03 novembre 2009
Hiroaki Samura - Hitodenasi no Koi
J'ai fouillé l'enfer, vous ne savez pas ce qu'est l'enfer ? C'est le lieu dans les bibliothèques ou l'on range les ouvrages qu'on ne peut pas décement montrer au grand public.. en le fouillant la mienne de bibliothèque j'ai re-découvert cet ouvrage de Hiroaki Samura
Souvent violent, extrème, troublant et dérangeant. Ces images sont a mille lieux du BDSM tel que nous le pratiquons, mais cette noirceur, cette violence, vient chatouiller les sombres désirs, ceux qu'on ne regarde jamais que du coin de l'oeil en se disant, jamais moi.
Jamais moi.

Jamais moi
La suite c'est la... Mais bien sur vous comme moi, jamais nous...
14 septembre 2009
Le jouet de Carlos
Mesdames et Messieurs, le
colporteur est en ville, avec sa besace sur le dos... Que nous amène t'il cette
année le brave homme ?
Eh bien dans ma besace j'ai ce
petit quelque chose braves gens. Une jolie croix de Bondage..
Vous me direz et alors des croix
de bondage on en a déjà vue tout plein dans notre vie de baroudeurs du BDSM ?
Eh bien celle ci voyez vous est
un modèle unique, construit sur mesure pour un ami. Quelques données techniques
?
Largeur de l'ensemble 2.60
mètres, hauteur 2.00 mètres, profondeur 0.60 Centimètres, la croix est animé
par un moteur électrique 220 volts, ce moteur de construction allemande (comme
le reste de la croix, et on sait que dans ce pays on ne lésine pas avec la
qualité du matériel) permet à la croix de supporter un poids de 150 kilos au
bout de son axe. Ce qui signifie qu'une fois mis à l'horizontale on peut
s'asseoir au bout pour boire un café pendant que la soumise ou le soumis sèche
dans ces liens.
Que dire encore si ce n'est
qu'elle n'a servie que trois fois et que son propriétaire doit s'en défaire car
il ne trouve pas de place pour la ranger. Actuellement elle se trouve dans un
joli club en Allemagne à la lisière de la frontière. Elle peut être démontée
pour le transport et son créateur en demande 3500 Euros.
Alors si la possession d'un objet
unique en son genre vous intéresse n'hésitez pas à prendre contact avec moi je
vous transmettrais les coordonnées du vendeur
Pour avoir plus de photos du petit jouet, suivez le lien..... Le jouet de Carlos
08 septembre 2009
34. Les appats des apprets
Elle resta là, silencieuse, à l'observer tout le
temps qu'elle s'habillait. Lorsqu'elle se présenta devant elle revêtue de sa
tenue de danse, Vénus frotta un instant sa lèvre inférieure du bout de son
pouce, paraissant réfléchir.
"Nous
nous retrouverons cet après midi dans la cour du pensionnat, à 13 heures. Soyez ponctuelle, le retard est un
impolitesse absolument intolérable."
Puis sans ajouter un mot ni attendre de réponse,
elle quitta le vestiaire, laissant Sofia rejoindre le cour. Leur professeur de
danse la fusilla du regard lorsqu'elle pénétra sur le plateau, lui faisant
signe de rejoindre le groupe qui travaillait ses étirements. Elle se plaça aux
côtés d'Agathe, lui adressa un sourire rassurant et commença à travailler les
enchainements tandis que ses muscles encore douloureux se rappelaient à son
souvenir.
Elle
travailla cependant sans relâche, forçant son corps aux limites du supportable,
endurant la brûlure de ses muscles sans diminuer ses efforts, se vidant
l'esprit dans l'effort et la transpiration. Elle ne pensait plus, elle était
simplement ce corps mouvant et discipliné, présente en totalité dans l'instant
du geste à accomplir et uniquement là. A un moment, où leur terrible professeur
leur accordait une maigre pose, à ce moment là seulement, elle pensa qu'elle
était rassemblée, une et une seule, femme et femelle concentrées dans le
travail du corps et qu'elle n'avait plus le droit de se vouloir émiettée. Mais
le cours reprit. Elle cessa de se penser pour se confronter à un nouvel
exercice particulièrement difficile. La sonnerie les sauva toutes de
l'épuisement.
Leur professeur parut contrariée par cette sonnerie
qui interrompait sa séance de torture mais ne les laissa pas moins s'en aller
en leur promettant une séance suivante plus exigeante encore. Elles se
dirigèrent en bon ordre vers les douches profiter des jets d'eau chaude qui
coulaient sur leurs muscles endoloris. Lorsqu'elles sortirent du vestiaire,
Venus les attendait dans le couloir encadrée par deux surveillantes. Elles
s'immobilisèrent devant elle, immédiatement, silencieuses et attentives. Vania
s'avanca vers la femme à la chevelure rousse qui se pencha dans le creux de son
oreille pour lui chuchoter quelque chose. la jeune femme approuva d'un
mouvement de tête. Vénus s'adressa ensuite au groupe.
"Les
pensionnaires qui ne sont pas retenues pour la soirée du professeur Malthazar vont accompagner Vania pour une
séance de sport suplémentaire de deux
heures. Au programme musculation et endurance, de même elles occuperont leur après midi à faire des
révisions dans les salles d'études."
Il y eut un murmure dans les rangs, murmure tout de
suite éteint par un haussement de sourcils de Venus qui reprit.
"Je
ne peux admettre que dans ce groupe, pourtant prometteur à ce que l'on m'a dit, toutes les pensionnaires n'atteignent
pas le niveau requis par le professeur Malthazar.
A l'avenir toutes celles qui ne seront pas sélectionnées seront punies. A présent, suivez Vania et en
silence."
Le groupe s'ébranla lentement suivant les
surveillantes. Il ne restait dans le couloir que le groupe des six élues ainsi
que Venus accompagnée d'une surveillante.
"Ne
croyez pas pour autant mesdemoiselles que le fait d'être sélectionnées vous dispense de tout effort. Je demande la
perfection de la part des élues. Nous allons nous
rendre dans le réfectoire où vous prendrez une collation ensuite nous nous retrouverons pour les préparatifs."
Ce fut dans
un silence tendu qu'elles allèrent s'installer devant leur table. Visiblement,
on leur avait prévu un menu particulier, concocté en vue des performances
attendues pour les "pouliches" sélectionnées par le Maître. Il y
avait force jus de fruits sur la table et des fruits exotiques débordaient de
corbeille d'osier. La cantinière acorte s'approcha d'elle en désignant son
plateau roulant et avec un grand sourire annonça :
"Alors pour ses demoiselles, nous
avons Quinoa à la sauce cannelle et curry avec sauté de poulet, riz vénéré au gingembre et à la citronelle,
assiette de fruits mers et saumon
marinés au piment, et enfin délice de perle du japon à la rose et coriandre.
Bon appétit !"
Et elle
déposa sur leur table de jolies plats abondants et odorants, leur conseillant
de goûter à tout avec un clin d'oeil et de surtout bien se nourrir.
Visiblement le cuisinier s'était surpassé dans son
office et le fumet qui s'échappait des mets présentés devant
elles ne pouvait laisser insensible. Elles se
servirent avec des sourires gourmands, remplissant leur assiette des mets
colorés et commencèrent à déguster en silence. Leur ventre noué dans un premier
temps se refusait à accepter toute forme de nourriture, puis la saveur des
plats excita leur appetit. C'est avec un plaisir évident qu'elles terminèrent
leur repas. A 12h55, Sofia, levant la
main demanda à une surveillante l'autorisation de se rendre dans la cour ce qui
lui fut accordé sans commentaire. Moins d'une minute après, elle se retrouvait
seule, le coeur battant, les mains moites, parcourant des yeux fébrilement une
cour désespérement vide, à l'exception d'un jardinier qui ratissait le gravier
des allées. Une voix dans son dos la fit sursauter :
"
C'est parfait Mademoiselle, vous pouvez maintenant regagner vos rangs."
Elle se retourna d'un geste pour découvrir une
surveillante qui lui désignait le bâtiment où l'attendait le groupe des élues,
alignées en bon ordre devant la porte du réfectoire. Elle prit place avec
résignation et la petite cohorte s'ébranla en silence. Vénus les attendait dans
le hall, hautaine et imperturbable, et elle les dirigea sans un mot vers l'aile où se trouvait le sauna.
"Déshabillez-vous
mesdemoiselles."
Elles obéirent à l'injonction sans hésitation,
presque avec soulagement, l'action les libérant du poids du silence et c'est
nues qu'elles se présentèrent dans le solarium où les attendait Vénus, derrière
une table recouverte de pots et d'onguents.
"Première
chose mesdemoiselles, vous allez faire disparaître tout poil disgracieux, et prendre soin de votre peau ; je
n'admettrai, en terme de toison pubienne, qu'une fine bande pas plus large
qu'un doigt et taillée de facon homogène. Celles que je jugerai prêtes se
rendront ensuite dans le sauna pour se détendre.. Les autres..." Elle eut
un sourire carnassier et ses pupilles reptiliennes étincelèrent.
"Je
ne veux même pas envisager qu'il puisse y avoir des autres ."
Elles
avaient parfaitement saisi le message et s'activèrent immédiatement, se
saisissant des flacons de cire chaude et froide et des crèmes exfoliantes. Leur
complicité se manifesta à nouveau et elles s'entraidèrent avec naturel pour
traquer la moindre ombre de duvet et rendre leur épiderme lisse et doux.
Certaines optaient pour une épilation complète du pubis et s'escrimaient à la
pince à épiler à extraire les dernière trace de pilosité.
Sofia avait
choisi de conserver une fine ligne de sa toison brune, comme un doigt sombre et
dru posé au dessus de ses lèvres et Agathe, trop heureuse de retrouver un peu de
proximité avec son amie, s'attachait à le lui dessiner parfaitement. Une à une,
après s'être épilée et enduite d'onguent adoucissant se présentait devant
l'intraitable Vénus qui évaluait le résultat.
Elle les inspecta minutieusement, les détaillants
des pieds à la tête puis se recula avec un sourire satisfait.
"C'est
bien, du joli travail mesdemoiselles j'en conviens. A présent rendez-vous dans le sauna."
Elles acquiescèrent en souriant de contentement et
pénétrèrent avec calme dans le sauna qui était règlé sur 70 degrés, température
idéale pour se détendre sans épuiser le corps. Elles s'installèrent sur les
bancs sans empressement, commençant à goûter à la douce et apaisante chaleur
des lieux. A leur grande surprise, la porte se rouvrit pour laisser le passage
à Venus qui, entièrement nue et si semblable à elles, s'assit en leur faisant
face. Elles purent admirer à loisir son corps aux formes déliées, sa peau
laiteuse de rousse qui semblait presque trop blanche pour être réelle. Il était
impossible d'y distinguer la moindre marque, ni tache de naissance ni tache de
rousseur. Elle s'étira puis s'installa ses longues jambes négligemment
croisées.
"Bien
mesdemoiselles... installez-vous à présent par groupe de deux, l'une à côté de l'autre et caressez-vous mutuellement. Ce
soir vous aurez besoin d'une forte charge
de désir qui tenaille votre ventre pour tenir le coup. Alors autant s'échauffer tout de suite, le feu qui
couve est le plus intéressant .... et le plus dangereux."
Sofia était
entourée de ses deux compagnes de chambre et les vit se tourner vers elle quasi
simultanément. Agathe fut la plus rapide, et la plus audacieuse et posa une
main de propriétaire sur le pubis de Sofia, dévisageant Elise en penchant la
tête de côté et en souriant de sa victoire. Bonne joueuse, Elise lui sourit et
accueillit la main de Devi qui venait la solliciter. Agathe, sans ôter ses doigts,
colla sa bouche contre le cou de son amie et, tout en lui imprimant de petits
baisers sous le lobe de l'oreille, lui chuchota :
"Je vais te faire brûler vilaine
cachotière, tout autant que je brûle de savoir tout ce que tu me caches !" Et elle s'appliqua à faire
frémir son épiderme de sa langue et de ses doigts.
Toutes maintenant se caressaient mutuellement,
mains et doigts courant sur les intimités, chairs moites, frémissantes dans la
chaleur du sauna, faibles gémissements alanguis. Impassible Vénus les observait
de son regard scintillants, deux billes émeraude et fixes dans la douce
pénombre de la pièce, que les pensionnaisres évitaient de croiser. Elles la
virent cependant ouvrir doucement le delta de ses cuisses et poser une main
fine sur son entrejambe. Lentement, du bout des doigts, elle commença à se
caresser d'un mouvement léger, presque imperceptible, tout en observant le
rythme de leur respiration qui changeait peu à peu, se modifiait au fur et a
mesure qu'elles progressaient sur le chemin de la volupté. Ses doigts
accélérèrent un peu leur cadence bien que son visage demeurat toujours
impassible
"Sofia,
placez-vous entre les cuisses d'Agathe je vous prie et montrez-moi comment vous savez vous y prendre avec une femme."
Son ton semblait égal et personne n'aurait pu
croire, au son de sa voix, qu'elle ait pu être en train de se caresser nue dans
un sauna et non en tailleur strict dans une salle de classe.
Vénus apprecia en experte le talent que déployait
Sofia. Elle accéléra un peu le mouvement de ses doigts sur sa propre intimité.
Puis elle cessa sa caresse pour se concentrer sur la scène qui s'offrait a son
regard. Finalement, elle attendit qu'elles atteignent toutes un niveau de désir
suffisant pour pour interrompre la petite seance :
Agathe et
Sofia ravalèrent leur frustration, l'une de ne pas avoir joui, l'autre de ne
pas avoir abouti, et, obéissant au ton
qui ne tolérait aucun contre-temps, rejoignirent leurs corréligionnaires dans
un dernier moment de repos. Les vapeurs chaudes vinrent un peu dissoudre le
désir, juste ce qu'il fallait pour le laisser flotter sous la chair sans qu'il
soit mordant mais qu'un rien puisse le réactiver et les deux amies s'offirent
un véritable moment de relâchement bienfaisant en soupirant d'aise.
Vénus les laissa se prelasser quelques temps, il
fallait que leurs muscles se relâchent, se détendent parfaitement. Elle prit
donc tout son temps pour étaler sur une table l'ensemble des tenues qu'elle
avait prévues pour leur vêture du soir. Elle les aligna de façon ordonnées, les
unes à côté des autres, procédant à un tri méthodique, choisissant l'une,
rejetant l'autre, modifiant les coordonnées pour finalement arrêter son choix
au nombre des participantes. Rappelant les jeunes femmes, elle les fit aligner
nues devant elle. Elle prit un malin plaisir à les faire patienter un certain
temps, les faisant attendre, gauches et tendues, avant de commencer la distribution
des effets. Elles se saisirent des pièces qu'elle leur assignait avec curiosité
et commençaient à les enfiler en retenant qui leur rire, qui leur gêne. Chacune
reçut sa pièce de vynil, de cuir, ou de dentelle. Venus termina par Sofia, lui
tendant un étrange soutien gorge de métal et un string assorti qui semblait
fait d'une serie de maillons imbriqués les uns aux autres.
Sofia le
prit du bout des doigts et l'observa, dubitative. De tout ce qui avait été
distribué, voilà qu'elle se retrouvait avec la tenue la plus froide et l'une
des moins couvrante. Elle hésita un instant, réfrénant son envie de faire un
caprice, une colère d'enfant déçu. Et se mit en devoir d'enfiler l'étrange
harnachement métallique. C'était peu de chose et pourtant cela pesait assez lourd...
et surtout elle avait du mal à trouver le sens qui convenait pour que les
maillons ne soient ni emmêlés ni superposés. Nue, elle s'agaçait, sans succés,
sur le string et son énervement grandissait au fur et à mesure qu'elle voyait
ses camarades achever de se vêtir et se présenter devant l'intraitable Vénus.
Inge s'était avancée la première dans son long
fuseau noir en latex si moulant qu'il lui faisait comme une seconde peau, La
brune Devi s'aligna à son tour revêtue d'un corset et d'un mini short lacet en
vinyl puis se fut Agathe qui se présenta. Elle portait une longue robe moulante
en cuir fin et au dos nu plongeant qui révelait le sillon de ses fesses. Pour
Elise, Venus avait choisi un corset cancan qui enserrait sa taille, l'amincissant
et la serrant cruellement, et venait mourir dans une débauche de froufrous sur
le bas de ses fesses rebondies. Elle ne portait rien d'autre que ce corset et
rougissait d'avance à l'idée d'être ainsi exposée. Venus se tourna vers Sofia
avec un sourire moqueur.
"On
dirait que vous peinez à vous vêtir... Seriez-vous un peu nerveuse, dites-moi
?"
Sofia releva la tête, les mains toujours aux prises
avec le string qui se refusait à elle. Rougissante et confuse, elle affrontait
le regard qui ne lui avait jamais paru aussi froid et assassin alors que Sarah
terminait d'ajuster la tenue de dentelle qui recouvrait son corps sans rien en
cacher.
Contrôlant
sa nervosité, elle répondit le plus
calmement du monde :
"Je crains, hélas, Madame, qu'il s'agisse
bien plus de maladresse que de nervosité. Je
n'ai jamais vu avant un pareil vêtement, enfin si on peut appeler
"ça" comme cela, et je
n'ai aucune idée de la manière de le mettre."
Et parce que
l'agacement la rendait audacieuse elle ajouta avec un sourire provocateur.
"Mais vous l'avez choisi en tout
état de cause, vous pouvez sans doute m'éclairer" Et elle lui tendit le
string la défiant du regard.
"C'est
comme certaines choses, les chaînes, il faut savoir les laisser couler pour qu'elles se mettent d'elle-memes en
place...Une simple question d'état d'esprit Mademoiselle
Sofia."
Cela fait, elle lui tendit le string, maillons à
présent parfaitement alignés, et dont le sens lui parut évident soudain.
Plusieurs surveillantes s'étaient avancées et les jeunes femmes avaient déjà
prit place sur des fauteuils alors qu'on s'affairait autour d'elles pour les
parer, les coiffer et les rendre telles qu'elles devaient se présenter devant
l'assemblée qui les attendrait ce soir. Sofia enfila le string en grimaçant,
les boucles d'acier s'ajustaient à son corps, appuyant aux endroits propices et
frottant sur ses chairs comme des doigts encore glacés.
"J'ai
choisi cet ensemble, car ce sont des chaînes, et que des chaînes Sofia, vous en portez un bon nombre il me
semble."
Vénus avait
énoncé sa phrase sur un ton anodin comme elle aurait signalé une mèche de
cheveux mal placée. L'effet n'en fut que plus radical. Sofia se redressa,
gifflée par la remarque et, soudain plus pâle, s'immobilisa en fixant Vénus.
Elle osa, tentant de contrôler au mieux son timbre.
"Etes-vous en train de me dire que chaque
tenue est une déclaration publique de ce que
nous sommes ou ai-je droit encore à un traitement spécial ?" Elle se
rendit compte que sa voix trahissait sa colère et se mordit le bas de la lèvre,
baissant brusquement les yeux, un peu honteuse de se laisser emporter par les
émotions à nouveau et si facilement.
"Tout
le monde a droit à un traitement spécial Sofia, c'est le sens même de ces lieux. Chaque personne est unique, chacun
est mis à un régime spécial. II n'existe pas de recettes miracles, de programme commun, il
n'y a pas de méthode, il n'y a que
des êtres humains, faillibles, qui s'élèvent petit a petit. C'est pour cela que vous portez des chaînes, ce sont les chanes de votre éducation,
celles de votre peur, celles que
vous craignez le plus. Ce ne sont pas les chaînes que moi je vous pose, ce sont celles que vous vous êtes
imposées vous-même. "
Venus se retourna vers les chaises où l'on était en
train de procéder au maquillage. "Les
chaines les plus lourdes sont celles que nous tressons nous-même."
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