Les Ecrits Pourpres

Ecrits Pourpres, une histoire de D. et de s. Notre histoire, une histoire d'amour et d'ouverture, venez nous rejoindre, vivez et vibrez avec nous.

28 mars 2005

Au Sublime Maître de ma destinée

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Ô mon divin geôlier, pardonnez mon audace

Osant vous tutoyer me voici en disgrâce !

Oh que je sois châtiée et que sous vos sévices

Ma faute soit lavée en douleurs rédemptrices

Car j’ai tout à apprendre, aveugle et enchaînée !

Je me laisse pourfendre par vos âmes damnées.

Je vous offre ma plainte, un chant de pénitente ;

Plus je serai contrainte et ma chair palpitante,

Plus l’offrande sera digne de vos grandeurs

Et je souhaite en cela dépasser toute peur,

Sans craindre la souillure, atteindre le plaisir,

Vibrer dans la luxure en me sachant souffrir.

Que tremble tout mon corps aux pulsions de vos bêtes,

J’ai accepté le mors, la dévotion complète

A votre Loi cruelle, à vos célébrations,

Et je serai fidèle à vos dépravations

Qui transcendent mon être en me rendant exsangue

Lorsque me pénètrent de terrifiantes langues.

Car je veux vous rejoindre, Ô mon Seigneur Maudit,

Et laisser ma chair s’oindre aux humeurs de la Nuit,

Être à vous sans faiblir et que chaque orifice,

En déchirant soupirs, se livre au sacrifice,

Que ma corruption soit dans mes frémissements

Signant l’acceptation de terribles tourments.

Pyrogravez ma peau du sceau de vos délires

Et que naisse le Beau en poussant sur le Pire :

Cabrée sous la douleur, que je sois votre icône,

Déesse des langueurs au pied de votre trône.

Telle est ma supplique, je rêve sujétion

Où ma raison abdique où vienne notre union.

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Ishtar, pour vous, ma récompense

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Je voulais vous dire, que dans tous mes soupirs,
Je voulais vous dire, que dans tous mes sourires,
Ne se trouvent jamais, que les échos de vos vœux,
Lorsqu’au cœur de nos ébats, je gémis je vous veux,

Je voulais vous sourire, tandis que nue je vous liais,
Je voulais vos soupirs, sous mes mains qui tombaient,
Dans chacune de ces chaînes a vos chevilles liées,
Restent les empreintes de mon amour enflammé.

Je veux vous les offrir, les flammes de mes tourments,
Je veux vous les offrir, les fouets et leurs gémissements,
Chacun de mes gestes comme un don à vos désirs,
Chacune de mes tortures, expression de vos plaisirs.

Je voulais vous dire Ishtar, qu’en vous soumettant à moi,
Je voulais vous dire, perle rare, que vous deveniez ma foi.
Loin des jugements des tribunaux des bien pensants,
C’est dans les râles que je me montre à vous aimant.

Je voulais vous dire Ishtar, que les dons à votre corps,
Je voulais vous dire, fait rare, lorsque je vous mords,
Qu’il n’est en moi nulle haine, et quand bien même,
Les sots le nieront, Ishtar, mon poème, je vous aime.

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18 mars 2005

Ishtar,

Revêtez la pèlerine de la pénitente implorante,
Venez à mes sévices, prenez votre service.
Marchez sur les braises des folies blessantes,
Venez à moi dans la soumission et le vice.

Accueillez les cinglantes blessures sur vous,
Quand mes mains battront le staccato fiévreux,
Sur le nacre doré de vos plus intimes atouts,
Rougissant l'aube pale, de mes noirs vœux.

Offrez vos lèvres de vermeil, à ma merveille,
Et goûtez l'élixir secret de mes attentes acres.
Au puit du verbe, dans une nuit sans sommeil,
Je répandrais les coulures de mes appels.

Donnez à mes mains, les appâts de vos seins,
Je saurai les amener, aux douleurs pincées.
Brûlants sous le feu que je verse aux confins
De votre attente douce de douleurs enfiévrées.

Pourfendant l'intime palais de vos gestes secrets,
J'irai en vous comme l'obélisque conquérant.
Déchirant les remparts ou se cachent vos apprêts,
Je lancerai les feux glacés de tous mes volcans.

Ma morsure sur votre corps, traces de mon plaisir,
Longtemps encore à votre mémoire donneront,
Le souvenir de ces cris, lorsque vous faisant jouir,
Je déchirais les voiles de votre déclinante raison
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Prière de la captive

Redoutable démon ancien de l’océan,
Je t’attends au profond de mon cœur tremblant,
Maître de mes rêves et des désirs secrets,
En frissons, sans trêve, j’aspire à tes baisers
Monstrueux et divins qui déchirent mes chairs,
Offerte à cet hymen qui révèle et me perd !

Déchire mes voiles, illusions d’apparence,
Que seule ma peau nue sous tes doigts griffus danse !
Le premier enlevé, t’offrira mes poignets
Pour qu’ils fussent liés, de marques témoigner
De mon appartenance consacrée aux pulsions
Sombres, ensoleillées, rougeoyantes unions !

Tire sur le second, déjà il veut céder
Pour libérer mon cou, pour que te soit livré,
Par mon souffle fécond, ma vie à recueillir.
Et chacun de tes coups me fera tressaillir
De bonheur et d’effroi, dans l’étrange plaisir
Où je ne suis plus moi mais l’antre des désirs.

Enlève le troisième, il cache mes cheveux ;
Broie-moi sous l’impudeur du plus noir de tes vœux !
Verse en moi l’anathème des succubes ardentes,
Ruisselantes chaleurs qui laissent pantelante.
Prends-moi, Ô mon seigneur, et guide mon visage
Vers le membre vainqueur qui se dresse sauvage.

Ôte le quatrième, il dévoile mes seins
Brûlant sous les sucions, sous tes multiples mains,
Qui toujours me malmènent, malsaines tentacules,
Et sont ma perdition et au plaisir m’acculent.
En tortures sans fin vient outrager mon corps
Que mes cris soient ce lien suppliciant mes « Encore ! »

Arrache le cinquième, la brume sur mon ventre,
Zébrant ma peau blême des hanches jusqu’au centre,
Brûle ma résistance et fais-moi plus soumise
Aux fers de la souffrances, aux griffes qui m’incisent
Pour que tes serviteurs prostituent ma vertu,
Que servant leurs ardeurs je te sois dévolue !

Que craque le sixième, il dévoile mon Tout,
Livré aux blasphèmes, aux actes les plus fous.
Ma face et mon envers s’offrent sous la Terreur
A tous les jeux pervers de tes adorateurs,
Et hurlante je viens rejoindre tes Enfers,
Loin du Mal et du Bien, dans le trouble des chairs.

Lève enfin le dernier que je t’offre mon âme
Que mon corps supplicié ne soit plus qu’une flamme
Que toute pénétrée, à ta face immortelle,
Je demeure pâmée sous l’ombre de tes ailes.
Inondée par tes flux se répandant en moi,
Je suis, en n’étant plus, atteignant l’Au-delà.

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17 mars 2005

Monolithe de fonte

Enchaînée, les plaisirs diffus de l'acide cruel,
Tes genoux sur le marbre, le regard aveugle.
Attachée, monolithe de fonte, l'autel irréel,
Aux dieux païens les plaisirs remeublent.

Aux dieux supplie la pitié des mes mains,
Attachée à mon corps par les chaînes désir.
Tes genoux tremblent devant mes incertains,
Enchaînée, sous les morsures de mes soupirs.

Offerte, tu t'ouvres à mes doigts battoirs,
Gémissante, sous les assauts de mes douleurs.
Soupirant, quand mes chaînes tuent le soir,
Implorante, de ce plaisir au delà de tes peurs.
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Implorante, mes serres sur ta gorge offerte
Soupirant à la chaleur des pinces gémissantes.
Offerte, tu restes a genoux, liée, implorante,
Gémissante, mes doigts à l'intimité soupirante.

Cruelle, la morsure de mes dents sur ta peau,
Peau d'âme, perlée de sueurs te rend belle.
Belle dans l'étreinte des fers comme un fardeau,
Fardeau du plaisir d'ombre qui t'ensorcelle.

Bestiales les étreintes que subit ton corps,
Corps offert aux appels brûlant de mon cœur.
Cœurs battant sous la lanière qui te mord,
Mords le bâillon qui retient tes cris de douleur.

Brûlant le plaisir qui dans tes reins se répand,
Répand tes convulsions en gémissements.
Gémissements sous l'assaut de mes serrements,
Serrements de ton intime plaisir explosant.

Posté par Ecritspourpres à 23:54 - Les Dits d'Ishtar et Cthulu - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma Délicieuse soumission


Sous la brûlure de ces liens
Je vous appartiens
Sous la morsure du bâillon
Je cris votre Nom
Sous la torture du fouet
Je vous suis consacrée
Par la cambrure de mes reins
Je vous honore enfin
Par la posture de mon menton
J’accueille vos affronts
Par la déchirure acceptée
Je vous suis livrée
Par les griffures sur mes seins
J’offre mes lendemains
Par ma blessure, en pâmoison,
De moi, je fais le don
Par la dictature des fessées
Je suis votre obligée
Dans la peur de mon corps contraint
Libre et offerte, je vous rejoins
Dans mes longues divagations
Je hurle ma soumission
Car j’ai choisi de vous donner
Mon âme en totalité.

Posté par Ecritspourpres à 00:43 - Les Dits d'Ishtar et Cthulu - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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