04 janvier 2009
An nouveau
Les Pourpres
Vous souhaitent à tous
Une merveilleuse année 2009
Pleine de lumière et pétillante de belles émotions !
09 décembre 2008
Lettre à l'élu
Dans notre langage de chair
Il ya le doux il y a le fer
Mais quoique l'on fasse on est Nous
Des mots liés et un peu fous.
Ecris moi des maux infinis
Signe moi à même la peau
Conjure donc le mauvais sort
D'une paraphe sur mon corps
Quand je peine à ne pas savoir
C'est Ta main qui a le pouvoir
De formuler l'ultime charme
Mon sourire d'après les larmes
Ecris moi en lettres de feu
La litanie de tous tes voeux
Sous la course de la pendule
Ne manque pas une virgule
J'ai l'épiderme palimpseste
Tu as tant à dir' remets un zeste
Ne crains jamais de me lasser
D'un maux trop bien calligraphié
Ecris moi en lettres incarnat
Et d'un baiser cachète-moi
Pour m'envoyer au paradis
Enveloppe-moi dans les cris.
...
20 novembre 2008
Les chutes d'Eve y dansent
La chute, ce n'est jamais très confortable.
Même si on en aime l'ivresse instantanée, le merveilleux vertige du moment où il faut y aller, se lancer, tout lâcher.
Même si l'on se convainc de l'esthétique de la chute (c'est si élégant dans un cv de soumise ...)
Tomber ... cela bouscule, cela fait peur... et un peu mal aussi du côté du quant à soi qui veut bien mais qui n'ose pas, pas en corps... seulement en pensée, là où c'est si confortable.
Chaque abandon, don total, acceptation inconditionnelle, est une victoire.
Victoire d'une promesse qui ne se la joue pas
Victoire d'un absolu qui ne souffre pas la demi mesure
Non pas victoire de l'Un sur l'autre (du Dominant sur la minuscule chose dédiée), mais victoire de ce que représente le duo dans son harmonieuse et confiante corrélation.
Je dis « tomber » et pourtant l'on ne tombe pas de haut, on a même plutôt tendance à grimper dans cette chute là, sur le marchepied de la joie pure, les échelons de la connaissance de soi, dans l'accomplissement.
Je dis « tomber » car à chaque fois c'est la même sensation qui étreint, cette peur gigantesque – plus de pensée mais une mise en acte qui cisaille le cerveau et l'estomac – cette impatience insupportable et électrique, et surtout l'envie de faire demi tour... comme devant le vide d'une scène, le gouffre où il faut sauter ... autant de peur auxquelles je me suis cognée et que je retrouve pourtant neuves, intactes, à chaque fois, à chaque fois...
La chute est souvent une question de timing...
Plus aisée quand, la surprise aidant, il n'y a d'autre choix que d'ÊTRE, être l'offrande annoncée haut et fort... et dont, pour l'heure, les mots s'étranglent avec le souffle devant une fleur d'authentique ... qu'un refus ferait faner
Si compliquée quand il faut la vouloir, la mettre en action pour en porter témoignage et se confronter seule à ses contradictions, à ses parts d'ombre et à sa volonté de lumière
La chute de reins est bien plus simple à offrir - quelque soit l'instrument qui vienne la réjouir – qu'une belle bonne chute ... dans la servitude
17 novembre 2008
Et de cette inconnue, j'attendrai le baiser....
Je peux compter
Sur une jolie ribambelle d'amies, tendres et passionantes, aussi dissemblables en âge qu'en géographie, aussi différentes en couleur de prunelles qu'en confidences partagées
Mais cela ne se peut ... elles me sont trop connues
J'aime à me souvenir
Combien ce fut facile, presque une évidence, après avoir croisé tant de mots graphiés, de mêler celles qui jamais ne les proférèrent
Mais cela ne se peut... on ne réitère pas deux fois la même magie
Je peux imaginer
Comme ce serait simple, une nuit estivale de liesse populaire où la malice pétille dans les regards comme les bières glacées dans les gobelets blancs
Mais cela ne se peut...la morne saison a posé son givre sur les ivresses
Je sais concevoir
De ces lieux d'ombres délicates où se trament des élans sans lendemain, dans le froissement de tenues de gala, d'opérettes ou de diva
Mais cela ne se peut.... par chez moi on ne joue pas de ces partitions là
Je crois possible
Ces pulsions de quai de gare qui vous jettent contre l'autre comme une naufragée, là maintenant, une urgence, parce que demain il sera trop tard
Mais cela ne se peut... je n'ai pas la mâle assurance qu'il faut à ces situations
Je saurais reconnaitre
Entre mille saveurs, même les yeux bandés, l'ineffable douceur de cet échange exquis... à une fois près où j'aurais pu me tromper
Mais cela ne se peut ... et d'en être amatrice ne me rend pas plus actrice
J'entrevois bien sûr
Comment des espaces dédiés permettent à ces semblables aux tentations gémellaires de se reconnaître et de s'approcher
Mais cela ne se peut.... ce serait tricher
Je pourrais faire
Comme quand j'étais petite, on dirait que... et ce serait un jeu où l'on ferait les dames, celles des années folles ou juste un peu avant, les cheveux de garçonne et le rouge pimpant que l'on s'échangerait en daguérreotype
Mais cela ne se peut ... c'est dingue tout ce qu'a bousillé l'ère du numérique !
Je devine aisément
A quel point il serait fou, et combien il serait doux, de le voler soudain, n'importe où dans la foule comme on rapte une regard, comme on échange un sourire, un petit rien sans conséquence... comme une danse
Mais cela ne se peut... et ce serait vain
Car Vous en voulez la preuve en image mon bourreau, mon amour
Et ce baiser à bouche que veux-tu, je ne sais où le prendre ni comment le donner
Sans demi mesure, sans faux-fuyant
Maman veux.tu ?
Oui mon enfant ?
Combien de pas ?
- ................
Un pas... un pas encore.... un pas tout à fait...un pas de côté.... un pas de géant... de cette bouche à ma bouche...
DE QUOI ME FAIRE TOMBER ?
16 novembre 2008
Enquête d'Identité
J'ai un nom... un nom collé à ma peau, un nom tout nouveau, tout chaud qui me donne des Elles..
Je suis cette s. aux multiples visages, kaléïdoscope de femme, mère, amante, épouse, soumise, putain, soeur, professionnelle, enfant....
Au gré des heures, au gré du temps je suis une, diffractée et rassemblée, éparse et unifiée ... parfois... souvent... par la grâce de Toi, parée et réparée
Par la grâce de Toi, j'ai ce nom qui me fait autre et enfin moi, à Toi ... et moi vraiment, choisie, voulue, désirée
Qui me fait planer si haut dans les eaux sereines d'un amour inespéré
Moi dans le calme doux du bonheur d'être.... moi, moi, moi... toute tournée vers Toi, à en avoir le vertige.....
Tu n'es pas l'idée du bonheur, tu n'es pas un idéal : TU ES
Tous mes espoirs
et mes désespérances
Mes joies
et mes impatiences
Mes jouissances
et mes plus grandes frayeurs
Mes éclats de rire
et mes plus doux torrents de larmes
Mon Homme avant tout
Et Maître de mes doux leurres, de ces instants où tu me joues ton va-tout à même ma peau
Ton va-t-en guerre comme on fait l'amour, avec ces mots qui disent un O-delà de Nous
Où tu me plonges et me ravis, où tu me fais grincer des dents de dépit et de rage à me plier ainsi à tes désordres
Et Soupirer de Bonheur quand je n'y croyais pas.
J'ai un nom ....
Qui
es Tien et que tu m'as offert pour m'annoblir de ton amour quand tu
m'avilis de tes perversions,
Un nom pour m'accrocher aux nues même
si tu me veux plus nue que nue, plus indécente qu'une câtin,
plus obscène qu'une succube,
Un nom qui me dit « Sois » quand tu m'as faite chose,
Un nom pour m'attacher mieux que des liens à ce qu'il y a de plus vrai...
CET AMOUR
Que tu m'offris et qui jamais ne pâlit.
Un nom...
Comme un cercle de diamant pour sertir mon initiale
Je t'aime
Ta tendre s.
16 septembre 2008
Battement d'Elle
Dans le non contrat pas vraiment écrit, promesses à tenir, profession de foi, lettres d’amour, dans tous ces croisements de nous, patients tissages, avide passion, impératif haptomaniaque, perversions entrelacées
Je/Tu pris l’engagement du DIRE….
Dire, se dire, tout dire…..
Par la grâce du numérique, cet intime « sexpose », nos confidences « sexprime » sur l’écran, devenues une sorte de grand partage universel qui, s’il a cristallisé l’instant de notre « Naissance », désincarne peu à peu notre propre réalité, la diffracte sans cesse. Oui… mais
Qu’en est-il du « NOUS » passé au crible de milliers d’yeux ?
Qu’en est-il du NOUS transfiguré dans nos récits ?
Qu’en est-il du NOUS vibrant dans ces multiples vies parallèles ?
NOUS c’est aujourd’hui…
mais encore demain
NOUS c’est D/s …
Mais aussi D et S et puis d et s et d’autres choses encore moins initiales, plus anodines qu’acronymes, et pourtant, pour tant …
Sans doute Nous c’est un cri, deux voix, on croit, deux vies, un fruit encore nourri à l’engrais de la frustration, cent doutes …… et trop de vide autour
Manque de mots de ceux qui nous lisent et se taisent comme des voyeurs honteux
Manque de Toi insupportable, plus encore maintenant que…
Manque de jeux qui engagent le corps autant que l’esprit
Manque de savoir qui, quoi, quand
Manque de légèreté
Manque, manque , manque qui fait rage et me laisse épuisée, indécise, fuyante ailleurs, toujours plus loin, pour que n’entre pas la peine dans le NOUS
Que vienne un enfant et ses grands yeux inquiets et que, s’approchant de moi…
Il m’interpelle spontanément dans un sourire timide « Mme …………. »
Me donnant TON NOM qui est mien à présent
Et, surprise, émue, sourire en retour
Je suis rendue à la grâce du monde dans une bouffée de joie pure
Nouée par le NOUS quand je ne le cherchais pas
Le manque fond au soleil de cette certitude…
02 août 2008
Une bulle de pourpre
Sur une belle idée de Méli, mes mots d'hier en bulle d'émotion .... sens dessus-dessous !!!
Pour un éclat de Nous, .... essence unique !
29 juillet 2008
Si l'Art contait la Femme....
Cette merveille de vidéo, découverte par hasard, créée par un mystérieux Eggman913 du Missouri, est un hymne prodigieux à la femme à travers les âges, porté par une très belle Sarabande de Bach, et j'avais envie de la partager avec vous.
Multiples visions et pourtant...........
28 mai 2008
La Veille
Après avoir vérifié dix fois que je n'avais rien oublié (c'est à peine croyable la taille du « nécessaire de la soumise » !!), m'être acharnée sur mon sac pour le fermer, avoir traîné plutôt que porté le sudit sac dans le couloir de mon chez moi où il va m'attendre jusqu'au matin, je peux enfin souffler un peu sur mon lit !
J'ai peu dormi les nuits d'avant, trop de tensions, mille choses à faire avant de...
Mais avant de m'envoler - via les voies ferrées - vers la voie qui m'attend et TE voir enfin m'attendre là, au point de rendez-vous (Bercy ! Pourvu que tu ne me fasses pas chanter...), je voulais vous remercier tous pour vos mots, vos présences, votre aide discrète et précieuse.
Alors merci à ceux qui sont passés ici laisser une petite caresse de mots, merci à celles qui sont passées par là jusqu'à pousser leur voiturette et leurs beaux yeux espionneurs là où il fallait, merci à vous du fond de mon coeur qui ne cesse de cogner de joie, d'appréhension, d'excitation et qui tambourine bien plus fort que la pluie, comme un veilleur de nuit marabouté ! MERCI
24 mai 2008
J'irai... au cul-O !
A tant espérer, à tant vouloir, ... attend un peu.... mais c'est que.... nous y sommes presque....
Et voici que voilà, la semaine s'achevant - semaine échevelée saucissonée entre acheminements ultimes de précieux chichis pour la cérémonie et course au Salon du livre de jeunesse de chez moi où faire toucher de près à mes charmants Zado les secrets des écrivains bien en chair (phrase à répéter plusieurs fois à haute et INTELLIGIBLE voix pour se muscler la langue et les maxilaires, exercice toujours utile !), voilà que – disais-je – me reprend l'angoisse des jours d'avant à pas vraiment savoir où je vais tout en sachant POURQUOI j'y vais !
Ce n'est plus le temps de l'attente, c'est le temps de l'apnée !
Je cherche mon souffle, celui d'avant la grande plongée ...parce que tout de même, ce n'est pas rien, pas pour de faux, plus vraiment du jeu ... et, même si cela m'enjoue, mon pauvre petit "je" de soumise s'affole quand la tête tourne et retourne la farandole de ces heures à venir, si longtemps réfléchies mais dans lesquelles je ne parviens pas encore à voir parce que...
............je me sens aussi tendue qu'avant d'entrer en scène ..........
Et que certainement j'aurai oublié mon texte (celui que j'attends toujours d'ailleurs - rappel à un D. trèèèès oublieux qui est en train de boire des caïpirinhas à cette heure où moi je tente de calmer le bourdonnement désaccordé de mes pensées même pas fichues de me parvenir en rythme sur les syncopes d'un coeur paroxystique)
Et que sans doute je ne saurai plus combien je dois faire de pas.... me baisser ou pas ? A genoux c'est quand déjà ?
Et s'il pleut, hein, s'il pleut .... peut-on imaginer qu'en BDSM aussi une cérémonie sous la pluie c'est une garantie de bonne heure (au pluriel si possible, les heures... avec forte tendance vers l'infini !) ?
Et en plus je ne sais absolument pas OU je mets les pieds, ce qui ne me rend pas facile le calcul des pas (combien déjà ?) et la répétition du texte (celui donc que j'attend), et moi, que voulez-vous, j'ai l'âme artiste de celle qui a besoin de patiemment tricoter le jour J, le temps T, l'organisation O (oh Diable !Déjà un simple Vanilla cocktail m'aurait stressée !) en le visualisant dans un espace ... et pour ce qui est de l'espace je n'ai que celui de mon imagination, ce qui, dans la circonstance actuelle, est bien trop grand pour moi !
Des âmes charitables autant qu'amies ont beau faire et beau dire ... mon trac, c'est le mien, c'est ainsi... pas rationnel pour deux roupies de sansonnet mais aussi éreintant que le chant du martinet ! Et la sereine soumise en prend un coup dans l'Elle !!!
-Qui plus est, je me demande bien ce que ces oiseaux viennent faire dans cette histoire quand au lieu de planer, légère et vaporeuse comme une épousée romantique, je me sens terrassée par la peur de... que sais-je !... me vautrer sur mes talons trop hauts, accrocher mes plumes dans l'embrasure d'une porte ou ne plus savoir décoller !
Et lorsqu'une amie, tout ce qu'il y a de plus vanille mais une qui me sait, voyant arriver la fin du mois, me textote dans l'urgence un « Tu ne l'as pas fait sans me le dire au moins ?! » je ne peux que lui crier un « Non bien sûr ! » en majuscules ...mi fugue mi déraison ! ....et en tout petit, petit derrière « Mais ça arrive ! »
Ce serait surement le moment de feindre une extinction de voiE.... ? Seulement je n'ai aucunement envie de faire demi-tour ! Oh que non, plus la peur m'étreind et plus j'ai envie de savoir, d'y être, de TE voir, de NOUS savoir et ...
J'ai besoin que tu me serres fort, bien fort.... car rien ne m'est plus essentiel que tous nos serrements d'Amour !
Alors, sous Ton regard, j'irai au cul O.... pour être certaine d'être à la hauteur !
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