix éteinte

« Oui maître»

Il se recula un peu sur le fauteuil, il aimait la voir ainsi, répondant du tac au tac à sa demande, soumise, prête au service, prête à le servir.

« Tu vas t’habiller, fais toi belle, fais de ton corps le temple de mes désirs. Nous allons sortir ce soir. »

« Oui maître »

Elle se leva doucement pour se rendre dans la salle de bain, laissant la porte ouverte pour qu’il puisse l’observer, elle savait qu’il aimait l’observer ainsi à la dérobée, l’étudier tandis qu’elle s’apprêtait. Il l’observait alors que, nue devant le miroir, elle se maquillait. Il admirait la cambrure de ses reins, ses fesses superbes, campées sur ses cuisses de satin, ses attaches fines, les muscles de ces jambes dessinés par la pratique régulière de la danse. Remontant son regard, il engloba sa taille fine laissant ses yeux se poser sur ses épaules graciles, remonter sur sa nuque délicate recouverte par ces cheveux noir de jais.  Elle se tourna vers lui, ses yeux noisette superbes, sous les mèches rebelles, brillaient d’une lueur qu’il connaissait bien. L’excitation qui se mêlait à la peur, à l’attente de savoir ce qu’il lui réservait, l’attente toujours. Il admira ses seins, petits et si doux au toucher, leur pointe si sensible qui se dressaient à la moindre sollicitation. Ses yeux glissèrent sur son ventre plat, le piercing qui ornait son nombril et son mont de Venus dépourvu de toute pilosité. Parfois elle laissait pousser un fin trait de poils pubiens comme pour orner l’entrée de son sanctuaire. Parfois elle le rasait à sa demande quand il la voulait totalement offerte et ouverte. Il examina encore son sexe, temple offert à ses désirs, les lèvres qui se découpaient autour de son intimité, aux couleurs pourpres de son désir. Du haut de son mètre soixante, elle était la personnification de son désir brûlant, sa peau mate de méditerranéenne était doré comme un fruit mur, prêt à cueillir. Il lui sourit doucement en rangeant la carte dans son portefeuille. Ce matin il avait envoyé un mail à cet étrange personnage, une phrase, une seule.

-Rencontrés à l’office. Aujourd’hui 21 heure 30 chez vous. D. et s.

Il avait attendu la réponse de leur correspondant qui n’avait pas tardé. Une phrase laconique, un plan succinct des lieux, et le chemin pour s’y rendre. Il ne savait pas où ils allaient, mais sa décision était prise, il voulait se laisser surprendre, il aimait les surprises. A son tour il se leva, se rendant dans la salle de bain, pour prendre une douche et se préparer.

Pendant que son regard la détaillait, elle n’a pas bronché. Frémissant parfois quand elle apercevait, dans le reflet du miroir, ses yeux étinceler en s’attardant sur une courbe. Souriant du délicieux frisson que ce seul regard faisait naître à la surface de sa peau.

Elle aimait qu’Il la regarde et qu’Il la fasse la  belle otage de Son désir. Elle aimait Ses yeux immensément, Ses yeux si bleus, si troublants, qui pouvaient être doux et accueillants comme une brume de tendresse ou inquiétants et dangereux comme de l’acier.

Il vient d’entrer dans la salle de bain, frôlant son corps au passage. Et comme à chaque fois, elle est prise de l’envie irrépressible qu’Il la saisisse dans ses bras doux et puissants et qu’Il la serre contre Lui, dans l’odeur chaude et piquante du parfum de sa chair.

Docilement, cependant, elle va dans la chambre choisir soigneusement sa tenue pour Lui complaire. Elle hésite devant ses vêtements, un long moment. Il fait si chaud qu’elle souhaiterait ne mettre sur sa peau qu’une mince pellicule de tissu. Elle opte pourtant pour un porte-jarretelles large, pourpre, et des bas très fins couleur chair, une petite robe noire à fine bretelles dont le décolleté plongeant avantage son petit 85b et souligne sa taille et ses hanches. Elle est en train de refermer sa dernière jarretelle, assise sur le rebord du lit, quand sa silhouette massive et  nue se détache dans l’encadrement de la porte. Immobile, Il la domine de toute sa haute taille, campé sur ses jambes puissantes, souriant, et un rayon de soleil joue sur la rondeur de ses épaules et semble allumer ses yeux d’un éclat malicieux et satisfait.

Rien d’anguleux en Lui. Rien d’effrayant. Tout est douceur, force tranquille, plénitude d’un toucher qui l’enchante. Son parfum lui parvient porté par les vapeurs de la salle de bain.

Sur son front haut et volontaire, perlent encore quelques gouttelettes d’humidité. Elle voudrait y passer les doigts, l’effleurer doucement, laisser glisser sa main sur la peau claire de sa joue, rasée de frais, sur l’ossature de sa mâchoire suivre la courbe douce de son menton, laisser la pulpe de son doigt dessiner la courbe lourde de sa lèvre inférieure, infiniment sensuelle, charnue comme un fruit rouge, un fruit à croquer.

A nouveau, elle est submergée par l’envie de s’élancer vers lui, de venir coller ses lèvres dans les broussailles de son torse, de caresser ses cheveux si doux que des éclairs dorés ensoleillent, de frotter son corps à la rondeur de son ventre, de glisser lentement vers ce sexe qui joue à se faire si petit sous les replis du prépuce et dont elle sait la douceur satinée du gland, la manière imposante dont il occupe sa bouche tandis qu’elle fait glisser sa langue sur la hampe, envie de respirer l’odeur de sa peau, le nez perdu dans Ses poils pelviens, d’étouffer du bonheur de Son plaisir à sa bouche.

Ses lèvres salivent. Elle se relève pour ne pas risquer de tâcher sa robe, troublée, tentant de chasser les images qui la hantent.

Et, sentant son désir, Il lui ouvre les bras mais avant qu’elle puisse presser son corps contre le sien, referme Ses mains, puissantes et douces sur ses épaules, enfonçant ses ongles dans ses épaules, il la retient à bout de bras. Il l’observe visiblement satisfait, les narines frémissantes. Puis il pose un chaste baiser sur son front et lui murmure tout doucement :

« Je vais m’habiller ».

Il s’éloigne d’elle avec un sourire se dirigeant vers son armoire, il choisit un costume noir, couple simple et droite, chemise à col officier. Il aime porter le noir, sa couleur primaire, celle des ombres et de la nuit. S’avançant vers elle, il la prend par le bras, l’emmenant vers la porte de l’appartement.

« J’ai fait venir un taxi, je n’ai pas envie de conduire ce soir »

Elle tremble encore, le connaissant elle sait ses doigts aventureux et fureteur au volant, incapable qu’il est de ne pas la toucher. Elle sait aussi qu’en taxi cette tendance est encore plus forte, plus présente. Elle s’assoit sur la banquette de la Mercedes tandis qu’il tend une petite carte au chauffeur. Celui-ci l’examine et la lui rend avant de démarrer. A peine la voiture s’est elle mise en mouvement qu’elle sent la main de son amant se poser sur son genoux.  Doucement il caresse le galbe de son genou gainé de soie, elle regarde par la fenêtre, faisant semblant de scruter le paysage. Il remonte un peu sa main entre ses cuisses serrées, elle ne bouge pas, gardant la pression sur sa main, alors il pince légèrement la peau par-dessus le bas. Elle soupire et écarte les cuisses, libérant à sa main l’accès vers son intimité.

Il remonte doucement entraînant à sa suite le tissu de la petite robe, sa main effleure sa peau à l’orée de ses bas, jouant avec la pince du porte jarretelle, glissant ses doigts sous le fin tissus. Sa jupe est largement remontée, de temps en temps le chauffeur jette un regard dans le rétroviseur, observant leur manège. Il continue sa progression, et sent son souffle devenir plus rapide, elle jette des regards nerveux vers le chauffeur et détourne le regard rapidement. Il se penche à son oreille et lui murmure.

« Ce n’est pas parce que tu ne le vois pas qu’il n’existe pas. Je veux que tu le regardes je veux que tes yeux ne quittent pas ce rétroviseur du regard, pas un instant. »

Elle frissonne, il sait toujours où se cachent ses peurs, ses craintes, en jouant, les utilisant comme une arme pour la forcer, la pousser à se dépasser encore et encore. Elle lève les yeux et son regard fier se plante dans celui du chauffeur. Fierté de sa soumission, fierté lorsqu’elle surpasse toutes ses peurs et qu’elle se sent appartenir totalement à son maître. C’est le chauffeur qui baisse les yeux devant l’intensité de son regard.

Ses mains ont atteint l’intimité de son sexe déjà ruisselant, doucement il écarte les grandes lèvres pour découvrir son clitoris palpitant de désir, gonflé d’attente. Doucement du bout du doigt, il caresse le bouton turgescent lui arrachant des gémissements, il tourne ainsi un instant sur elle la faisant respirer plus vite plus fort. Puis sa main libre se tend vers le plafonnier qu’il allume éclairant la scène. Elle gémit un non discret mais entrouvre encore ses cuisses offertes. Le chauffeur de plus en plus souvent lâche la route des yeux pour observer la scène qui se déroule dans son véhicule. Heureusement ils se trouvent sur l’autoroute et le long fil d’asphalte sans virage est propice à ce genre d’activités.

« Dépassez les camions doucement, en prenant votre temps et restez un instant à hauteur des cabines. »

Il vient de sentir le corps de s. s’appuyer contre sa main, aller à la rencontre de ses doigts en gémissant. La voiture doucement double les lourds semi-remorques, prenant le temps de ralentir encore à hauteur des cabines. Les appels de phares ne tardent pas à être légion, les coups de klaxons, clignotants pour leur demander de se ranger un peu à la prochaine sortie d’autoroute. Haletante, elle résiste à son envie de fermer les yeux, d’ignorer tous ses regards furtifs sur elle.

Ses doigts la pénètrent à présent, franchissent le seuil de son intimité pour plonger dans la moiteur de ses chairs frémissantes. Elle sent deux doigts en elle aller et venir doucement, tourner en elle. Il prend son temps l’emmenant doucement vers le plaisir, la menant là où il veut la mener. Son corps se tend se cabre, se crispe sur les doigts qui explorent son vagin. Il glisse son  pouce sur son clitoris, le massant avec soin et lenteur. Elle s’empale en coups de reins sur sa main, mais lui se retirant se refuse à la laisser aller au plaisir qu’elle appelle. Le taxi quitte l’autoroute et sa main de même quitte son intimité. Il tend ses doigts à sa soumise afin que de sa bouche elle fasse sa toilette. Consciencieuse, elle s’applique à prendre les doigts trempés entre ses lèvres et à les nettoyer.

La Mercedes s’immobilise devant un grand bâtiment, elle frémit, toute à sa tâche, à aucun moment elle n’a songé à regarder où ils allaient.

Il lui prit le bras alors qu’elle sortait de la voiture et embrassa doucement le bout de ses lèvres avant de donner un pourboire substantiel au chauffeur. Celui-ci le remercia, lui tendant sa carte, au cas où il lui faudrait un chauffeur pour rentrer. Il la prit en souriant et assez fort pour qu’elle entende.

« Je la prends, peut être restera t’il assez de force à ma belle pour vous remercier de votre dévouement ».

Puis se tournant, vers elle il lui tendit un petit paquet.

 

"Tu vas mettre cela"

 

Elle prit le sachet de ces mains pour se rendre compte qu'il s'agissait d'un soutien gorge à balconnet ainsi que d'un string accordés à son porte-jarretelles.

 

"Ici ???"

 

"Oui

ICI

"

 

Rouge de honte elle fit glisser le string sur ces cuisses sous le regard intéressé du chauffeur, avant d'abaisser les bretelles de sa robe, pour se dépêcher de mettre le soutien gorge. Elle tremblait ce qui rendait l'opération encore plus longue. Finalement elle y parvint.

Lentement il l’entraîna vers la porte d’entrée de l’immeuble, du bout des doigts il appuya sur l’interrupteur. Réprimant un frémissement, somme toute il ne savait pas vers où ils allaient, il observa s. du coin de l’œil, son regard encore rempli des brumes du plaisir qu’elle avait failli atteindre.

Un bruit, on actionnait la serrure de l’autre coté de la porte.

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Le jour du Seigneur 2 - Pardonnez moi mon Maître

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Voici donc la suite du Jour du Seigneur, suite que nous devons à Pascal, un écrivant de talent, suite qui je ne vous le cache pas est des plus délectable et des plus tentatrices. Alors faites comme nous, laissez vous emporter par le récit.

Le Jour du Seigneur 2

Le silence qui suit ses mots fait frissonner S., comme si elle prenait conscience d’un coup de la portée de ses mots dans un tel lieu,

« Ma fille, Lilith est certes la luxure en personne, l’incarnation même du pêché, de la tentation et de la luxure, mais sans elle, Adam eût il reconnu Eve comme sa femme et eux même n’ont ils pas ensuite croqué la pomme, Toutes les créatures de Dieu sont soumises à la tentation du pêché, Il y a en chacune, Lilith et Eve, le pêché et la vertu, Le malin sait prendre des accents divins pour nous y faire succomber, Et c’est un bien grand pêché de se comparer à Lilith, un pêché d’orgueil, Comment une femme peut elle être la luxure incarnée, Tout au plus peut elle avoir pêché, Mais « être » le pêché ? Je suis là pour vous accorder le pardon de Dieu,Alors, ma fille, Avez vous pêché par pensée ou par action, ?»

Sa voix est douce et basse, presque chuchotée. Son intonation est celle de tous les prêtres, à la fois chantante et récitante. La main  de son amant s’est insinuée entre ses cuisses qu’il a forcé à s’écarter autant que la tension du tissu de sa robe le permet.

« Je , j’ai , »

Elle pense aux doigts de son amant qui vont, d’un instant à l’autre, entrer en contact avec le tulle transparent de son string.

« J’ai pêché par pensée et, » 

Elle s’interrompt tandis que la main entre ses cuisses reflue brusquement. Elle sursaute en le sentant agripper, à deux mains cette fois, l’ourlet de la robe et la repousser fermement d’un geste d’un geste à la hussarde pour la trousser complètement, passant sans encombre l’obstacle des hanches. Elle est dénudée jusqu’à la taille, accessible. Elle sent sous ses fesses, le velours pourpre du tabouret. Un réflexe lui fait resserrer les cuisses Elle a un hoquet de surprise en se découvrant ainsi troussée dans le confessionnal et elle déglutit bruyamment.

«  Et quelle est cette pensée qui vous tourmente tant, ma fille, ? »

Elle aperçoit le profil du jeune séminariste se découper à travers la grille en ombre chinoise. Elle réprime un frisson, n’osant baisser les yeux de peur d’entraîner dans la direction de son regard, celui de son confesseur. Elle est assise sur le petit tabouret, plus basse que son confesseur, sa robe de crêpe noire au décolleté carré est parfaitement sage, son petit tour de cou doré d’une parfaite élégance, Son maquillage raffiné et discret. Tout au plus, s’il y prêtait attention dans la pénombre, le séminariste, verrait il pointer à travers le léger tissu, les deux excroissances de ses tétons qui ornent les deux collines de ses seins, S’il y prêtait attention, il verrait qu’elle ne porte pas de soutien gorge et que la forme de ses seins est parfaitement visible, Il pourrait en deviner la texture, la courbe et la souplesse rien qu’au mouvement que lui imprime sa respiration saccadée par l’émotion,

S’il y prêtait attention, mais c’est un prêtre, et les prêtres ne prêtent pas attention à ça. Rien qu’en y pensant, elle sent ses seins durcir encore, ses aréoles gonfler et palpiter comme animés d’une vie propre. En la regardant, le prêtre verra une jeune femme qui correspond parfaitement à l’image d’une jeune bourgeoise, certes très jolie, qui vient se confesser. Il ne pourra de toutes façons pas la voir plus bas que la taille, Elle se souvient de sa promesse : Tout dire, elle se jette à l’eau, les pommettes en feu :

« Ce n’est as une pensée, plutôt comme une présence,diabolique, qui me fait perdre l’esprit, »

En dessous de la taille, le tableau est d’une sensualité et d’un érotisme amplifié par le lieu et le contexte. La scène est teintée d’une perversité intense, dans le cabinet d’un confessionnal : Sa robe est roulée à sa taille. La rondeur de sa croupe,, la courbe de sa hanche et le profil de sa cuisse se découpent dans la pénombre. Elle se tient bien droite sur le tabouret, accentuant du même coup sa cambrure naturelle. Ses fesses parfaitement découpées s’évasent légèrement sur l’assise du tabouret. La dentelle de son string qui sépare les deux globes est d’une couleur pourpre, presque de la même teinte que le velours qui recouvre le siège. 

«  Une présence, ?  la présence de Dieu est une présence,c’est la seule qui soit  indispensable. Elle s’impose  à chacun d’entre nous, Celle du malin en revanche est plus insidieuse et prend souvent des apparences trompeuses, Le Malin se présente souvent sous des traits divins,  Ce qui incline souvent Dieu à la clémence et à l’absolution des pêchés,Qu’est ce qui vous fait dire que cette présence est celle du Diable, ?»

La peau satinée du haut de sa cuisse semble lumineuse, soulignée par la jarretelle pourpre. Les bas clairs semblent éclairer le petit cabinet célébrant la finesse et le galbe sensuel de ses longues jambes. Ses hauts talons cambrent exagérément son coup de pied.  L’assise basse du tabouret fait remonter ses genoux outrant la sensualité de sa posture et de sa tenue.

«  Je, C’est, »

Elle reste bouche ouverte. Il a placé les paumes de ses mains sur l’intérieur de chacun de ses genoux et les écarte lentement. Elle tente de résister, mais doit vite céder. Il appuie encore, jusqu’à l’angle droit, le muscle de l’aine saille sous la tension. Le tulle du slip laisse apparaître par transparence les lèvres du sexe déjà entrouvertes par l’écartèlement qu’il impose à ses cuisses.

«  Allez y, ma fille, ouvrez vous à moi, je suis là pour guider vos pas vers la lumière du seigneur, »

Elle déglutit. Les joues en feu, elle réfléchit un instant, en tentant de se calmer. Elle entend les battements de son propre coeur et sursaute à chaque mouvement du prêtre de l’autre côté du confessionnal.. Elle reprend

d’une voix rauque, comme essoufflée :

«  Je ne sais pas s’il s’agit de Dieu ou du Diable, en fait, c’est tantôt l’un tantôt l’autre, c’est à la fois divin et démoniaque, je suis écartelée, en fait,»

Elle se mord les lèvres en sentant son amant lui pincer l’intérieur des cuisses, comme pour lui faire sentir qu’il a noté qu’elle jouait le jeu, comme une invite à continuer, Elle se redresse dans un frisson, fière et effrayée à la fois par son audace. Elle se tait, fixant la grille, derrière laquelle elle entend respirer le séminariste. Elle sent son amant, glisser sur le sol, s’avancer, installé entre ses cuisses ouvertes. Elle sent son souffle chaud sur sa vulve et ses doigts qui massent doucement la peau au dessus des bas, s’approchant de plus en plus de l’élastique de son slip.

« Ecartelée, entre Dieu et le Diable, voilà malheureusement le sort de tant de Chrétiens, entre le bien et le mal, Il n’est pas difficile, ma fille, de répondre à votre angoisse et de vous faire marcher vers la lumière, Ouvrez vous à dieu, à son amour, sa force et sa bonté, »

«  Oui, »

Elle a répondu dans un souffle, tandis qu’elle sent les doigts de son amant se poser de chaque côté de son intimité et tirer lentement la peau vers l’extérieur. Elle sent ses lèvres s’ouvrir sous la traction, alors qu’il tire encore. L’élastique du slip passe à l’intérieur des lèvres. La voilà irrémédiablement ouverte, la vulve cisaillée par le tulle qui ne forme plus qu’un mince bourrelet séparant ses lèvres.

« Dieu est amour, ma fille, Il connaît chacune de nos faiblesses et nous pardonne nos faux pas, IL dispense sa chaleur en chacun de nous,»

Elle sent son amant qui saisit le tulle du slip roulé entre ses lèvres et le tire doucement de bas en haut, plusieurs fois, faisant coulisser les chairs sensibles du haut des lèvres, décapuchonnant le clitoris et le pressant dans une caresse lancinante et , démoniaque, Elle lâche un long soupir saccadé. Il a désormais crocheté des doigts de sa main droite le devant du slip et l’a écarté, dénudant les lèvres imberbes du sexe de son aimée. Le sexe ouvert luit dans la pénombre. Les lèvres, d’un brun foncé, contrastent avec le rouge sanguin des nymphes plissées. Il les effleure doucement du bout des doigts, comme s’il voulait les défroisser, les arranger, les disposer à sa guise, en corolle. L’odeur de cyprine envahit lentement le petit cabinet.

«  Sentez vous la présence du Seigneur, ma fille ? , laissez le vous pénétrer de sa bonté de son amour et de sa force, pour vous protéger du malin, »

Elle sent l’index de son amant glisser de haut en bas entre ses lèvres et appuyer lentement pour s’insinuer dans son ventre dans un lent mouvement rotatif. Il est au fond d’elle. Elle se mord les lèvres pour ne pas gémir. IL ressort légèrement son doigt et commence un lent va et vient en elle. Le bruit de succion que produit son ventre ravagé, porte le feu à ses joues. Est il possible que le séminariste ne se doute de rien, ?

«  Laissez le seigneur pénétrer jusqu’au tréfonds de votre âme, offrez vous à lui,Imprégnez vous des évangiles, »

Il a désormais deux doigts au fond de son ventre. Il a posé son poignet sur l’assise du tabouret et, la paume en l’air, ses deux doigts la tiennent au ventre comme un crochet. Elle sent qu’il avance son autre main, un imperceptible bruit de papier froissé,

«  Avez vous lu la bible, ? »

«  Non, mon père, » Répond elle dans un souffle.

«  Vous devriez la lire, pour vous en imprégner, et en imprégner votre

âme, »

Son amant a écarté ses doigts en ciseau, distendant l’entrée de son ventre, et elle sent coulisser dans son vagin ce qu’elle sait être les pages arrachés tout à l’heure à la bible, roulées en un petit cylindre qu’il pousse dans on ventre. S. pousse un long soupir saccadé, jusqu’où va t il aller, ? et les paroles de ce prêtre, équivoques ? A moins que ce ne soit elle qui voie le sexe partout,

« Accueillez en vous la parole de Dieu, »

Et si ce jeune séminariste était complice de D., si ce n’était pas un vrai

prêtre, Elle sent son coeur battre à tout rompre dans sa poitrine. Elle imagine la grille coulisser, et voir apparaître une longue verge bandée. Elle la voit : Longue et fine, un gland agressif, presque triangulaire, elle imagine la voix de D.

« Prends le dans ta bouche,et fais le jouir, c’est ta pénitence, »

Elle sent son coeur s’emballer sous l’effet de ses pensées lubriques. Mais la grille reste bien fermée. Elle frissonne,. Regret ? Peur ? Excitation ?

Elle sent les deux doigts sortir de son ventre, la laissant béante remplie par les pages roulées serrées en un godemiché de circonstance,.

«  Après avoir reçu la parole de Dieu, Soyez prête à recevoir Dieu lui-même ? son esprit et sa force, pour vous protéger du mal, Il n’y a pas une manière de recevoir Dieu, mais cent, Dieu seul sait quelle voie il utilisera pour vous mener vers sa lumière, »

Le dos de la main glisse sur le velours de l’assise, la paume écrase sa vulve et les doigts glissent plus loin sous ses fesses. Elle voudrait, pour une fois, faire cent kilos pour l’empêcher d’aller plus loin. Elle sent les doigts se replier sous elle et s’insinuer entre ses fesses, déplacer l’arrière du string et appuyer contre son intimité la plus secrète. Elle se mord les lèvres en sentant le doigt qui porte encore la trace de son passage au fond de son ventre, écarter avec une facilité déconcertante ses chairs et son anneau intime s’ouvrir sans résistance. L’orifice étoilé s’efface et accueille le majeur de son amant. Elle est prise d’un vertige et entend encore la voix du séminariste :

« Soyez plus proche de Dieu, écoutez sa parole et il écoutera vos prières, votre trouble est celui d’une chrétienne qui doute, ne doutez jamais de Dieu, Il est en vous, Il est votre guide, vous êtes sa brebis, »

Le majeur fiché dans son anus reste immobile, mais le pouce qui massait son sexe inondé, vient fouiller entre ses lèvres et s’introduit en elle, poussant plus loin en elle le rouleau de papier. A petites pressions entre pouce et majeur, il comprime la membrane de chair qui sépare son vagin de la gaine anale. Cette pince démoniaque la fait défaillir et elle écrase littéralement la main de son amant de tout son poids pour faire cesser cette infernale torture. Elle va s’évanouir.

«  Pour votre pénitence vous ferez deux rosaires,Au nom du père, du fils

et du sain esprit, Amen »

A l’énoncé de la sainte trinité, il a, dans l’ordre, retiré son majeur de son anus, son pouce de son ventre, puis, au « saint esprit », il a frôlé son clitoris une dernière fois. La faisant trembler de tous ses membres. Il dût lui donner une petite claque sur le genou en lui refermant les cuisses

pour qu’elle réagisse :

«  Merci mon père, »

Assis sur la travée qui se trouvait face à la porte du confessionnal, je guettais la sortie de ce couple dont l’homme s’était introduit à genoux pour rejoindre sa compagne dans le petit cabinet. Je vis le rideau s’ouvrir et l’homme sortir comme si de rien était et prendre nonchalamment la direction de la sortie. J’eus alors que le rideau se refermait, la vision fugace mais idyllique d’une robe qui se rabattait sur de longues jambes gainées de soie très claire, affinées par de jolis escarpins à bride. La femme sortit et passa devant moi sans me voir, les joues rouges et visiblement très tendue. Je la suivis du regard, admirant sa plastique et sa tenue parfaite, notant qu’elle s’empressait de rejoindre son compagnon pour prendre sa main, lui reprochant à l’oreille les agissements dont il s’était rendu coupable dans le secret du confessionnal. Il riait aux reproches de sa belle. Je me levais à leur suite. Les escarpins de la belle

ponctuait leur marche d’un écho sonore amplifié par la grandeur de la nef. Comme ils approchaient du grand portail, la charmante jeune femme se trouva juste dans l’alignement du soleil couchant, me préservant de l’aveuglement,

L’astre complice (mon astre fétiche) m’offrit là un spectacle charmant qui dura tant que le couple n’eût pas franchi la porte.:  Dans le soleil, la fine robe noire devint littéralement transparente,, sous mes yeux. Les fines fossettes qui creusaient le côté de ses magnifiques globes fessiers et le mouvement des muscles sous la peau des cuisses étaient parfaitement perceptibles. Les longues jambes fines laissaient passer entre elles la lumière, avec un léger creux qui se prolongeait jusqu’au pli fessier. J’entrevoyais même, juste sous les fesses, l’arrondi du pubis et un relief irrégulier qui se détachait au centre. Sa cambrure délicieuse m’offrait le spectacle des lèvres de sa vulve. La forme de son string se détachait comme une parure supplémentaire qui soulignait ses exquises rondeurs.

Le creux délicieux en haut des cuisses était juste de la largeur de ma main,. Cette fameuse « Rivière Parisienne » dont on dit qu’il son le signe infaillibles des amantes les plus sensuelles. Ce qui pour ma part ne s’était jamais démenti, comme si cette particularité physique qui les empêchait, même en serrant les cuisses de défendre l’accès de leur intimité, les rendait plus disponibles, plus accessibles aux désirs et fantasmes de leurs amants. Ils étaient à présent sortis du Temple Saint Etienne, et la robe était de nouveau noire, et opaque.

Ils marchaient main dans la main sur le parvis de l’Eglise. La jeune femme ondulait doucement, d’une manière très féminine. Cependant, quelque chose dans sa démarche me paraissait pas très naturel, comme si elle marchait sur des oeufs, Ses hauts talons peut être, Mais non, cette raideur imperceptible ne pouvait pas venir des talons, Mon esprit vagabondait et s’échauffait en imaginant les choses les plus lubriques en suivant ce couple avec lequel j’en étais sûr je partageais un certain nombre de goûts. Ils allaient se fondre dans la foule lorsque je décidais de les aborder, sans réfléchir. Je me recoiffais en me regardant mon reflet dans une vitrine. Je rajustais le col de ma chemise noire, que je portais sans cravate. Je fermais un bouton de ma veste noire elle aussi. J’étais en noir de la tête aux pieds. Mes cheveux mi longs d’un gris presque blanc ressortaient mieux sur les couleurs sombres. Je passais ma main sur mes joues râpeuses. Je ne me rase jamais le Dimanche. Ma peau bronzée et burinée par mes fréquents déplacements en Afrique donne du charme à un visage que je trouve pour ma part trop anguleux. Ce visage d’aventurier,  ma haute taille (je fais un mètre quatre vingt dix), une pratique régulière du Squash et de l’équitation  qui m’avaient permis d’échapper aux tourments de l’âge qui frappent mes amis quinquagénaires.

Mes partenaires (assez nombreuses et régulières pour combler ma libido de célibataire) me trouvent en tous cas à leur goût et c’est ce qui importe. Je hâtais le pas, et doublai le couple. Arrivé à la hauteur de l’homme, je les abordais :

«  Bonjour, pardonnez moi de vous importuner, je voulais juste vous dire que j’étais dans l’église tout à l’heure et que je partage votre vision du sacrement de la confession, Si vous voulez explorer d’autres plaisirs n’hésitez surtout pas à me contacter, voici ma carte, vous y trouverez mon adresse e-mail, J’espère que vous m’écrirez,, Bonne fin de journée, »

L’homme prit ma carte et la lut. Sa compagne se pencha pour la lire, mais il l’avait déjà rangé dans sa poche, un petit sourire aux lèvres, ses yeux bleu brillaient en me fixant, comme s’il m’évaluait du regard. Je lui souris à mon tour, ainsi qu’à sa charmante compagne. Mes yeux (gris foncé) brillaient sûrement aussi quand ils glissèrent un instant sur le buste délicieux de sa compagne. Je n’avais jusque là vu que les charmes postérieurs de la belle. Ses seins pointaient sous le fin crêpe de sa robe. J’inclinais un instant la tête devant eux, puis je disparus alors dans la foule sur le parvis. Je gardais gravé dans ma mémoire la dernière vision que j’avais eu : Les seins de cette jeune et si sensuelle jeune femme. Ses tétons, sûrement assez long, Je me prenais à imaginer ses seins, comment sont ils, ? j’optais pour de délicieuses poires , des seins délicats pas très gros, mais souples aux aréoles pas très larges, sans doute très sensibles, en souriant, j’optais pour un 85C, J’espérais de tout coeur ne pas m’être fourvoyer et que j’allais avoir des nouvelles de ce couple.  Je m’en voulais d’avoir été si peu disert avec eux. Ma carte de visite n’évoquerait peut être rien pour eux :

Pascal Seiller

Musée de la sainte Inquisition

Conservateur en Chef

Pseil@lamuse.com 

Sauraient ils décoder mon message ? ou au contraire, me prendraient ils pour un dangereux sadique. ? J’aurais dû leur dire que ce musée ne serait qu’un décor et une ambiance pour un rencontre sensuelle. Qu’au cours de la visite privée que je souhaitais  organiser pour eux, je voulais leur présenter quelques inventions et objets qui ont au fil des années fait de ma collection privée d’objets, d’instruments et de meubles à vocation sexuelle, une des plus belles d’Europe, leur présenter et peut être jouer avec eux, enfin avec elle surtout, mais je les sentais indissociables, unis et complice,et, l’épisode du confessionnal me l’avait confirmé, ils aimaient la nouveauté et le frisson de l’interdit. Je surveillerais de près ma boite e-mail .dans les prochains jours.

Posté par Ecritspourpres à 18:53 - Le Jour du Seigneur - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 mai 2005

Le jour du Seigneur 1 : Qui va à Con fesses.....

Ce soir du neuf, nous vous racontons ce soir une histoire, à vous de nous livrer la suite telle que vous la voyez, l'imaginez, la voudriez.. Alors a vos plumes, du moins si nous avons des lecteurs..

Dimanche matin, il est 09 heures, ils viennent de petit déjeuner. Tout en s'habillant il la regarde se préparer un sourire sur les lèvres, il lui a demandé d'être belle aujourd'hui de se faire belle mais tout en restant dans les limites de la décence. Lui même est vêtu de noir costume sombre et sobre. Il lud sourit et finit de lacer ces chaussures.

Sait-elle encore ce que décence veut dire ? Oui ! Bien sûr que oui ! Mais elle a tant envie d'être tentatrice, séductrice, affolante ... et irréprochable ! Elle gaine ses jambes de bas clair, ferme les jarretelles et fait glisser sur ses épaules le crêpe d'une petite robe noire ! Pas envie de soutien gorge ! Ses seins pointent, tendus de désir et son corps vibre ! Elle se sent belle et lui sourit dans le miroir où elle finit de se maquiller, intriguée cependant par l'heure si matinale de leurs préparatifs ! O vont-ils donc en ce dimanche ?

Au volant de la voiture il sifflote gaiement, il est enjoué et rieur, sans cesse son regard revient sur elle, sur sa robe, ces bas, mais ces mains restent figées sur le volant et il prend la direction du centre ville de Saint-louis. Il finit par arrêter la voiture sur le parking centre. La il l'invite à sortir, il l'embrasse doucement sur le bout des levres, et bras dessus bras dessous, il l'entraîne directement vers le temple Saint Etienne, l'église principale de la ville. Son sourire est de plus en plus prononcé tandis qu'ils montent les marches et franchissent le seuil du bâtiment. Dans la nef quelques personnes a genoux sur les bancs prient dans un silence monacal. Il la pousse sur un banc et s'assoie a ces cotés se tournant vers elle les yeux allumé il dit

"c'est jour de confesse"

Elle lit la lueur dans son regard. Amusement, certes. Et bien plus ! Ce petit éclat démoniaque qui allume le bleu d'habitude si doux donne un poids terrible à Sa phrase !! Elle sourit, troublée, fébrile. Elle attend de voir, de savoir, de comprendre ce qu'ils font là, païens pourpres au milieu des fidèles, recueillis sous bien d'autres cieux que ceux du Paradis biblique.

Il regarde les gens se lever, se rendre au confessionnal, y rester un temps puis en ressortir. Distraitement et silencieusement sans plus s'adresser à elle il lit un missel, arrachant par ci par la une page et la fourrant dans sa poche. Parfois il chantonne des chansons paillardes à voix basse. Le dernier fidèle sort du confessionnal cela fait une heure qu'ils sont assis la. Il se tourne vers elle. Je crois que c'est ton tour dit il en désignant le confessionnal.

Elle le regarde stupéfaite. Il plaisante, ce n'est pas possible autrement !!! Il ne va pas lui demander d'aller vraiment se confesser ? Pour dire quoi ? Elle mord ses lèvres nerveusement ... "Tu veux vraiment que je ... que j'aille ... ? Elle jette un regard désespéré vers le confessionnal et un autre suppliant vers lui

"Mais bien sur, depuis le temps que tu empiles les péchés sur ta pauvre conscience, je ne voudrais pas que tu sois vouée à un autre enfer que le mien, et n'oublies pas a monsieur le curé il faut tout dire, tout...."

Elle sent une rougeur marbrer ses joues et une sueur froide glisser le long de son dos ... Elle le mordrait si elle osait ! Mais elle obéit. Fièrement. Redressant la tête, elle se détourne de lui et s'avance dans les travées vers le confessionnal. Elle exècre le bruit de ses talons qui résonne sous la voûte. Le trajet est son chemin de croix à elle. Quelle horreur ! Dire ! Tout dire ! Jamais.

Elle ne l a fait. À part avec Lui, pour Lui....

Elle est de devant le confessionnal, pousse le rideau

Entre, s'assoit... sa voix n'est qu'un murmure rauque quand elle entonne le "Pardonnez moi mon Père car j'ai beaucoup pêché..." Elle ne sait m^me pas ce qu'elle dira ensuite, sa tête est vide et son sang brûle dans ses veines, cogne dans ses tempes.

Il glisse comme un serpent se faufilant derrière elle, écartant un peu le rideau entrant a genoux de manière a ne pas être aperçu du prêtre de l'autre coté de la petite grille de bois il s'installe entre ces cuisses qu'il écarte. La place est réduite ils sont à l'étroit. Plongeant ces yeux dans les siens il sourit et ces mains commencent a retrousser sa robe sur ces cuisses. A ce moment la, petite porte du confessionnal cachant la grille coulisse revèlant derrière le treillage le visage d'un jeune séminariste qui semble ailleurs perdu dans ces pensées.

"parlez je vous écoute".

Parler !!!! Elle est muette de peur, de plaisir retenu, de honte .... Sa présence, Son regard la désarçonnent plus encore, et elle n'avait pas besoin de ça !!! Elle frémit. Essaie de dominer le chaos de ses émotions et se concentrant sur le visage (charmant au demeurant) du prêtre deviné à travers le grillage, elle débute : Mon père, je crains d'être plus proche de Lilith que d'Eve ! " Sa voix est comme voilée par l'émotion, hachée, et son coeur bat la chamade ... elle attend la réaction du séminariste.

A suivre,,,,,,,,

luced1

Posté par Ecritspourpres à 18:15 - Le Jour du Seigneur - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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