31 août 2011

Suite du message d'hier : De l'Art ?... non Mademoiselle du cochon !

 

Tu lis

Tu souris

Tu soupires « Ah c'est tout toi ! »,plus amusé que colère. Tendre ton regard.

Je sais ce que tu ne dis pas, je l'entends pétiller dans tes yeux avant les mots

 

Je te demande un texte sur cette expérience, ce charmant spectacle que tu nous a donné, un TEMOIGNAGE.

Et te voilà encore en train de tergiverser, de t'habiller de métaphores, d'oser l'exercice de style.

Allons ma jolie, est-ce bien cela que j'avais exigé de toi ?

Que tu tisses tellement d'O-ripeaux autour de ta nudité que la scène en soit déguisée ?

Que diable, un peu d'O-dace !

Je veux voir ton impudeur.

Je te veux pornographe.

Écris, en rougissant s'il le faut mais cesse immédiatement ces litté-ratures, tes imprécisions peau-érotiques.

Je veux les actes et les paroles, je veux de l'action digne d'un film en crypté... Et tu as intérêt d'être claire !

 

Pensum/torture.

Je ne sais pas faire … je déteste ça...

la crudité m'est cruelle ; une offense à ma liturgie érotique.

Je fais ce que je peux..

femmechaise

Chez P.

Tu as amené ta valise de médecin de campagne.

Ce dîner ne sera pas anodin. C'était prévu d'avance.

Et si l'apéritif se déroule dans un climat de bavardage amical, je sais dès l'entrée que je serai ce soir le centre de toute votre attention.

Une cravache en décoration, sur la table dressée dont tu te saisis... et ta main sur mon épaule qui me ploie doucement.

Ma sage robe noire que tu remontes sur mes fesses...

Les premiers coups crépitent comme un feu d'artifice dans ma tête, dans ma chair ; l'annonce du voyage, avec embarquement immédiat, mes doigts cramponnés au bastingage de la table du repas.

Je tangue, souffle précipité, houle dans le creux des reins, déferlantes qui frappent mon ventre.

Et tu cesses brusquement, signifiant qu'il est temps de passer à table, que par ma faute le plat va refroidir alors que je suis si proche déjà d'un plaisir qui me suffoque.

Je te suis, étourdie, gênée de ma vulnérabilité, de ma réceptivité si grande ce soir, ...rare.

Remontrance. Ma place n'est pas là, près de toi, mais de l'autre côté. Cernée par vos regards. Seule face à vous.

Terrible.

Seule soumise, seule femme.

Pas flattée, gênée, déstabilisée. Tu le sais, tu me couves d'un sourire, regard allumé des grands soirs.

Il faut me croire si je dis ne pas me souvenir quand est tombée ma robe.

Mais je me rappelle très bien tes mains dégrafant mon bustier...

Mais qui a ôté mon string ? Fus-ce moi sous ton ordre ou toi ?

Avant ou après m'avoir faite me lever et m'appuyer sur le pan de mur de briques pour me passer aux martinets ?

Ou alors était-ce à la badine ?

Je ne mens pas. Je ne sais plus.

J'ai lâché prise...

Quand ?

Après quels mots ? Quels délicieux embrasements ? Quel verre de vin ?

Je sais avoir trop parlé, tant dit, trop gémi...

Je m'échappais belle, tout m'échappait, s'écoulait de moi

Et je ne voulais rien retenir. Ni honte , ni émoi... surtout l'émoi.

Et moi... je fondais.

Reins arqués, fesses offertes si tu veux, quand tu veux....

Il n'y a qu'un temps, celui où je suis à toi et qui se superpose et s'entremêle.

Il  faut me croire... j'ai oublié la chronologie des mains et des bouches, des sexes que l'on touche.

Mais je me souviens, cambrée entre tes mains, ventre offert, prise, les fesses brulantes, je me souviens du martèlement sourd, j'entends ma voix, je revois le ressac qui me secoue, martyrise mon ventre, me pousse contre toi, corps à cris.

Et je ne peux oublier, après que tu m'aies emportée sous le feu des martinets, du fouet, du diable sait quel cuir qui me mordait divinement, je ne peux oublier la table qui nous sépare, ma nudité ravie et timorée sur la chaise, enchâssée par vos regards.

Et ta voix

Qui invoque

qui fait surgir une présence, une absente, un prénom de femme comme une promesse : Sandra

Ta voix tendue vers moi - qui cherche encore mon souffle, mes esprits, toute pâmée et électrique – et qui vient me cueillir par surprise, s'infiltrer dans mes désirs.

Vous évoquez un duo de martinets sur mes rotondités.

Frémissement. Je sais par corps combien c'est enivrant, comment je pars sans retenue sous cette rythmique démente, et je sais que mon trouble ne t'échappe pas.

Tu n'avais pas besoin de cet encouragement pour continuer ta partition

Mais sans doute est-ce une plus grande jouissance pour toi que de me voir m'affoler, respirer plus vite, le ventre fourmillant tellement que j'en danse sur ma chaise quand tu me susurres l'image de ces mains – pas des mains inconnues non les siennes, ces mains là précisément – qui découvrent mon corps, glissent sur ma peau, descendent vers mon ventre.

Et je tangue sur ma chaise, honteuse oui, mais incapable de me défaire du désir que tu plantes et nourris de plus belle, racontant son doigts qui lisse mes lèvres, m'ouvre, me caresse, rejoint par un deuxième doigt, puis un troisième alors que les coups de martinet continuent à pleuvoir sur mes fesses.

Avant même que tu ne parles du quatrième doigt, j'avais oublié ma honte, la chaise, vos yeux, j'étais dans notre cinémascope fantasmagorique en actrice principale, plantée sur cette main de femme, le cul rutilant, submergée de plaisir.

Et tu m'as achevée, d'une banderille précise, fichée en plein centre de mes désirs, soufflant que sa main s'enfonçait en moi et que mon ventre se refermait sur son poignet. Plus rien n'existait alors que cette sensation.

J'ai joui. Sous vos yeux, dont je n'avais plus conscience et que je retrouve avec effarement. J'ai joui de perdre pied dans ta voix. J'ai joui du bonheur de l'abandon.

Après....

D'autres jeux encore

D'autres partages

Des remerciements sincères

Mais tout cela peut demeurer sous silence puisque c'était ce moment là que tu voulais que je raconte

Et je ne pouvais le faire autrement...

Qu'en m'y reprenant à deux fois...

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29 août 2011

O..mage !

 

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« Tu devras raconter cela. »

Raconter....

Conter, à rebours, cet espace/temps où rien ne compte plus...

Conter comme une magie ; ne pas utiliser de mots vides, ces mots qui ne me disent rien, réapprendre la voix. A rebours....

 

Au temps du jouir....

En ce temps là, corps frissonnant, l'esprit n'est qu'abandon, livré à TES mots

Ceux que tu distilles, assis en face de moi

Tes yeux braqués sur moi,

TES mots

Comme une transe

Qui entrent en moi, me chamboulent la tête

Se fichent dans mon ventre, me font tanguer sur ma chaise

Jusqu 'à l'inattendu,

L'explosif orgasme qui me laisse tremblante.

Tes mots en moi comme ces doigts que tu évoques,

Qui se plantent entre mes cuisses frémissantes

Qui fouillent mon ventre ouvert, si réceptif après le rite partagé.

Tu dis quatre doigts et tout s'embrase

Trois je gémis de me donner en spectacle

Deux je vibre, je ressens

Un j'ai honte d'avoir envie, là maintenant

Tu dis son prénom, je frémis

Sandra : une caresse qui déshabille ma pudeur

Ce qu'elle me ferait

Après le martinet

Après la pluie de cuir, le martèlement des lanières

Votre duo sur mes rotondités

Mes fesses dressées par le feu et le vent

Rouge rouge rouge

Au temps du jouir.

 

 

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21 juin 2011

J'y reviens

 

Desir_et_Desordre_LionelVALOT

La route est droite et lumineuse. Paisible comme un matin de printemps et toute émaillée d'éclats de rire. est ma maison. La vie, ce fil patiemment tissé.

J'avance … et Il ne lâche pas ma main.

Ici aussi

Que rien ne meure.

Ici aussi est ma demeure. Ce qu'il me faut d'ombres pour que j'accroche à la lumière.

Un soupir... Fffffff !

Je dépoussière ; ce sont paillettes d'or qui tournoient dans l'obscurité... souvenirs en batterie... battements de cœur.

Moi, … cet autre lointaine. Si proche. La folle à lier, muette, la muselée qu'un rien de Lui suffit à animer. La si bien déliée en traces délétères.... Là !

Tant jeté, tant de marées, tant de mots embarqués.... aller/revenir.... sur nos chemins de traverse que nous n'empruntons plus que comme des voleurs, sur nos sentiers de contrebande où nous ne semons plus d'empreintes.

..... Mais un coup de fouet du destin et tout est aboli.

Ici et Là

Pareils.

La route est droite et lumineuse ...et ombrée de détours, de l'autre côté, juste à côté....

Paisible...paisible...paisible

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14 mars 2011

De l'autre côté... ou presque

vettriano_thoughtsSi vous m'attendiez à la frontière, juste un peu joueur, juste un peu sévère et que vous me demandiez (devrais-je dire "exigiez" ?) mes papiers, je serais bien embêtée. Je sais bien ce que j'avais promis, je sais bien ce que l'on s'était dit et la Loi et tout ça...

Mais c'est que Monsieur voyez-vous, je vais sans.... sans papier, un peu comme sans famille .... Réduite à la seule essence de Vous.

Car je n'ai plus besoin de papiers puisque je n'ai plus de plume. Oui, j'ai perdu mes plumes... quand je me suis posée ; alors que ferais-je de papier ? Ce serait m'encombrer d'un souci bien inutile, ce serait m'alourdir d'un poids douloureux alors qu'ici rien ne pèse...ici.... ici ... à la frontière

Et de toute façon je n'ai rien à déclarer... plus rien, vous voyez bien, puisque je ne vole plus ni très loin ni très haut ... sauf pour survoler encore les mêmes paysages qui peuplent déjà bon nombre de mes raturages et où rampent les mêmes animots si domestiqués qu'ils ne feraient plus frémir personne. Je vous ai tout dit... le reste je le soupire. C'est un rythme... une mélodie ...

J'aurais pû écrire une fantaisie, une fugue, une cantate alors....oui mais voilà, je ne suis pas musicienne.... ET puis je vous rappelle Monsieur que vous m'aviez demandé mes papiers... on n'a jamais parlé de partition !!

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24 novembre 2010

Carnet de l'intérieur : de l'O

card_O_cirqueSoleil 

Je suis femme d'O

Reflet

Miroir

Mouvante

Esclave

Je me couche, m'allonge

Répandue

Ou contrainte

Retenue

Je suis femme d'O

Cette pesanteur en moi

Faculté à me perdre

A répondre au chaos

Aux mouvements qu'on m'imprime

Souterraine

Secrète

Je suis femme d'O

Enchâssée

Échaudée

Ou glacée

Qu'on m'enferme, éperdue

Je m'effondre sur moi-même

Violente, passive et obstinée

Soumise à la lune et au soleil

Je suis femme d'O

Folle

Renonçant à tout, couchée à plat ventre

Le vice en moi

L'abîme

En équilibre instable

Sans résistance

Mais avec une idée fixe

Je suis femme d'O

Rapide ou lente,

Précipitée ou stagnante

Amorphe ou féroce, amorphe et féroce,

Rusée, contournante

Plus bas toujours plus bas

Si bien que l’on peut faire de moi ce que l'on veut

Je suis femme d'O

Matière à jouissance

Sensible

Joueuse, puérile d'obéissance

Échappant à toute définition

Une et multiple

Sous influence

Dispersée et rassemblée

Traces sur un papier

Je suis femme d'O

(inspiré de Francis Ponge : De l'eau)

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18 novembre 2010

Echolalie

Room_No__12_by_WOD_Photography

Il lui a dit : « Sois là, puisque je te l’ordonne
Oublie tes talons plats et tes airs de madone.
Sois à minuit  moins vingt sous le grand réverbère.
Aies l’air d’une putain, ton plaisir aux enchères. »

C’est un jeu, oui bien sûr, pour amants pas très sages,
Scénario clair-obscur de leurs vagabondages,
Et tremblant à présent, sous le halo glacé,
Son cœur est un dément, surpris d’avoir osé.

Elle a la panoplie, mais elle n’a pas la pose ;
Sa « péripapéticie » que la lueur expose
Trahit la maladresse attisant tous les vices :
Il n’y a plus jolies fesses que celles des novices !

Et la peur s’exaspère au ballet des voitures.
Là, sous le réverbère, elle n’est plus très sûre
De le vouloir ce jeu. Toute l’excitation
Se fêle peu à peu ; l’angoisse est un poison !

Et s’il ne venait pas… Les minutes s’égrènent
Plus lourde qu’un trépas. Elle respire à peine.
Chaque bruit de moteur lui arrache un soupir.
Elle attend son sauveur. Elle voudrait s’enfuir.

Mais comme un papillon, elle reste clouée
Offrant sa soumission, son sourire tremblé,
Aux regards des passants qui ne peuvent saisir
Qu’il y a là jeu d’aimants, prélude de plaisir.

Minuit sonne au clocher. Terrible est cette attente
Dans l’impudeur souhaitée ; ell’ se sent pénitente,
Provocante et troublée et de tous ses frissons
Ne sait plus distinguer peur ou excitation.

Soudain, il a surgi, de l’ombre de la rue,
Eblouissant la nuit d’un sourire ambigu,
Et, volupté extrême, en ouvrant la portière,
Lui glissa : « Je t’aime, Toi… sous le réverbère ! »

(écrit en 2005 sur Coïtus Impromptus ... pour toi toujours, mon D. les mêmes maux, à l'infini de Nous !)

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20 octobre 2010

MétéO

Passion_Gothic_by_Consuelo_Parra_in_Deviant_Art

Dis-moi, ce feu quand .....

Quand il se fait vide en moi, et froid

Quand mes sens sont terre à terre... à l'abandon

Quand je ne veux rien, que cette vie mécanique

Et le sommeil pour retraite

Quand aucun trouble ne me prend plus

Que je peine à l'enjeu

Quand bête de somme plus que fille de joie, je m'assoie, je m'absente, je m'assomme

Quand je n'ai rien à dire de ma langue de chair

Qu'un silence sombre

Quand je n'ai plus l'air et pas de chanson

Quand je traîne au lit

Sans délit, sans langueur d'avance, sans

Sang qui ne vibre ni ne pique

Dis-moi comment tu sais

Que c'est juste l'automne

Et que « ça » flamboie dessous

Et que « ça » vit encore, tout petit, endormi

Éclats tremblés d 'émoi

Que « ça » réclame tes mains

Que « ça » pulse et se bat

Sous la glaise

En corps

Dis-moi comment tu sais

Où me trouver et m'insuffler

La braise sous le froid

La fièvre sous la soie

Cette joie

Qui me rougeoie

Cette envie

Qui me ravit

Comment tu fais « ça »

Pour que je m'effeuille

De mes ratures, de mes paresses

Pour que s'ensoleillent mes désordres

Au vin nouveau de tes désirs

Pour que sève ravivée

Pour que rêves avivés

Je m'éveille à Toi

Toute d'incarnat

Revenu

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30 septembre 2010

Mélange de genres

rest_servitorJe ne suis pas très compliquée... enfin si, je suis très compliquée, cela va sans dire, et mon D. me le dirait s'il était là à lire par dessus mon épaule. Mais il n'est pas là, je peux donc écrire ce que je veux haut et fort.

Donc je ne suis pas très compliquée.

En gastronomie, j'aime tout et surtout les mélanges audacieux, les sucrés/salés, les épices qui surprennent le palais, les mets roboratifs savamment cuisinés et longtemps mitonnés, les petits délices improvisés et dégustés sur un coin de table en se léchant les doigts....

Que d'aucun qui lirait ces mots et y verraient une métaphore à peine voilée d'un autre champ de plaisir, tout aussi gustatif mais bien moins conventionnel, ne culpabilise pas … il (elle) aurait raison!

J'aime être surprise... si tant est que la surprise puisse être agréable.

C'est pourquoi je m'accommode sans doute aussi bien des variantes que me distille mon tendre Lui.

Par curiosité et par gourmandise...

C'est ainsi que, dans les menus aventureux qui nous ont nourris sur nos chemins de traverses, il y eut, des grandes fêtes somptueuses aux gargotes affolantes, bien souvent de fort instructives surprises.

Je chéris, plus que tout autre réjouissance, les cènes BDSM où sont conviés des officiants confirmés et des officiantes consommées (ou l'inverse !). J'en apprécie les puristes et leurs exigences, l'authenticité des mises en œuvre comme la qualité -non dénuée de malice – du service.

Qu'il advienne qu'on veuille y adjoindre le sel d'autres saveurs, en y mêlant un doigt de libertinage, ne perturbe pas tant que cela mes appétits même si je le reconnais, le trop se fait l'ennemi du bien à se faire parfois trop entêtant.

Mais du diable si je fais la fine bouche! Je suis une sudiste et en cela une bonne vivante tendance Epicure. Je goûte quand On m'invite à goûter le plat qui m'est destiné et sait en apprécier les rondeurs.

Cependant....

Il nous est arrivés d'être invités à festoyer à des tables BDSM – au demeurant du meilleur aloi - où le dosage en sel outrepassait tout à coup ce que les papilles, savamment soumise aux subtilités alchimiques, est en capacité de supporter sans s'indigner.

La faute à qui ?

Sans doute en partie, au Maître de cérémonie qui accorda sa confiance un peu vite à un apprenti doseur. Mais surtout au maître Queue du moment (auto-proclamé !), dont le plastron s'ornait de la gloriole du libertinage, et qui se prit à penser que l'on pouvait servir n'importe quel brouet aux petites créatures portant le joli sobriquet de soumise.

Un seul, peu respectueux des recettes éprouvées et des règles de l'Art, suffit à jouer les gâte-sauces !

Un seul suffit à rompre le charme et à transformer les soupirs de pâmoison en larmes amères.

En ignorant que l'on n'impose pas une nourriture à une bouche, aussi soumise soit-elle, car cela s'appelle du gavage et que CUTIENRrien, dans les raffinements précédents, ne préparait à cette contrainte.

En ignorant qu'une bouche docile n'ose pas le « non » qu'elle retient avec un haut le cœur devant le met imposé, parce que ça ne se fait pas, ce n'est pas poli, c'est difficile. Que le menu ne précisait rien de tout cela. Que le majordome a tourné les talons et que personne ne semble se rendre compte, trop pris à des dégustations variées, de la détresse provoquée par un amateur de gâteries.

Il y a des larmes jubilatoires, libératrices, des larmes de plaisirs d'avoir savouré jusqu'à satiété des agapes délicieusement piquantes. Mais les larmes essuyées, là, sur les tendres joues amies étaient d'une O bien terrible !

…. Il m'arrive de pleurer, en cuisine, quand je tranche des oignons notamment....

Ce soir là, si j'avais eu un couteau ….

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04 janvier 2009

An nouveau

Les Pourpres

Vous souhaitent à tous

Une merveilleuse année 2009

NBModif11_1_

Pleine de lumière et pétillante de belles émotions !


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09 décembre 2008

Lettre à l'élu

ERGUVENCBogac

Dans notre langage de chair

 

Il ya le doux il y a le fer

 

Mais quoique l'on fasse on est Nous

 

Des mots liés et un peu fous.

 

 

 

Ecris moi des maux infinis

 

Signe moi à même la peau

 

Conjure donc le mauvais sort

 

D'une paraphe sur mon corps

 

 

 

Quand je peine à ne pas savoir

 

C'est Ta main qui a le pouvoir

 

De formuler l'ultime charme

 

Mon sourire d'après les larmes

 

 

 

Ecris moi en lettres de feu

 

La litanie de tous tes voeux

 

Sous la course de la pendule

 

Ne manque pas une virgule

 

 

 

J'ai l'épiderme palimpseste

 

Tu as tant à dir' remets un zeste

 

Ne crains jamais de me lasser

 

D'un maux trop bien calligraphié

 

 

 

Ecris moi en lettres incarnat

 

Et d'un baiser cachète-moi

 

Pour m'envoyer au paradis

 

Enveloppe-moi dans  les cris.

...

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