Suite du message d'hier : De l'Art ?... non Mademoiselle du cochon !
Tu lis
Tu souris
Tu soupires « Ah c'est tout toi ! »,plus amusé que colère. Tendre ton regard.
Je sais ce que tu ne dis pas, je l'entends pétiller dans tes yeux avant les mots
… Je te demande un texte sur cette expérience, ce charmant spectacle que tu nous a donné, un TEMOIGNAGE.
Et te voilà encore en train de tergiverser, de t'habiller de métaphores, d'oser l'exercice de style.
Allons ma jolie, est-ce bien cela que j'avais exigé de toi ?
Que tu tisses tellement d'O-ripeaux autour de ta nudité que la scène en soit déguisée ?
Que diable, un peu d'O-dace !
Je veux voir ton impudeur.
Je te veux pornographe.
Écris, en rougissant s'il le faut mais cesse immédiatement ces litté-ratures, tes imprécisions peau-érotiques.
Je veux les actes et les paroles, je veux de l'action digne d'un film en crypté... Et tu as intérêt d'être claire !
Pensum/torture.
Je ne sais pas faire … je déteste ça...
la crudité m'est cruelle ; une offense à ma liturgie érotique.
Je fais ce que je peux..
Chez P.
Tu as amené ta valise de médecin de campagne.
Ce dîner ne sera pas anodin. C'était prévu d'avance.
Et si l'apéritif se déroule dans un climat de bavardage amical, je sais dès l'entrée que je serai ce soir le centre de toute votre attention.
Une cravache en décoration, sur la table dressée dont tu te saisis... et ta main sur mon épaule qui me ploie doucement.
Ma sage robe noire que tu remontes sur mes fesses...
Les premiers coups crépitent comme un feu d'artifice dans ma tête, dans ma chair ; l'annonce du voyage, avec embarquement immédiat, mes doigts cramponnés au bastingage de la table du repas.
Je tangue, souffle précipité, houle dans le creux des reins, déferlantes qui frappent mon ventre.
Et tu cesses brusquement, signifiant qu'il est temps de passer à table, que par ma faute le plat va refroidir alors que je suis si proche déjà d'un plaisir qui me suffoque.
Je te suis, étourdie, gênée de ma vulnérabilité, de ma réceptivité si grande ce soir, ...rare.
Remontrance. Ma place n'est pas là, près de toi, mais de l'autre côté. Cernée par vos regards. Seule face à vous.
Terrible.
Seule soumise, seule femme.
Pas flattée, gênée, déstabilisée. Tu le sais, tu me couves d'un sourire, regard allumé des grands soirs.
Il faut me croire si je dis ne pas me souvenir quand est tombée ma robe.
Mais je me rappelle très bien tes mains dégrafant mon bustier...
Mais qui a ôté mon string ? Fus-ce moi sous ton ordre ou toi ?
Avant ou après m'avoir faite me lever et m'appuyer sur le pan de mur de briques pour me passer aux martinets ?
Ou alors était-ce à la badine ?
Je ne mens pas. Je ne sais plus.
J'ai lâché prise...
Quand ?
Après quels mots ? Quels délicieux embrasements ? Quel verre de vin ?
Je sais avoir trop parlé, tant dit, trop gémi...
Je m'échappais belle, tout m'échappait, s'écoulait de moi
Et je ne voulais rien retenir. Ni honte , ni émoi... surtout l'émoi.
Et moi... je fondais.
Reins arqués, fesses offertes si tu veux, quand tu veux....
Il n'y a qu'un temps, celui où je suis à toi et qui se superpose et s'entremêle.
Il faut me croire... j'ai oublié la chronologie des mains et des bouches, des sexes que l'on touche.
Mais je me souviens, cambrée entre tes mains, ventre offert, prise, les fesses brulantes, je me souviens du martèlement sourd, j'entends ma voix, je revois le ressac qui me secoue, martyrise mon ventre, me pousse contre toi, corps à cris.
Et je ne peux oublier, après que tu m'aies emportée sous le feu des martinets, du fouet, du diable sait quel cuir qui me mordait divinement, je ne peux oublier la table qui nous sépare, ma nudité ravie et timorée sur la chaise, enchâssée par vos regards.
Et ta voix
Qui invoque
qui fait surgir une présence, une absente, un prénom de femme comme une promesse : Sandra
Ta voix tendue vers moi - qui cherche encore mon souffle, mes esprits, toute pâmée et électrique – et qui vient me cueillir par surprise, s'infiltrer dans mes désirs.
Vous évoquez un duo de martinets sur mes rotondités.
Frémissement. Je sais par corps combien c'est enivrant, comment je pars sans retenue sous cette rythmique démente, et je sais que mon trouble ne t'échappe pas.
Tu n'avais pas besoin de cet encouragement pour continuer ta partition
Mais sans doute est-ce une plus grande jouissance pour toi que de me voir m'affoler, respirer plus vite, le ventre fourmillant tellement que j'en danse sur ma chaise quand tu me susurres l'image de ces mains – pas des mains inconnues non les siennes, ces mains là précisément – qui découvrent mon corps, glissent sur ma peau, descendent vers mon ventre.
Et je tangue sur ma chaise, honteuse oui, mais incapable de me défaire du désir que tu plantes et nourris de plus belle, racontant son doigts qui lisse mes lèvres, m'ouvre, me caresse, rejoint par un deuxième doigt, puis un troisième alors que les coups de martinet continuent à pleuvoir sur mes fesses.
Avant même que tu ne parles du quatrième doigt, j'avais oublié ma honte, la chaise, vos yeux, j'étais dans notre cinémascope fantasmagorique en actrice principale, plantée sur cette main de femme, le cul rutilant, submergée de plaisir.
Et tu m'as achevée, d'une banderille précise, fichée en plein centre de mes désirs, soufflant que sa main s'enfonçait en moi et que mon ventre se refermait sur son poignet. Plus rien n'existait alors que cette sensation.
J'ai joui. Sous vos yeux, dont je n'avais plus conscience et que je retrouve avec effarement. J'ai joui de perdre pied dans ta voix. J'ai joui du bonheur de l'abandon.
Après....
D'autres jeux encore
D'autres partages
Des remerciements sincères
Mais tout cela peut demeurer sous silence puisque c'était ce moment là que tu voulais que je raconte
Et je ne pouvais le faire autrement...
Qu'en m'y reprenant à deux fois...
O..mage !
« Tu devras raconter cela. »
Raconter....
Conter, à rebours, cet espace/temps où rien ne compte plus...
Conter comme une magie ; ne pas utiliser de mots vides, ces mots qui ne me disent rien, réapprendre la voix. A rebours....
Au temps du jouir....
En ce temps là, corps frissonnant, l'esprit n'est qu'abandon, livré à TES mots
Ceux que tu distilles, assis en face de moi
Tes yeux braqués sur moi,
TES mots
Comme une transe
Qui entrent en moi, me chamboulent la tête
Se fichent dans mon ventre, me font tanguer sur ma chaise
Jusqu 'à l'inattendu,
L'explosif orgasme qui me laisse tremblante.
Tes mots en moi comme ces doigts que tu évoques,
Qui se plantent entre mes cuisses frémissantes
Qui fouillent mon ventre ouvert, si réceptif après le rite partagé.
Tu dis quatre doigts et tout s'embrase
Trois je gémis de me donner en spectacle
Deux je vibre, je ressens
Un j'ai honte d'avoir envie, là maintenant
Tu dis son prénom, je frémis
Sandra : une caresse qui déshabille ma pudeur
Ce qu'elle me ferait
Après le martinet
Après la pluie de cuir, le martèlement des lanières
Votre duo sur mes rotondités
Mes fesses dressées par le feu et le vent
Rouge rouge rouge
Au temps du jouir.
J'y reviens
La route est droite et lumineuse. Paisible comme un matin de printemps et toute émaillée d'éclats de rire. Là est ma maison. La vie, ce fil patiemment tissé.
J'avance … et Il ne lâche pas ma main.
Ici aussi
Que rien ne meure.
Ici aussi est ma demeure. Ce qu'il me faut d'ombres pour que j'accroche à la lumière.
Un soupir... Fffffff !
Je dépoussière ; ce sont paillettes d'or qui tournoient dans l'obscurité... souvenirs en batterie... battements de cœur.
Moi, … cet autre lointaine. Si proche. La folle à lier, muette, la muselée qu'un rien de Lui suffit à animer. La si bien déliée en traces délétères.... Là !
Tant jeté, tant de marées, tant de mots embarqués.... aller/revenir.... sur nos chemins de traverse que nous n'empruntons plus que comme des voleurs, sur nos sentiers de contrebande où nous ne semons plus d'empreintes.
…..... Mais un coup de fouet du destin et tout est aboli.
Ici et Là
Pareils.
La route est droite et lumineuse ...et ombrée de détours, de l'autre côté, juste à côté....
Paisible...paisible...paisible
De l'autre côté... ou presque
Si vous m'attendiez à la frontière, juste un peu joueur, juste un peu sévère et que vous me demandiez (devrais-je dire "exigiez" ?) mes papiers, je serais bien embêtée. Je sais bien ce que j'avais promis, je sais bien ce que l'on s'était dit et la Loi et tout ça...
Mais c'est que Monsieur voyez-vous, je vais sans.... sans papier, un peu comme sans famille .... Réduite à la seule essence de Vous.
Car je n'ai plus besoin de papiers puisque je n'ai plus de plume. Oui, j'ai perdu mes plumes... quand je me suis posée ; alors que ferais-je de papier ? Ce serait m'encombrer d'un souci bien inutile, ce serait m'alourdir d'un poids douloureux alors qu'ici rien ne pèse...ici.... ici ... à la frontière
Et de toute façon je n'ai rien à déclarer... plus rien, vous voyez bien, puisque je ne vole plus ni très loin ni très haut ... sauf pour survoler encore les mêmes paysages qui peuplent déjà bon nombre de mes raturages et où rampent les mêmes animots si domestiqués qu'ils ne feraient plus frémir personne. Je vous ai tout dit... le reste je le soupire. C'est un rythme... une mélodie ...
J'aurais pû écrire une fantaisie, une fugue, une cantate alors....oui mais voilà, je ne suis pas musicienne.... ET puis je vous rappelle Monsieur que vous m'aviez demandé mes papiers... on n'a jamais parlé de partition !!
Carnet de l'intérieur : de l'O
Je suis femme d'O
Reflet
Miroir
Mouvante
Esclave
Je me couche, m'allonge
Répandue
Ou contrainte
Retenue
Je suis femme d'O
Cette pesanteur en moi
Faculté à me perdre
A répondre au chaos
Aux mouvements qu'on m'imprime
Souterraine
Secrète
Je suis femme d'O
Enchâssée
Échaudée
Ou glacée
Qu'on m'enferme, éperdue
Je m'effondre sur moi-même
Violente, passive et obstinée
Soumise à la lune et au soleil
Je suis femme d'O
Folle
Renonçant à tout, couchée à plat ventre
Le vice en moi
L'abîme
En équilibre instable
Sans résistance
Mais avec une idée fixe
Je suis femme d'O
Rapide ou lente,
Précipitée ou stagnante
Amorphe ou féroce, amorphe et féroce,
Rusée, contournante
Plus bas toujours plus bas
Si bien que l’on peut faire de moi ce que l'on veut
Je suis femme d'O
Matière à jouissance
Sensible
Joueuse, puérile d'obéissance
Échappant à toute définition
Une et multiple
Sous influence
Dispersée et rassemblée
Traces sur un papier
Je suis femme d'O
(inspiré de Francis Ponge : De l'eau)
Echolalie
Il lui a dit : « Sois là, puisque je te l’ordonne
Oublie tes talons plats et tes airs de madone.
Sois à minuit moins vingt sous le grand réverbère.
Aies l’air d’une putain, ton plaisir aux enchères. »
C’est un jeu, oui bien sûr, pour amants pas très sages,
Scénario clair-obscur de leurs vagabondages,
Et tremblant à présent, sous le halo glacé,
Son cœur est un dément, surpris d’avoir osé.
Elle a la panoplie, mais elle n’a pas la pose ;
Sa « péripapéticie » que la lueur expose
Trahit la maladresse attisant tous les vices :
Il n’y a plus jolies fesses que celles des novices !
Et la peur s’exaspère au ballet des voitures.
Là, sous le réverbère, elle n’est plus très sûre
De le vouloir ce jeu. Toute l’excitation
Se fêle peu à peu ; l’angoisse est un poison !
Et s’il ne venait pas… Les minutes s’égrènent
Plus lourde qu’un trépas. Elle respire à peine.
Chaque bruit de moteur lui arrache un soupir.
Elle attend son sauveur. Elle voudrait s’enfuir.
Mais comme un papillon, elle reste clouée
Offrant sa soumission, son sourire tremblé,
Aux regards des passants qui ne peuvent saisir
Qu’il y a là jeu d’aimants, prélude de plaisir.
Minuit sonne au clocher. Terrible est cette attente
Dans l’impudeur souhaitée ; ell’ se sent pénitente,
Provocante et troublée et de tous ses frissons
Ne sait plus distinguer peur ou excitation.
Soudain, il a surgi, de l’ombre de la rue,
Eblouissant la nuit d’un sourire ambigu,
Et, volupté extrême, en ouvrant la portière,
Lui glissa : « Je t’aime, Toi… sous le réverbère ! »
(écrit en 2005 sur Coïtus Impromptus ... pour toi toujours, mon D. les mêmes maux, à l'infini de Nous !)
MétéO
Dis-moi, ce feu quand .....
Quand il se fait vide en moi, et froid
Quand mes sens sont terre à terre... à l'abandon
Quand je ne veux rien, que cette vie mécanique
Et le sommeil pour retraite
Quand aucun trouble ne me prend plus
Que je peine à l'enjeu
Quand bête de somme plus que fille de joie, je m'assoie, je m'absente, je m'assomme
Quand je n'ai rien à dire de ma langue de chair
Qu'un silence sombre
Quand je n'ai plus l'air et pas de chanson
Quand je traîne au lit
Sans délit, sans langueur d'avance, sans
Sang qui ne vibre ni ne pique
Dis-moi comment tu sais
Que c'est juste l'automne
Et que « ça » flamboie dessous
Et que « ça » vit encore, tout petit, endormi
Éclats tremblés d 'émoi
Que « ça » réclame tes mains
Que « ça » pulse et se bat
Sous la glaise
En corps
Dis-moi comment tu sais
Où me trouver et m'insuffler
La braise sous le froid
La fièvre sous la soie
Cette joie
Qui me rougeoie
Cette envie
Qui me ravit
Comment tu fais « ça »
Pour que je m'effeuille
De mes ratures, de mes paresses
Pour que s'ensoleillent mes désordres
Au vin nouveau de tes désirs
Pour que sève ravivée
Pour que rêves avivés
Je m'éveille à Toi
Toute d'incarnat
Revenu
Mélange de genres
Je ne suis pas très
compliquée... enfin si, je suis très compliquée, cela va sans dire, et mon D.
me le dirait s'il était là à lire par dessus mon épaule. Mais il n'est pas là,
je peux donc écrire ce que je veux haut et fort.
Donc je ne suis pas très compliquée.
En gastronomie, j'aime tout et surtout les mélanges audacieux, les sucrés/salés, les épices qui surprennent le palais, les mets roboratifs savamment cuisinés et longtemps mitonnés, les petits délices improvisés et dégustés sur un coin de table en se léchant les doigts....
Que d'aucun qui lirait ces mots et y verraient une métaphore à peine voilée d'un autre champ de plaisir, tout aussi gustatif mais bien moins conventionnel, ne culpabilise pas … il (elle) aurait raison!
J'aime être surprise... si tant est que la surprise puisse être agréable.
C'est pourquoi je m'accommode sans doute aussi bien des variantes que me distille mon tendre Lui.
Par curiosité et par gourmandise...
C'est ainsi que, dans les menus aventureux qui nous ont nourris sur nos chemins de traverses, il y eut, des grandes fêtes somptueuses aux gargotes affolantes, bien souvent de fort instructives surprises.
Je chéris, plus que tout autre réjouissance, les cènes BDSM où sont conviés des officiants confirmés et des officiantes consommées (ou l'inverse !). J'en apprécie les puristes et leurs exigences, l'authenticité des mises en œuvre comme la qualité -non dénuée de malice – du service.
Qu'il advienne qu'on veuille y adjoindre le sel d'autres saveurs, en y mêlant un doigt de libertinage, ne perturbe pas tant que cela mes appétits même si je le reconnais, le trop se fait l'ennemi du bien à se faire parfois trop entêtant.
Mais du diable si je fais la fine bouche! Je suis une sudiste et en cela une bonne vivante tendance Epicure. Je goûte quand On m'invite à goûter le plat qui m'est destiné et sait en apprécier les rondeurs.
Cependant....
Il nous est arrivés d'être invités à festoyer à des tables BDSM – au demeurant du meilleur aloi - où le dosage en sel outrepassait tout à coup ce que les papilles, savamment soumise aux subtilités alchimiques, est en capacité de supporter sans s'indigner.
La faute à qui ?
Sans doute en partie, au Maître de cérémonie qui accorda sa confiance un peu vite à un apprenti doseur. Mais surtout au maître Queue du moment (auto-proclamé !), dont le plastron s'ornait de la gloriole du libertinage, et qui se prit à penser que l'on pouvait servir n'importe quel brouet aux petites créatures portant le joli sobriquet de soumise.
Un seul, peu respectueux des recettes éprouvées et des règles de l'Art, suffit à jouer les gâte-sauces !
Un seul suffit à rompre le charme et à transformer les soupirs de pâmoison en larmes amères.
En ignorant que
l'on n'impose pas une nourriture à une bouche, aussi soumise soit-elle, car
cela s'appelle du gavage et que
rien, dans les raffinements précédents, ne préparait à cette contrainte.
En ignorant qu'une bouche docile n'ose pas le « non » qu'elle retient avec un haut le cœur devant le met imposé, parce que ça ne se fait pas, ce n'est pas poli, c'est difficile. Que le menu ne précisait rien de tout cela. Que le majordome a tourné les talons et que personne ne semble se rendre compte, trop pris à des dégustations variées, de la détresse provoquée par un amateur de gâteries.
Il y a des larmes jubilatoires, libératrices, des larmes de plaisirs d'avoir savouré jusqu'à satiété des agapes délicieusement piquantes. Mais les larmes essuyées, là, sur les tendres joues amies étaient d'une O bien terrible !
…. Il m'arrive de pleurer, en cuisine, quand je tranche des oignons notamment....
Ce soir là, si j'avais eu un couteau ….
An nouveau
Les Pourpres
Vous souhaitent à tous
Une merveilleuse année 2009
Pleine de lumière et pétillante de belles émotions !
Lettre à l'élu
Dans notre langage de chair
Il ya le doux il y a le fer
Mais quoique l'on fasse on est Nous
Des mots liés et un peu fous.
Ecris moi des maux infinis
Signe moi à même la peau
Conjure donc le mauvais sort
D'une paraphe sur mon corps
Quand je peine à ne pas savoir
C'est Ta main qui a le pouvoir
De formuler l'ultime charme
Mon sourire d'après les larmes
Ecris moi en lettres de feu
La litanie de tous tes voeux
Sous la course de la pendule
Ne manque pas une virgule
J'ai l'épiderme palimpseste
Tu as tant à dir' remets un zeste
Ne crains jamais de me lasser
D'un maux trop bien calligraphié
Ecris moi en lettres incarnat
Et d'un baiser cachète-moi
Pour m'envoyer au paradis
Enveloppe-moi dans les cris.
...


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